Ciné Axel

Ciné Axel Toutes les semaines on découvre un film ensemble ! Viens, ça va être bien :)

27/10/2025

Ce week-end, j'ai vu au cinéma L'homme qui rétrécit de Jan Kounen, où Jean Dujardin se trouve confronté à un problème de taille ... Globalement, je suis conquis, même si y'a deux ou trois trucs qui m'embêtent quand même ...

Les +
- Un Dujardin en pleine forme et 100% investi
- Effets spéciaux et décors au top
- Un message métaphorique assez interessant sur la fragilité de l'existence
- Le parti pris de ne pas essayer vainement d'expliquer l'inexplicable

Les -
- Une mise en place BEAUCOUP trop longue selon moi, le film dure 1h40, le moment où on entre dans le vif du sujet (le héros est coincé dans sa cave avec une grosse araignée alors qu'il fait 5cm) arrive au bout d'une heure de film ...
- Conséquence du point précédent (peut-être ?) la fin très ouverte vient clôturer le film abruptement alors qu'on a l'impression que l'aventure n'est pas terminée
- Enfin, saupoudrer un sous-propos cérébral sur un concept apparemment un peu debile, c'est souvent une bonne idée, d'autant que le film original de 1957 dont est inspiré celui-ci a également sa part de fatalisme, mais cela finit par se faire au prix du fun.

Ici Kounen se sert du rétrécissement fantastique de son personnage comme d'une métaphore d'une réalité bien plus cruelle, celle de notre disparition prochaine à tous. Alors certes, c'est une réalité, mais ai-je envie de me la faire opposer quand je vais au ciné avec ma mère voir le Belmondo moderne mettre des patates de forain à une grosse araignée ? Personnellement, non.

Bon film à tous !

Tout producteur qui se respecte rêve de sortir SON blockbuster de l'été bien lucratif ... Mais parfois, le popcorn a un ...
03/08/2025

Tout producteur qui se respecte rêve de sortir SON blockbuster de l'été bien lucratif ... Mais parfois, le popcorn a un goût amer. Retour sur quelques-uns de ces mastodontes d'Hollywood qui se sont pris une tôle...

Notre article ici : https://urlr.me/EKVwnP

09/07/2025

Quand Jurassic World :Rebirth me propose Gareth Edwards et Scarlett contre des dinos mutants, j'en fais une affaire personnelle, et tant mieux !

Les + :

- Le scénario est très très con. Il faut rassembler l'ADN des plus gros dinosaures terrestre, volant et marin pour guérir le cancer... Mais j'apprécie que la saga s'assume comme une "simple" série B de luxe (il y a des goélands-Raptors et un King-Kong-Rex aussi...).
- On a abandonné le fan service moribond pour de nouveaux personnages. Alors certes ils sont tous archi clichés (vous saurez qui va se faire bouffer au bout de 10 minutes de film) mais ça met du sang neuf.
- Les images numériques sont très belles et tout paraît "palpable", une vraie réussite !
- La première partie du film est un bel hommage aux Dents de la mer, et c'est l'aventure !
- Tout le monde est content d'être là, notamment Rupert Friend, qui nous fait un méchant jamesbondien (pourquoi risquer sa vie alors qu'ils paye une fortune des mercenaires pour gérer l'expédition ? "Ta gu**le, c'est magique ...")

Les - :

- La deuxième partie sur l'île est beaucoup moins inventive et répète un schéma qu'on connaît par cœur...
- Le scénario intègre encore une fois la "famille dysfonctionnelle" avec l'ado rebelle et la petite dernière qui est une cible sur pattes. Ces personnages ne servent à rien à part remplir la condition "il faut des gosses qui braillent pendant qu'ils se font courser par un T-Rex"...
- Si tous les personnages agissent de façon rationnelle, alors le film de monstre n'existe plus, mais il y a un juste milieu à trouver. Parfois on se demande si les personnages ne souffrent pas de handicap tant leur instinct de préservation est nul. Ça sent la fainéantise scénaristique, un écueil de plus en plus redondant (dans les derniers films Alien notamment) et personnellement, ça me gâche un peu le plaisir ...

Voilà ! Pour moi il y a clairement du plaisir à prendre, et même si c'est pas parfait, ça reste de loin mon préféré des Jurassic World.

02/07/2025

J'ai regardé hier Ballerina, un spin off dans l'univers violent de la super saga John Wick, avec la belle et talentueuse Ana de Armas en apprentie tueuse à gages. Alors que le film était très mal parti, Chad Stahelski (réalisateur des John Wick) et Keanu Reeves sont montés au créneau pour sauver les meubles. Mon verdict (sans rentrer dans les détails) c'est très chouette !

Les + :
- Chouette casting (Gabriel Byrne en grand méchant, Norman Reedus qui passe faire coucou ... Ça fait plaisir !)
- Enrichissement du lore (ce qu'il y a de mieux dans cette saga après l'action) avec notamment l'école de ballet qui forme les tueurs, un nouveau continental, un nouvel armurier et un village très spécial
- Des mises à mort assez fun, gores et inventives (notamment avec les grenades)
- Un univers et des personnages qu'on est heureux de retrouver, notamment John (je vous spoile rien, il est partout sur les affiches 😅)

Les - (minimes) :
- Beaucoup de TRÈS heureux hasards qui font avancer la quête de l'héroine (certes la saga n'a jamais eue l'ambition d'être réaliste, mais ça justifie pas une telle paresse)
- Etant un fanboy, je trouve qu'il y a une PETITE trahison du personnage de John dans sa mansuétude envers l'héroïne (qui n'est personne pour lui) John Wick t'épargne une fois, pas six ...
- Même si c'est une excellente série B et que je pense que Chad Stahelski a fait un gros travail pour relever le niveau, le film souffre tout de même de la comparaison avec les épisodes canons, mais bon, est-ce que ce n'est pas l'objet de tous ces spinoff finalement ? Nous proposer "Pareil mais en moins bien" ? Vous avez trois heures ...

22/04/2025

Noël 1183, Henri II d'Angleterre convoque sa femme Aliénor, ses fils et son rival, le roi de France, au château de Chinon où il réside avec sa maitresse. Tout le monde se ramène pour comploter.

Disons le tout de suite, George R. Martin (Game of Thrones) a BEAUCOUP aimé Le lion en hiver : époux qui se haïssent jusqu'à l'amour (ou le contraire), intrigues de couloirs, luttes fratricides, coucheries et attirances inavouables, jeunesse sacrifiée, joutes verbales perfides et à peu près 257891 trahisons... Franchement, il manque plus que les dragons et un chouïa de nudité gratuite.

L'auteur admet d'ailleurs bien volontiers son inspiration, et c'est assez ludique de deviner quels sont les personnages qui ont inspiré les siens, avec tout de même Peter O'Toole en Robert Baratheon et Katharine Hepburn en Cersei Lannister (excusez du peu)…

Du coup c'est super bien ! Et bien … Pas tant que ça pour ma part. Le film a des qualités indéniables mais finit par tourner un peu en rond. On comprend rapidement que les membres de cette "famille" sont insauvables, et on finit par se lasser de leurs trahisons/réconciliations en attendant un affrontement final qui n'arrivera jamais vraiment.

Reste un casting DEMENTIEL (si vous voulez voir Timothy Dalton et Anthony Hopkins en p'tits jeunots, c'est par ici que ça se passe) et ce cachet inimitable des grosses productions de l'époque...

13/04/2025

Dans les années 90 jusqu'au début des années 2000, le "film de procès" avait le vent en poupe (Hurricane Carter, Peur Primale, Des hommes d'honneur...), si vous pouviez en plus ajouter un soupçon de patriotisme larmoyant à l'édifice, c'était bien parti pour devenir un hit sur le sol américain, L'enfer du devoir (2000) est de ce tonneau.

Le colonel Childers (Samuel Lee Jackson) est accusé d'avoir massacré gratuitement des civils yéménites et fait appel au colonel Hodges (Tommy Lee Jones) pour prendre sa défense.

Ce qui m'a tenté dans ce film, c'est son duo d'acteurs et son réalisateur, William Friedkin (L'exorciste, Sorcerer, French Connection). Le film a été taxé à sa sortie d'œuvre "la plus raciste envers les arabes produite par Hollywood", c'est sans doute un peu exagéré, mais on ne doute tout de même pas que George Bush Jr a dû adorer à l'époque (à la veille des attaques du 11/09).

Il faut dire que Friedkin démarque bien les "méchants" (les terroristes et ceux qui les protègent) des "gentils" (l'honnête soldat américain).

Alors est-ce que c'est nul ? Non ! Le trio Jackson/Jones/Friedkin fait son taf, c'est divertissant et on s'amuse à suivre l'évolution de l'enquête, même si on se doute très tôt de sa conclusion.

On peut apprécier cette œuvre si on la prend pour ce qu'elle est, un film partial et balourd dans ses propos, ce qui est un excellent moyen de travailler son esprit critique. À ne pas mettre entre toutes les mains donc.

29/01/2025

L’annonce de la sélection des Oscars 2025 m’a donné envie de revenir sur Conclave, qui est une de mes plus belles surprises de 2024 !
On s’étonne d’ailleurs que l’allemand Edward Berger, qui nous avait déjà régalé en 2022 avec A l’ouest rien de nouveau ne soit pas nommé pour la meilleure réalisation (tout comme Denis Villeneuve d’ailleurs), à l’image du Très Haut, les desseins de l’académie sont impénétrables.
On se réjouit tout de même de la nomination pour le meilleur acteur de l’excellent Ralph Fiennes qui n’est jamais passé aussi près de la statuette depuis son loupé en 1993 avec La liste de Schindler, pourtant l’une de ses meilleures prestations.

Il campe ici le personnage tout en nuance et en subtilité d’un homme de foi profondément intègre, endeuillé par le décès de son mentor et ami (le pape) et en charge de gérer l’élection de son successeur, alors qu’il est confronté au pragmatisme calculateur de ses collègues.

Une des forces du film, au-delà de sa beauté visuelle évidente, réside d’ailleurs dans l’idée de mettre le clergé au sein d’une intrigue se rapprochant du thriller politique. Un traitement qu’on n’a que peu souvent l’occasion de voir au cinéma (mais qu’on rencontre déjà dans la série The young pope en 2016).

Ajoutez à cela un casting de haute volée pour les seconds rôles, Stanley Tucci, John Lithgow, Isabella Rossellini (également nommée) et vous commencerez à apercevoir les contours d’un film aussi passionnant qu’émouvant, qu’il serait vraiment dommage de laisser passer !

Fingers crossed for you Ralph!

21/01/2025

Il y a peu, Bertrand Blier révélait à Konbini qu’il pompait dans l’œuvre de David Lynch pour ses projets. Il lui aura même piqué sa dernière idée puisqu’il l’a aujourd’hui suivi dans la tombe, à cinq jours d’intervalle…

Peu connaisseur de son oeuvre, j’ai décidé de regarder Calmos (1976) avec Jean-Pierre Marielle et Jean Rochefort.

Le film s’ouvre dans le cabinet de gynécologie de Marielle, celui-ci déguste une tartine de pâté tandis qu’il observe avec mépris la vulve de sa patiente (en archi-méga gros plan), qui attend qu’il daigne terminer son casse-dalle pour l’ausculter.

Là-dessus, Marielle s’en va et, après avoir insulté une passante, fraternise avec Jean Rochefort. Mutuellement convaincus que les femmes sont à l’origine de tous leurs soucis, ils décident d’aller vivre ensemble à la campagne.

Que leur reprochent-ils exactement aux femmes ? Ce ne sera jamais vraiment clairement explicité, si ce n’est qu’elles réclament trop d’attention, et que leur appétit sexuel est un fardeau pour les hommes (lol).

Vous l’aurez compris, je ne suis pas 100% convaincu par ce film. Je ne le condamne pas non plus. Ça faisait beaucoup rire à l’époque, ça fait moins rire maintenant, ainsi va la vie. Mais des sourires sincères, j’en ai tout de même eu, tant la complicité de cette bande de copains talentueux est évidente et leurs rires authentiques, quand Marielle déclame des saillies misogynes tandis qu’ils se gavent de gros rouge et de saucisson à l’ail.

Finalement ce que je préfère avec le cinéma de Blier, c’est le picorer sur YouTube, et me régaler des punchlines de ses personnages. A l’image de cette scène magique où un Jean Dujardin alcoolique fait le détail de sa consommation de vin à son médecin dans Le bruit des glaçons (2010).

Avec le départ de Bertrand, une époque du cinéma français se termine, une nouvelle commence, et c’est pas plus mal, le principal intéressé n’ayant jamais fait de mystère comme quoi les mondanités qui s’éternisent, ça l’emmerde …

Repose en paix, vieille canaille !

19/01/2025

C'est dimanche ! Et dimanche il n'y a rien de meilleur qu'une bonne série B bien généreuse avec une pizza avant de retourner au bureau !

Du coup voici quelques raisons pour regarder Shadow in the cloud (2020) de Roseanne Liang.

On y suit Chloe Grace Moretz en fâcheuse posture dans un bombardier américain en pleine seconde guerre mondiale.

- Le film vous réserve de nombreuses surprises ! Personnellement j'ai été surpris plus d'une fois par les tournants de l'histoire. Je vous déconseille d'ailleurs de regarder la bande annonce, qui risquerait de vous gâcher la découverte.

- 10 millions de dollars, sur le compte en banque, ça fait plaisir ! Mais pour réaliser un film d'aventure / action, c'est vraiment pas beaucoup. Liang met chaque centime à l'écran et au final, si le résultat n'est pas parfait, il n'a rien à envier à certaines productions Marvel qui ont pourtant coûté 40 fois plus cher.

- Mais ce qui m'a le plus plu c'est que Moretz nous offre une héroïne BADASS comme on n'en voit pas assez ! La star, c'est elle, et le reste du casting 100% masculin ne fait ici que de la figuration. Je suis convaincu (comme beaucoup) que le cinéma de 2024 devrait laisser une part plus importante aux femmes, mais alors faisons le franchement. On veut voir des vraies héroïnes comme celle-ci, avec son propre background, ses forces et ses faiblesses. C'est tellement mieux que la fausse bonne idée de mauvaise foi qui consiste à recycler des personnages masculins (James Bond, d'Artagnan ...) soi disant pour rendre hommage aux femmes, mais surtout par paresse intellectuelle. Sarah Connor, Hellen Ripley ou Lara Croft n'ont pas besoin de recyclage, elles se suffisent à elles-même, et ça me fait toujours plaisir quand des cinéastes essayent courageusement de suivre cette voie. Les petites filles du monde entier comptent sur eux.

Bon week-end et bon film :)

16/01/2025

Je n'ai jamais été fan du travail de David Lynch. S'en était même devenu une plaisanterie.

Entendons nous bien, je ne remet aucunement en question la valeur artistique de ses œuvres, mais son approche radicale du whathef**kesque me fatigue ou me laisse de marbre.

Ce n'est pas fait pour moi, tout simplement. Et ça ne devrait jamais être un problème. Vous avez tout à fait le droit de dire que les films de Kubrick sont chiants et que ceux du Splendid ne sont pas drôles. Même si votre opinion est impopulaire, il apporte tout de même sa pierre à l'édifice, et c'est comme ça qu'on avance.

Pour en revenir à moi, mon film préféré de David Lynch est donc logiquement celui qui est le plus éloigné de son style, Elephant Man, sorti en 1980.

Dans ce film historique en noir et blanc, on suit l'histoire vraie du jeune anglais John Merrick (John Hurt) au XIXème siècle. Atteint d'une maladie génétique grave, John est horriblement mutilé, et est contraint de se produire comme animal de foire pour subsister. Son destin croise finalement celui d'un jeune médecin (Anthony Hopkins au sommet de son sex-appeal) qui va le prendre sous son aile et l'aider à reprendre sa dignité.

Mais comment présenter "la bête" aux spectateurs ? L'incroyable maquillage réalisé par Christopher Tucker se suffit à lui-même, rien de honteux à présenter le personnage tel quel. Mais Lynch fait un autre choix, plutôt que de montrer Merrick, il prend le parti de filmer le visage du médecin qui le découvre lui. Et là, la magie opère, un instant de pure émotion.

En quelques secondes, on peut lire avec une extrême justesse l'effroi, l'horreur, puis les larmes de la compassion sur le visage d'Hopkins. En un plan, Lynch a résumé l'objet de tout son film : John a souffert plus qu'aucun être humain ne le devrait, et il est temps que cela cesse.

Ce plan, d'un réalisateur que je n'apprécie pourtant pas beaucoup, ne me quittera jamais et c'est la leçon que je retiendrait de M. Lynch, quand on laisse sa chance à la curiosité on peut trouver de l'émerveillement partout.

Reposez en paix David

11/01/2025

35 ans après leur création par le génial Nick Park et 20 ans après Le mystère du Lapin-Garou, Wallace et Gromit, le duo le plus british du cinéma est de retour sur Netflix avec La palme de la vengeance !

On ne va pas faire durer le suspens, c'est toujours le même régal ! L'humour est percutant (quel que soit votre âge, ça marche), l'animation en pâte à modeler est toujours sublime et le capital sympathie des personnages n'a pas pris une ride ...

Volontairement avare en paroles, c'est le génie des gags visuels et les expressions hilarantes des personnages qui fait tout le sel de cette saga.

Ce nouvel épisode des aventures de nos héros marque le retour du génie du mal Feathers McGraw (un pingouin mutique et inquiétant) après 32 années d'absence.

Seule ombre au tableau, pour un film d'une telle qualité, on aurait aimé une sortie au cinéma (tout comme pour Chicken Run : La menace nuggets, avec des personnages du même auteur), mais ce n'est pas ça qui gâchera notre plaisir :)

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