03/06/2020
Procès 100 jours: suspension du procès, reprise demain
03.06.2020,
Après 9h d'audience sans pause, le juge président a décidé de suspendre l'audience, "question aussi de permettre à la RTNC de recharger les batteries", lui avait auparavant demandé, le procureur général de la république.
Au cours de cette 3ème journée d'audience, rallongée par la lecture de tous les procès-verbaux des audiences précédentes, suite au décès du juge Raphael Yanyi, le nouveau juge a changé la méthodologie de travail, pour œuvrer désormais "incrimination par incrimination, les faits reprochés seront instruits les uns après les autres".
Les accusés ne seront plus entendus pêle-mêle.mais sur la base de ce qu'on leur reproche.
Vital Kamerhe a l'offensive
Bien que dans le banc des accusés, le principal accusé de ce procès à posé quelque fois, au grand dam du tribunal, des questions au procureur et au ministère public sur la véracité de ce qu'on lui reproche et qui le retient aussi longtemps en prison.
Le directeur de cabinet du chef de l'état a ainsi aussi fait face aux témoins, dont Justin Bitakwira, "l'ancien chef de mon groupe parlementaire à l'assemblée nationale", témoin dans le dossier de la construction des maisons en sa qualité d'ancien ministre du développement rural.
Alors que la république a signé contrat avec la société SAMIBO, Justin Bitakwira a rappelé que ce qui a été concrétisé n'est pas ce qu'il avait conclu en son temps.
Des propos confirmés par le secrétaire général Georges Kochi du ministère mais aussi par le directeur général de la direction général du controle des passations de marchés.
Michel Ngongo Salumu a, avant de prendre la parole devant le tribunal, affirmé avoir fait l’objet "de menaces de mort de la part d’un des prévenus pour témoigner en sa faveur", sans préciser de qui il s'agit.
Le tribunal lui a recommandé de porter plainte
Madame Kamerhe à la barre
Avant la suspension de la séance, le juge président a fait réinscrire les témoins pour l'audience de jeudi.