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Crtiique de film : LIVESTREAM FROM HELLDe : David JanoffAnnée : 2026Genre : Found Footage/Comédie/Home InvasionPays : Ét...
10/11/2026

Crtiique de film : LIVESTREAM FROM HELL
De : David Janoff
Année : 2026
Genre : Found Footage/Comédie/Home Invasion
Pays : États-Unis

Ne cherchez plus le PIRE film de l'année, je l'ai trouvé ! Et niveau purge, le level est très haut.
Ce n'est pas un nanar, car par définition un nanar est tellement ringard et fauché qu'il en devient attachant. Là, on a du budget, j'en veux pour preuve la floppée de guests et le défilé de people venus gratter un cachet.
Pas un nanar donc, mais plutôt un gros foutage de gu**le, qui se prend pour un film méta, un genre de croisement inter-générationnel et multi-support (cinéma vs internet), qui au final n'est rien d'autre qu'un immense crachat à la gu**le du 7e art.

Filmé en found footage à la façon d'un stream, nous suivons l'acteur Kévin Hart qui invite dans sa luxueuse maison hollywoodienne, deux youtubers reconnus et appréciés du jeune public, dans un but bien simple mais clairement mercantile, retrouver de la notoriété.
Déjà rien que ça, il y a de quoi nous refroidir, et encore s'il y avait une réflexion derrière tout ça, on aurait certainement pu creuser quelque chose d'intéressant, mais non.
Bon et le fantastique dans tout ça ? Ben l'idée c'est que des évènements étranges se produisent et fassent dégénérer le stream au cauchemar, avec morts accidentelles, antagoniste mystérieux, décisions illogiques et tout l'attirail d'un film d'horreur.

Mais ne vous enflammez pas, car c'est vraiment très nul, et ce, du début à la fin.
Rien qu'au niveau de la réalisation, c'est la catastrophe, les gros moyens sont employés pour au final filmer avec les pieds. C'est moche, très mal mis en scène, d'une incohérence totale.
Le jeu des acteurs n'en parlons pas, les guests qui ne sont pas comédiens surjouent, et les acteurs de métier sont juste mauvais.
Côté scénario, c'est du grand n'importe quoi, sur 1h17 de film seulement, et croyez-moi ca semble durer une éternité, les 45 putains de premières minutes sont une éloge au vide, où il ne se passe strictement rien.
Les invités défilent un à un dans la maison pour apporter leur contribution au fameux stream dont on a déjà oublié au bout de 5 minutes le but et l'intérêt. Les deux gros débiles profonds qui incarnent les streamers, sorte de MacFly et Carlito d'outre Atlantique, enchaînent les bourdes et les vannes de mauvais goût.
Non seulement il n'y a aucun suspens, puisqu'aucune narration quasiment jusqu'à l'évênement déclencheur, mais en plus c'est pas drôle.

On passe les deux tiers du film à lever les yeux au ciel devant tant de bêtise, avant que l'intrigue arrive enfin et soit torchée en à peine trente minutes, que c'est navrant de nullité !
Pas grand chose à retenir donc de ce LIVESTREAM FROM HELL, où le véritable enfer consiste à tenir jusqu'au générique de fin.
Aucune créativité, réalisation vraiment brouillone et bâclée pour un budget aussi consequent, zéro pointé pour la totalité du casting, scénario claqué au sol.
Pour la globalité de son œuvre le réalisateur et toute l'équipe du film mérite de tomber à jamais dans l'oubli. Ce qui est un comble pour un film qui à la base était censé évoquer le rapport des célébrités à la notoriété et à la recherche de reconnaissance.

D'ordinaire je ne mets jamais de note aussi basse à un film, car mon but est d'encourager les gens à les regarder, et même quand ça ne me plaît vraiment pas, j'essaye toujours d'en tirer le positif. Bien sûr, parfois il m'arrive de savoir reconnaître le travail et l'accomplissement derrière une œuvre même si je ne suis pas forcément réceptif au contenu, ni en accord avec le message véhiculé.
Mais là, force est de constater qu'après plusieurs jours de visionnage, je n'arrive pas à en tirer la moindre chose intéressante.
Je suis ressorti en colère comme jamais d'avoir perdu une heure et quart, heureusement qu'il ne dure pas plus longtemps, ce film est une insulte, on appelle ça de l'anti-cinéma, je crois. FUYEZ !

Ma note : 1/10

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Critique de film : TEENAGE S*X & DEATH AT CAMP MIASMADe : Jane SchoenbrunAnnée : 2026Genre : Slasher/Comédie/ÉrotiquePay...
10/08/2026

Critique de film : TEENAGE S*X & DEATH AT CAMP MIASMA
De : Jane Schoenbrun
Année : 2026
Genre : Slasher/Comédie/Érotique
Pays : États-Unis

Certains réalisateurs utilisent le genre de l’horreur et du fantastique au sens large comme métaphore pour faire passer leur message. C’est le cas de Jane Schoenbrun, qui 2 ans à peine après son très remarqué I SAW THE TV GLOW, nous propose cette fois-ci une parodie de slasher typique des années 80, pour traiter de l’identité de genre, et de la sexualité plus généralement.
Amateurs d’elevated horror estampillée A24, vous êtes ici au bon endroit, puisque pour son quatrième long métrage intitulé TEENAGE S*X & DEATH AT CAMP MIASMA (le 2nd que je vois pour ma part), elle met les pieds dans le plat d’un genre longtemps qualifié de misogyne, pour le desconstruire et s’en servir d’allégorie de l’amour lesbien.

Avant de bêtement foncer voir TEENAGE S*X & DEATH... comme si vous vous attendiez à voir un slasher conventionnel, je vous conseille de vous renseigner sur les travaux de sa réalisatrice.
Son précedent film, I SAW THE TV GLOW, questionnait énormément sur l’identité de genre, au travers un drame fantastique sur "ce que nous pourrions devenir en renonçant à nos rêves et à notre vraie nature". En soit la fin du film était assez déroutante, même si j'avais trouvé le contenu du film longuet, malgré une esthétique visuelle somptueuse. Les interminables monologues m’avaient un peu sorti du film, et bien que j'ai essayé de me convaincre de le trouver très bon, je n’ai jamais réussi à accrocher, malgré les avis positifs.

Pour son nouveau film, lui aussi hypé par un accueil critique chaleureux, notamment auprès de la communauté q***r à laquelle s’identifie sa créatrice, j’ai tenté de mettre mes aprioris de côté.
Dans CAMP MIASMA (ouais j’abrège désolé), nous suivons une jeune réalisatrice émergeante chargée de redonner un souffle nouveau à une franchise de slasher, "Camp Miasma", tombée dans l’oubli, de par ses suites nanardesques.
Pour mener à bien sa mission cinématographique, elle décide de partir à la rencontre de l’iconique actrice principale du premier volet, qui a mis un terme à sa carrière subitement après ce premier rôle, et vit désormais recluse sur les lieux de tournage du film originel.
Et à mon grand désarroi, comme pour I SAW THE TV GLOW, je suis resté sur la touche, tant le film se veut trop verbeux et pompeux pour au final ne pas raconter grand chose d’intéressant.

Visuellement le film est superbe, l’esthétique somptueuse avec une photographie vaporeuse rappelle un cauchemar fiévreux, éthéré, à mi-chemin entre le BEAU IS AFRAID d’Ari Aster et le psychédélisme d’un Gaspar Noé. Pour le coup, la réalisatrice possède un vrai savoir-faire, une patte singulière, très reconnaissable.
Mais le problème c’est que le papier cadeau est plus chouette que son contenu.
Un peu moins de deux heures de film pour raconter une histoire certes intéressante, mais qui aurait pu tenir en un court-métrage de 20 minutes. Et bien que je ne me sois pas surpris à bailler, j’ai vraiment eu du mal à m’immerger totalement dans le film.

Pourtant le scénario n’est pas dénué d’intérêt, Schoenbrun s’amuse avec habileté à deconstruire les codes du slasher, pour en faire une allégorie sur la perte de virginité, le nom du boogeyman "Little Death" n’est à ce propos pas anodin.
Toute la partie finale est d’ailleurs une amusante parodie assumée, sans divulgâcher tout le propos du film, l’héroïne s’embarque dans une aventure méta personnelle qui n’a plus rien à voir avec ses intentions initiales.
Et le côté divertissant fonctionne, dès le début et les premières effusions de sang exagérées on sait qu’on doit aborder le film du point de vue de la dérision.

Le gros problème c’est que CAMP MIASMA se la joue trop prétentieux et hautain pour parvenir à toucher son public.
L’elevated horror utilisée comme une métaphore je veux bien, mais la distance mise dans l’écriture des personnages est trop importante pour qu’on se sente impliqué à fond dans le truc. La différence avec I SAW THE TV GLOW, c’est que là j’étais averti avant de regarder CAMP MIASMA, donc j’ai pu facilement trouver des repères pour m’accrocher à la narration, mais tout de même, j’ai encore une fois eu du mal à me sentir concerné.
Peut être celui-ci est-il aussi plus accessible que son prédécesseur et se traîne moins en longueur, il n’empêche que c’est beaucoup de blabla trop consistant pour si peu.

TEENAGE S*X & DEATH AT CAMP MIASMA, est donc pour conclure, un film méta sur la sexualité et l’identité qui parodie allègrement le sous-genre horrifique du slasher, pour le déconstruire et en faire son terrain de jeu.
Malheureusement, avec ce genre de film où leurs créateur.ices utilisent l’horreur comme allégorie pour exorciser un trauma ou bien régler leurs compte avec la société, c’est qu’ils se veulent un peu trop prétentieux quitte à laisser une bonne partie du public sur le carreaux.
Comme pour son précédent film, je suis resté assez hermétique et peu concerné par le message de Jane Schoebrun, mais cet avis n’engage que moi. Je dois quand même reconnaître les qualités indéniables de mise en scène et l’esthétisme soigné du film, qui font de sa réalisatrice une référence en la matière.
Je le redis, avant de regarder ce film, renseignez-vous sur la cinéaste derrière cette œuvre pour ne pas vous retrouver paumés.

Ma note : 5/10

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Critique de film : KRAKENDe : Mohamed Chabane & Théo Jourdain-RhodesAnnée : 2026Genre : SlasherPays : FranceAprès le KRA...
10/05/2026

Critique de film : KRAKEN
De : Mohamed Chabane & Théo Jourdain-Rhodes
Année : 2026
Genre : Slasher
Pays : France

Après le KRAKEN version norvégienne dont je vous ai parlé il y a quelques semaines, voici un autre film du même nom, cette fois-ci Made In France, par un duo de jeunes réalisateurs qui signent ici leur premier long métrage.
Et si son homonyme scandinave faisait bel et bien référence à la créature mythique des légendes nordiques, rien à voir dans cette version française.
Le titre du film, KRAKEN, doit son nom au graffiti du monstre tentaculaire tagué sur les barrières de sécurité du lieu où va se dérouler l’action, la "tour Kraken".
Pas de film de monstre en vue donc, mais un slasher citadin bien violent.

L’action se déroule donc dans une cité HLM typique de la banlieue française, quand un petit groupe de jeunes se voit contraint de pénétrer dans une tour d’immeuble à l’abandon.
Certains le savent, ce lieu délabré cache une dangereuse menace qui tient la population éloignée, mais ils vont tout de même se jeter dans la gu**le du loup.
C’est pas mal vendu sur le papier, le synopsis et la bande annonce ne divulguent pas trop d’informations sur le type de contenu à quoi s’attendre, ni sur l’origine de la menace. De quoi installer très vite une tension qui fonctionne plutôt bien.

Le film d’horreur français en milieu urbain commence maintenant à devenir un genre à part entière, puisque les possibilités de situer le récit dans un lieu clos, sous fond de tension communautaire, dans un quartier défavorisé, sont de plus en plus exploitées. On l’a vu très récemment avec le succès de VERMINES, mais on peut remonter à plus loin avec les zombies de LA HORDE, ou encore avec le sympathique LA GRAVITÉ, et même LA TOUR de Guillaume Nicloux, au concept très cool, mais hélas plombé par sa distribution et le jeu des acteurs.
KRAKEN, s’inscrit dans la droite lignée de ce genre d’épouvante "de banlieue", puisque la quasi intégralité du film se déroule dans une tour désaffectée, qui va devenir le terrain de jeu d’un slasher sanglant et ultra-violent, avec en toile de fond des enjeux sociaux, et bien évidement l’opposition entre les jeunes et la police.

Mais s’il ne s’attarde que très peu sur les questions sociétales qui unissent ou divisent les différents protagonistes, c’est pour se concentrer d’avantage sur le spectacle horrifique, et le moins qu’on puisse dire, c’est que le film tient ses promesses.
Le rythme soutenu, sans pour autant basculer dans l’actioner survitaminé, fait la part belle aux scènes d’affrontements et de baston, tout en gardant l’effet horrifique recherché, grâce à une mise en scène qui met le paquet sur les ambiances et la tension. Ça fonctionne superbement, d’autant que les réals arrivent à placer quelques piques d’humour dans certains traits de personnalité des protagonistes.

Sans réinventer la genre du slasher, KRAKEN y insuffle une énergie nouvelle propre à l’atmosphère des cités, en tout cas à l’image qu’on essaye de nous renvoyer, des zones dangereuses peuplées de gens violents en perte de repères.
Celà donne une galerie de personnages sur les nerfs, au comportement agressif et bien décidés à en découdre, pour au final de la violence crue, tant dans le verbe que dans le geste, et des scènes d’horreur particulièrement brutes, et d’une certaine violence graphique.
Le rendu est spectaculaire, gore, bourrin, un bon défouloir qui ravira les petits jeunes en manque de sensation fortes. Mention spéciale à une scène en caméra subjective qui penche drôlement vers le torture p**n, et joue avec les nerfs du spectateur, niveau crispation on est servi.

Bien que KRAKEN ne revisite en rien le slasher urbain, il a la force de proposer un spectacle divertissant dans un environnement qui d’ordinaire est plutôt le théâtre de drame sociétal ou de film policier, donc on ne va pas s’en plaindre.
Aidé par une mise en scène solide, le suspens est au rendez-vous, notamment grâce à un antagoniste plus que costaud, à la limite du surhumain. Le film flirte d’ailleurs avec le fantastique surnaturel sans pour autant franchir le pas, toujours pour garder cette proximité avec son public.
Le principal défaut du film étant donc d’être affilié au genre du slasher, un genre qui a du mal à se renouveller, et qui ne sait plus faire dans l’originalité, mais qui essaye de se distinguer en proposant le spectacle le plus bourrin et le plus graphique pour essayer de sortir du lot.
Alors sans être le film de l’année, il se défend plutôt pas mal dans sa catégorie, et pour un premier film imparfait, il est plein de bonnes idées et se regarde facilement.

Ma note : 6/10

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Critique de film : BUFFET INFINITYDe : Simon GlassmannAnnée : 2025Genre : Analog HorrorPays : CanadaCinéphiles à la rech...
10/02/2026

Critique de film : BUFFET INFINITY
De : Simon Glassmann
Année : 2025
Genre : Analog Horror
Pays : Canada

Cinéphiles à la recherche d’originalité et de nouveauté, ce film est fait pour vous.
Attention toutefois au côté déstabilisant de ce found footage, en apparence, puisqu’il propose une expérience cinématographique unique en son genre, qui va au bout de son concept, quitte à perdre le spectateur en chemin.
BUFFET INFINITY est donc le premier long métrage du canadien Simon Glassman, et d’entrée de jeu on peut déjà l’affirmer, le parti prit de la narration risque d’en dérouter plus d’un.

Alors, pour tenter de résumer succinctement le pitch du film, c’est un found footage télévisuel, qui présente à la base une publicité locale pour un nouveau restaurant à volonté, le "Buffet Infinity", son ouverture prochaine coïncide avec l’apparition d’une mystérieuse brèche dans le sol des environs, et des évènements inexplicables qui en découlent.
Pendant 1h30 donc, nous avons une succession de pubs et de flashs infos, où l’ambiance se délite à mesure que les événements prennent de l’ampleur, sans pour autant qu’on puisse lier les segments entre eux, ou donner du sens au récit.

Une narration pas vraiment conventionnelle, assez difficile d’accès et hermétique, clairement destinée à un public averti et friand de cinéma expérimental.
On retrouve de grandes similitudes avec les programmes courts proposés par la chaîne Adult Swim, pour les connaisseurs, imaginez une version rallongée de UNEDITED FOOTAGE OF A BEAR ou encore THIS HOUSE HAS PEOPLE IN IT. C’est très difficile de trouver ses repères, et les dialogues télévisuels sont assez fournis avec un débit de paroles soutenu, de quoi perdre le fil de l’histoire, ou manquer certains détails importants.
Pour une fois, une version française n’aurait pas été de refus pour pouvoir pleinement saisir toutes les subtilités scénaristiques.

Mis en scène à la façon d’un found footage, comme une vieille VHS retrouvée qu’on glisserait dans le magnétoscope sans savoir ce qu’elle contient, le film est une succession interminable de spots publicitaires et de bulletins d’information, coupés volontairement ou non, pour donner le moins de clés de compréhension possibles au spectateur.
BUFFET INFINITY est une capsule temporelle d’une époque où la communication passait avant tout par le petit écran, et le film se sert de ce point de vue pour distordre la réalité dans une dimension fantastique inquiétante, menaçante.

Imaginez un peu vous endormir devant la télé dans les années 80/90, et vous réveiller au beau milieu de la nuit, la gu**le enbrumée, et vous tombez sur ces programmes télé tout public, mais qui cachent quelque-chose de malveillant, de malsain. Comme si vous étiez dans un cauchemar vaporeux à ne pouvoir décider de rien, et n’être que les témoins impuissants d’une lente perversion de la programmation télévisuelle.
Une sorte de réalité alternative ou rien n’a de sens, et où l’on ne sent en sécurité nulle part, en particulier devant son téléviseur, comme soumis à l’emprise une force invisible, non palpable.

BUFFET INFINITY est un found footage qui lorgne plutôt du côté de ce qu’on appelle l’Analog Horror, ce genre apparu sur youtube et décliné en petits court-métrages, mais cette fois-ci rallongé sur un format long.
La narration, segmentée en divers petits flashs, qui constituent un tout narrant une fable fantastique, est très difficile d’accès et avant tout destinée à piquer la curiosité des cinéphiles les plus aguerris.
Un film compliqué à assimiler, qui nécessite une implication totale du spectateur, sans pour autant chercher à lui trouver du sens. Comme quand on se réveille d’un cauchemar et qu'on ne se souvient plus trop des détails, c’est exactement ce genre de ressentiment qui prédomine à la fin du visionnage.

Ma note : 6/10

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C'est parti pour le mois de l'horreur sur Shadowz
10/01/2026

C'est parti pour le mois de l'horreur sur Shadowz

Enfin un marathon à faire depuis son canapé. 🙏

🎃 Pendant le mois d'octobre, c'est un nouveau film par jour sur Shadowz !

Critique de film : ICE CREAM MANDe : Eli RothAnnée : 2026Genre : SlasherPays : États-Unis Eli Roth, bien qu’il soit un s...
09/29/2026

Critique de film : ICE CREAM MAN
De : Eli Roth
Année : 2026
Genre : Slasher
Pays : États-Unis

Eli Roth, bien qu’il soit un sale gosse ayant une passion dévorante pour l’ultra-violence et le gore, est pour moi un réalisateur surestimé. Après des débuts remarqués avec son très cool CABIN FEVER, et ses deux HOSTEL, qui l’ont directement propulsé sur le devant de la scène, je trouve personnellement qu’il n’a jamais fait mieux. KNOCK KNOCK était moyen, THANKSGIVING pas mieux, THE GREEN INFERNO un très cool hommage aux films de cannibales des années 80, mais sans relief, quand à BORDERLANDS n’en parlons pas.
Alors pour cette nouvelle production, dont l’histoire est inspirée d’un film de 1995 avec Clint Howard, mais qui n’est ni un remake, ni un hommage, juste une version moderne, j’étais plutôt frileux au départ.
Au final je sors du visionnage ni déçu, ni satisfait, ou peut être un peu des deux à la fois.

ICE CREAM MAN, c’est l’histoire d’une petite banlieue bourgeoise, qui se retrouve méchamment perturbée le jour où un mystérieux vendeur de glace ambulant, tout droit sorti des années 50, débarque pour offrir aux gosses des crèmes glacées empoisonnées, qui provoquent en eux une irrésistible envie de massacrer tout les adultes aux alentours.
Un mélange savoureux entre LE VILLAGE DES DAMNÉS et COOTIES, où les couleurs pastelles les plus inoffensives côtoient l’hemoglobine et la tripaille, dans un gorefest débridé et foutrement inventif, en ce qui concerne les sévices corporels infligés à ses malheureuses victimes.

Mais avant de s’enthousiasmer devant tant de gore drôlement cruel et festif, il faut relativiser sur le background du bonhomme à la réalisation. Eli Roth n’est pas novice dans l’horreur potache dégueulasse, et s’il se permet de placer de gentils petits garnements en antagonistes monstrueux, il en oublie carrément de donner une âme à un film distrayant c'est sûr, mais vite oubliable.
Autant la première partie du film au sein de l'école est prometteuse et divertissante dans ses mises à mort réjouissantes des figures d’autorité du point de vue des enfants, autant la suite n’est qu’un récit brouillon d’une comédie d’horreur bas de gamme.

Le joyeux bo**el du début, qui soit dit en passant arrive très vite dans le film et c’est tant mieux, laisse petit à petit la place à une narration des plus classique, qui pompe énormément son récit sur LES GRIFFES DE LA NUIT, en moins bien, forcément.
Le tout, pas nécessairement aidé par une mise en scène tout juste passable, et l’utilisation de CGI assez moches, on soupçonnerait presque le recours à l’IA sur certains plans, info à vérifier.
Venant d’un réalisateur de ce calibre ça laisse à désirer, mais comme je le disais en préambule, je l’ai toujours trouvé surestimé, et ses réalisations récentes manquaient de toute façon cruellement de consistance.

Je ne sais pas ce que vaut le ICE CREAM MAN de 1995, mais en tout cas le personnage principal est incarné par un acteur charismatique, contrairement à la quasi totalité du casting de cette version moderne. À commencer par l’antagoniste, qu’on voit très peu à l’écran finalement, mais dont le mutisme évoque un certain Art le Clown de TERRIFIER, dont on peut aussi faire l’analogie ici. ICE CREAM MAN c’est un peu la scène de la distribution de cadeaux dans TERRIFIER 3, mais étalée sur 1h30, et surtout avec les rôles inversés, les enfants tuent leurs parents.
Le reste du casting quand à lui, incarne sans âme, sans saveur, des stéréotypes clichés d’américains moyens vivant dans les quartiers de banlieue, Eli Roth en personne se paye même un petit rôle, quoique assez important dans le fil de l’histoire.

En résumé, ICE CREAM MAN est une comédie gore, certes inventive et jouissive, mais sans réelle consistance, un film qui parle de sales gosses, fait par un sale gosse du cinéma d’horreur.
Si l’on se paye une certaine tranche de rigolade, de toute sa filmo, c’est sans doute le moins sérieux et celui à prendre le plus au second degré, l’intérêt scénaristique n’est pas au rendez-vous.
Mises à part quelques digression gores bienvenues, on en a littéralement pour notre argent, on est loin d’un film impactant qui laissera un bon souvenir.
D’une certaine laideur esthétique et pas aidé par des acteurs peu concernés, le film se regarde avant tout pour son spectacle grand-guignolesque sanglant et généreux.
C’est drôlement gore, mais voilà, ça se résume un peu à ça et à rien d’autre, à voir pour la curiosité.

Ma note : 5/10

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Critique de film : RESIDENT EVILDe : Zach CreggerAnnée : 2026Genre : Épouvante-HorreurPays : États-UnisJe sais que je va...
09/25/2026

Critique de film : RESIDENT EVIL
De : Zach Cregger
Année : 2026
Genre : Épouvante-Horreur
Pays : États-Unis

Je sais que je vais me répéter, en j’en suis d’avance désolé, mais encore une fois, j’ai pris un pied énorme devant un film que je n’attendais pas spécialement. Et si j’ai attendu sa deuxième semaine d’exploitation au ciné avant d’aller le voir, c’est parce que j’ai préféré avoir les premiers retours des spectateurs avant de franchir le pas. Après visionnage, je ne peux que confirmer les avis dithyrambiques sur ce huitième opus de la saga Resident Evil, librement adapté du jeu vidéo du même nom.

Nous retrouvons à la réalisation Zach Cregger, qui signe déjà son troisième film d’horreur, après les très remarquables BARBARE (2022) et ÉVANOUIS (2025), qui avaient déjà de solides bases horrifiques, de quoi asseoir une petite réputation de réalisateur talentueux émergeant. Nan, sérieusement si vous ne les avez pas encore vus, vous passez à côté de quelque-chose d'énorme.
Mais c’est sûr qu'à l’annonce de cette nouvelle adaptation il y avait de quoi être dubitatif, un jeune réal déjà récupéré par une grosse boîte de production pour une énième adaptation sur grand écran d’un jeu vidéo d’horreur. Mouais.

Mais les doutes sont bien heureusement balayés très vite devant le talent évident et les qualités de ce RESIDENT EVIL 2026, version Zach Cregger.
Le pitch est ultra simple et dépouillé de toute ambiguïté, nous suivons un coursier médical, une nuit d’hiver. Il est chargé de livrer de toute urgence un colis très important à l’hôpital... de Racoon City.
Simple et concis, nous allons donc suivre ses péripéties pour atteindre son but, dans le lieu qui sert de décors au lore horrifique de la saga video-ludique Resident Evil.

Les puristes criront certainement au scandale, car cette nouvelle adaptation ne s’inspire que brièvement du jeu vidéo, même lieu et mêmes dangers, mais aucun lien direct avec quelconque personnage ou scénario proposé dans les jeux.
Ici, Cregger s’approprie le monde de Resident Evil pour y conter une histoire alternative, indépendante de tout ce qui a déjà été fait dans cette saga. Et le résultat n’en est que plus satisfaisant.
Là où les 7 précédents films n’étaient que des adaptations de scénarios existants déjà dans les jeu, celui-ci possède sa propre personnalité.

C’est complètement bénéfique pour l’intérêt scénaristique et pour entretenir le suspens, on ne sait pas ce qui nous attend.
Après on va pas se mentir, inutile de tenir la comparaison entre RESIDENT EVIL et tout ses prédécesseurs, tant ces films étaient d’innommables purges. Dès le premier on tombait dans la caricature, malgré la présence de Milla Jovovich en tête de gondole, c’était vraiment au ras des pâquerettes. Personnellement j’ai arrêté après le second film, tellement je trouvais ça mauvais à l’époque, l’accueil critique des suites m’a semble t-il donné raison, et j’imagine que ça n’a pas bien vieillit.
Mais revenons plutôt à cette version 2026, enfin un bon film RESIDENT EVIL dans cette franchise !

Porté par la prestation géniale de Austin Abrams dans un rôle d’anti-héros parfait, lui qu’on avait déjà vu brièvement dans ÉVANOUIS, souvenez-vous c’était lui le jeune toxico, on le retrouvera très prochainement à l’affiche du survival marin ENGLOUTI, encore une fois dans un premier rôle.
Il campe ici un personnage maladroit, pas à la hauteur de ce qui l’attend. D’un travail précaire de coursier, il va se retrouver à combattre des créatures monstrueuses pour lutter pour sa survie, et accessoirement celle de l’humanité, lui le geek qui n’a jamais tenu une a**e à feu ailleurs que dans les jeux vidéo.
Un protagoniste ordinaire exécutant une mission extra-ordinaire, ce qui en plus de lui donner une proximité avec le spectateur et un capital sympathie qu’on avait un peu perdu avec ce genre de film, apporte une bonne dose d’humour dans le film.

Car Zach Cregger est avant tout un réalisateur d’horreur qui sait doser à la perfection le ressenti du spectateur entre frisson et humour, on l’avait déjà remarqué dans ses 2 précédents films. C’est encore plus flagrant pour RESIDENT EVIL, il place à la perfection le curseur entre horreur et comédie par de petits détails de mise en scène, le running-gag des cadenas par exemple, ou encore les boulettes du héros et ses mauvaises prises de décision.
On retrouve une influence à la Sam Raimi qui n’est pas pour nous déplaire, l’humour dans la crispation, mais jamais forcé.

Pour ce qui est de l’horreur pas de panique, on est allègrement servis. D’abord par un récit qui va crescendo dans l’exposition de la menace à laquelle doit faire face le héros. Bien que l’action arrive très vite dans le film, on est tout de suite plongés dans le noir, dans un environnement hostile, plus on avance et plus on se sent en insécurité.
Le choix très malain de placer le personnage principal au coeur de la narration est un hommage indirect aux jeux vidéos. Bien que ce ne soit pas filmé en point de vue à la première personne, le protagoniste est toujours dans le champ de la caméra ou à proximité, ce qui renforce le sentiment de claustrophobie et l’immersion du spectateur.
Et puis niveau créatures, jumpscares et autres réjouissances gore, pas d’inquiétude, RESIDENT EVIL rempli à merveille le cahier des charges du film d’épouvante sous tension.

Pour en finir, on tient enfin, après 7 essais non concluant et 24 années d’attente (le tout premier REISDENT EVIL datait de 2002 il me semble), un bon film dans la saga RESIDENT EVIL.
Ironie du sort, ce film est celui qui emprunte le moins de son scénario à un quelconque jeu dans la franchise.
Zach Cregger en nouveau maître de l’horreur, s’approprie ici un folklore horrifique pour le transcender et l’emmener dans son univers, où les héros sont des personnes ordinaires, et où l’horreur côtoie l’humour dans un grand feu d’artifice apocalyptique.
Incontestablement une réussite, accessoirement la troisième de suite en moins de cinq ans pour ce réalisateur, qui a déjà 2 nouveaux projets en pré-production, la prequelle à ÉVANOUIS centrée sur le personnage de la tante maléfique, et un space opéra horrifique à la ALIEN, dont on sait très peu de choses pour le moment.
En attendant foncez en salles voir RESIDENT EVIL, spectacle garanti.

Ma note 7/10

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Critique de film : BUZZKILLDe : Jem GarrardAnnée : 2026Genre : Slasher/ComédiePays : États-UnisIl arrive que des films p...
09/22/2026

Critique de film : BUZZKILL
De : Jem Garrard
Année : 2026
Genre : Slasher/Comédie
Pays : États-Unis

Il arrive que des films pas du tout attendus, qu’on va voir un peu à reculons, deviennent un moment pas si désagréable, voire même plaisant. C’est le cas pour moi
avec BUZZKILL, une parodie décomplexée de slasher "étudiant", assez ludique et distrayante pour s’y attarder.
Attention quand même, ça vole vraiment pas haut dans cette comédie horrifique qu'on pourrait qualifier de "sorority slasher", comprenez un slasher où un tueur masqué en prend à tour de rôle à chacune des étudiantes d’une sororité, ces résidences étudiantes bien cliché des feuilletons américains.

Le film s’ouvre sur une soirée de débauche habituelle dans ce genre d’endroit. Une jeune femme qui devait rester sobre mais qui a succombé aux festivités, est la seule témoin d’un meurtre par un tueur masqué.
Le suspect idéal est vite appréhendé et l’affaire classée, mais quelque chose cloche, et l’héroïne malgré elle, est la seule à pouvoir percer le mystère en se souvenant du déroulé de cette soirée.
Problème, alors qu’elle est censée se sevrer de son addiction à la boisson, l’ivresse est pour elle le seul moyen de se remémorer ce qu'il s’est passé.
Voyez un peu le genre de scénario complètement claqué au sol qui nous attend, le film ne se prend pas au sérieux dès la scène d’ouverture, et l’histoire qui suit est à prendre au second degré.

Et c’est tant mieux, là où de nombreux slashers sortis ces dernières années avaient tendance à taper sur le système en se prenant prétentieusement trop au sérieux (SCREAM VI et le remake de SOUVIENS TOI L'ÉTÉ DERNIER par exemple), pour au final ne servir rien d'autre que du réchauffé, mal écrit et mal interprété en plus. BUZZKILL à contre courant de la mode des slashers modernes, met les pieds dans le plat pour éparpiller façon puzzle tout les codes du slasher. C’est impertinent, politiquement incorrect quand il traite un sujet aussi grave que l’alcooslime, et franchement libérateur, ça fait du bien un film qui part dans le grand n’importe quoi et l’assume jusqu'au bout. La déduction sur la révélation du tueur est un formidable exemple d’humour absurde.

Avec sa photographie aux teintes roses bonbon et son mauvais goût prononcé pour l'humour potache, on tient en premier lieu une caricature de teen movie mielleux version gore, mais le côté parodique ne s’arrête pas là. Passé une première partie entremêlant fun et violence, on bascule petit à petit dans une enquête façon Sherlock Holmes, avec des meurtres de plus en plus graphiques et une intrigue qui se tient, malgré le ton volontairement absurde du film. L’intérêt du récit réside d’abord dans l’élucidation du mystère, mais aussi fortement dans la survie de ces étudiantes décérébrées dans un huis clos tendu sous ses apparences de "safe place".

BUZZKILL à défaut de réinventer le genre du slasher, le dépoussière de façon plutôt grotesque, avec des pitreries presque infantiles qui renvoient ses protagonsites à leur place, des ados immatures.
Terme anglais qu’on pourrait grossièrement traduire par "gâcher le plaisir", il peut être ici employé à double sens, pour désigner le tueur qui nuit à la fête et à la bonne ambiance, mais aussi pour parler de la protagoniste principale, véritable trouble-fête par son addiction et son comportement puéril.
En revanche le plaisir du spectateur est loin d’être gâché à condition de se laisser prendre au jeu dès le début et d’adhérer au propos caricatural du film. C’est loin d’être une perte de temps et en plus c’est drôle.
Arrivé récemment aux États-Unis sur la plateforme Tubi, une sortie française n’est pour le moment pas envisagée, mais si c’est le cas, il ne faudra pas passer à côté.

Ma note : 6/10

Toutes mes critiques de film sont à retrouver sur ma page Facebook Terreur Indicible et sur SensCritique.

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