20/01/2026
Cinéma des Balkans vous souhaite une belle année 2026 avec une première découverte cinématographique qui porte sur le Kosovo. Ce premier film kosovar est sorti en 2005 (avant les années 2000’ le Kosovo faisait partie de la Yougoslavie). KUKUMI est un chef d’œuvre de Gani Mehmetaj, qui traite de l’indépendance kosovare dès par ses moyens de production (Kosovafilms) mais aussi par le récit d’indépendance : l’arrivée NATO , l’intervention américaine et chinoise et la volonté d’indépendance.
INFLUENCES :
- On en arrive au point où l’in peut dire que la plupart des pays Balkaniques commencent à créer avec un film dédié sur l’indépendance. Au fait, Kosovo est uni nomination donnée par les serbes, dans leur volonté de faire appartenir cette terre à l’histoire serbe. Mais les kosovars parlent albanais, et dans cette langue locale, on appelle Dardanie la terre kosovare. La mixité des drapeau démontre la grande instabilité du pays, renforcée par le point de vue des personnes instables.
- En effet, le triangle amoureux (Mara, Kukumi et Hasan) sont trois personnages d’habilité réduite, qui vivent les événements historiques à la fin des années 1990.
Que de mieux qu’un personnage plus retardé que le spectateur pour faire voir les enjeux politiques de la période mise en scène? C’est certifié par Forrest Gump.
- Mara, fille albanaise aux cheveux courts, muette tout au long du film, raison des conflits et de la haine, nous fait penser à notre belle Zamira (Before the rain, film macédonien analysé un peu plus bas). L’esthétique des champs et la fin tragique font également écho à ce chef d’œuvre de Milcho Manchevski.
ESTHÉTIQUE DE DÉSORIENTATION
Le conflit kosovar est à la fois international et national : le NATO, les serbes, la Chine, veulent imposer leur pouvoir à ce peuple, et ce peuple ne veut pas s’unir avec les « indésirables » pour manifester pour leur nation. Kukumi reste en dehors des conflits et joue sa flûte, instrument de séduction, elle lui a sauvé la vie à plusieurs reprises.
Ces trois personnages sont désorientés en permanence, ils bifurque entre l’asile et la maison de leurs proches, au point de se sépare vers des horizons opposés. Bravo