31/12/2019
Ne te décourage pas : Le succès n’est jamais évident !
Plusieurs d'entre vous ont passé une année difficile et continuent de lutter en cette fin d'année. Vous vous posez des questions et vous demandez si vous devez continuer sur ce projet ou avec cette activité. Cet article est fait pour vous encourager à ne point lâcher : Vous êtes sur le cycle normal.
La société “Blue Ribbon Sports” a été créée en 1962 par Phil Knight.
À l’origine, cette société se contentait d’importer des chaussures Japonaises, les Tigers de la marque Onitsuka, et de les vendre aux Etats-Unis. Knight payait cash les chaussures qu’il importait et était livré, au mieux, quelques mois plus t**d. La gestion de trésorerie de l’entreprise était compliquée et Blue Ribbon Sports s’est retrouvé au bord de la faillite à plusieurs reprises.
Phil Knight retrace cette histoire dans le livre « Shoe Dog ». Il y raconte les nombreux obstacles rencontrés sur son chemin. Il y raconte les 10 ans qui ont séparé la création de Blue Ribbon Sports et son changement de nom en « Nike ».
Aujourd’hui, Nike est une évidence. Son logo est l’un des plus iconiques de l’histoire. Il a créé l’une des marques les plus puissantes du monde.
Le livre nous enseigne une vérité simple : le processus de création est difficile pour tout le monde.
Il met en lumière à quel point la création d’une entreprise est ponctuée d’hésitations, de doute et de bricolage. De « Fake it until you make it ».
Bien loin des histoires d’entrepreneurs à succès au parcours sans fausses notes qu’on nous présente à longueur de temps.
Notre cerveau cherche à rationaliser et à expliquer. Notre cerveau veut comprendre ; il veut identifier les causes et les conséquences logiques.
👉Le succès est toujours une évidence, à postériori.
On admire les personnes qui ont eu du succès. Comme si c’était une volonté du destin. Comme si c’était écrit.
On est victime de leur storytelling et des histoires que nous racontent les médias à leur sujet. On les regarde aujourd’hui, on compare l’image qu’ils renvoient à notre intérieur. Et on se dit que la réussite n’est pas pour nous.
Sauf que personne ne nous raconte les erreurs, les peurs et les obstacles.
Les films sur les entrepreneurs nous montrent très peu les démarrages difficiles et les nombreux moments où ils sont à deux doigts de tout arrêter. Au mieux, quelques minutes y sont consacrées. « The Social Network », le film qui retrace l’ascension de Facebook, en est un bon exemple.
👉Combien se seraient déjà découragés avant ?
Des histoires comme celle de Nike, il en existe des centaines. C’est presque toujours la même chose : toutes sont marquées par la galère, l’insignifiance et le ridicule des débuts.
Pour Idriss Aberkane, chaque révolution passe systématiquement par 3 phases :
- Au début, elle est ridicule.
- Ensuite, parce qu’elle bouscule l’ordre établi, devient dangereuse.
- Enfin, adoptée par tous, elle devient évidente.
👉Les débuts sont forcément chaotiques
On s’imagine faire quelque chose de grand, d’ambitieux. On s’imagine les réactions positives des gens.
Mais on est rapidement rattrapé par la réalité.
On commence par faire les premiers pas. Les débuts sont laborieux. On aimerait aller plus vite.
On essaie des choses, qui ne fonctionnent pas immédiatement. On est jamais réellement satisfait de ce que l’on produit.
👉 À ce moment, le doute s’installe.
On se dit qu’on y arrivera jamais. On se demande alors si ce projet était vraiment une bonne idée ? On se dit qu’on s’est peut-être emballé trop vite. Qu’on aurait dû passer plus de temps à y réfléchir. On ne se sent pas encore assez mature. On se dit que, de toute façon, d’autres le feront beaucoup mieux. Le confort nous rattrape. Il n’y a pas d’innovations sans erreur et prise de risque.
Ce que l’on fait semble n’avoir ni queue ni tête.
Pendant ce temps, les personnes que l’on côtoie ont l’air de j***r d’une situation stable et relativement sûre.
Tous les plus grands créatifs de ce monde sont passé par là. Tous racontent leurs hésitations et les nombreuses fois où ils ont failli tout arrêter.
Mais l’une des choses qui a fait leur succès, est justement leur persévérance dans la difficulté.
👉 Le secret c'est de commencer : Le cas de Burbn devenu INSTAGRAM
On a trop souvent tendance à attendre d’avoir La bonne idée avant de se lancer vraiment. Mais les bonnes idées viennent en chemin, et sont les fruits d’expériences répétées.
L’idée initiale des fondateurs d’Instagram n’était pas de faire un réseau social de partage de photos, mais une application de géolocalisation. S’ils ne s’étaient pas lancés, ils n’auraient jamais eu l’idée de pivoter leur idée initiale vers du partage de photos.
L’inspiration n’a pas de propriété divine, réservée uniquement à certains privilégiés. L’inspiration vient uniquement à ceux qui font des choses, aussi ridicules et minimes sont-elles.
L’inspiration vient à ceux qui ont compris que pour devenir, un jour, un bon artiste, il fallait d’abord accepter d’en être un mauvais.
Cette histoire montre pourquoi il est important de ne pas trop théoriser les choses au départ et de ne pas faire de plan sur la comète. De simplement suivre ses intuitions du moment. De commencer par faire les choses de manière innocente, sans chercher à pouvoir en vivre ou gagner de l’argent. Parce qu’on ne sait jamais combien de temps, il faudra pour que la course commence à s’inverser.
Le processus est difficile et solitaire, si l’on ne fait pas ce qu’on aime et ce qu’on ferait naturellement, on se décourage vite.
Quand Phil Knight a créé Nike, il n’avait pas de vision grandiose et n’ambitionnait pas de créer l’une des marques les plus fortes du monde. Il aimait simplement la course à pied et était à la recherche des meilleures chaussures. Et c’est ce qui lui a permis de surmonter les obstacles rencontrés et surmonter le fait de galérer pendant près de 10 ans avant de rencontrer un début de succès.
👉 UN AUTRE EXEMPLE : L'histoire de Brandon
En matière d’art à l’ère d’Internet, un des exemples que j’affectionne particulièrement est celui de “Humans of New York”.
Brandon Stanton était trader dans la ville de Chicago. Il a quitté son job pour venir à New York avec un objectif : trouver quelque chose qui lui permettrait de gagner suffisamment d’argent pour faire ce qu’il aime. Le métier de trader lui permettait de bien gagner sa vie, mais il n’était pas heureux. L’artiste en lui n’était pas épanoui. Il ne rêvait pas de gloire ou de fortune, il voulait simplement vivre de ses passions. Et l’une d’entre elles, était la photo.
Il s’est alors engagé vis-à-vis de lui-même à prendre une photo par jour de personnes intéressantes. Et de poster ces photos sur Internet.
Brandon fait de l’art. Il ne sait pas forcément où il va. Il partage simplement des histoires et des idées inspirantes. Il connecte les êtres humains entre eux. Il se rend vulnérable en faisant les choses de manière différente.
Il s’était fixé l’objectif de prendre 10 000 photos. Il se disait qu’à la fin, il pourrait réussir à en vivre en revendant les portraits.
« Je me suis fixé un objectif énorme (10 000 photos) pour me forcer à travailler tous les jours. » Brandon Stanton
Sans s’en rendre compte, Brandon a lancé un véritable mouvement. « Humans of New York » a aujourd’hui 19 millions de like sur Facebook. Il en a écrit un livre. Et son travail est adapté en série TV par Facebook.
Pour ma part, j’ai commencé à écrire des articles il y pratiquement 2 ans, sans prétention ni ambition particulière. Aujourd’hui, cela me conduit à écrire un livre. Et qui sait où cela me mènera ?
Alors, les difficultés et la galère que vous traversez sont le chemin de tout entrepreneur à succès ! L'important c'est d'oser commencer avec le minimum.
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Par Valentin D.