23/05/2026
J’ai longtemps pensé que je ne souffrais pas du syndrome de l’imposteur.
Et, d’une certaine manière, je le pense toujours.
Peut-être parce que je n’ai jamais vraiment aimé cette expression.
Le mot “imposteur” me met mal à l’aise. Pour moi, un imposteur, c’est quelqu’un qui trompe délibérément. Quelqu’un qui ment sur ce qu’il est, sur ce qu’il sait faire, sur ce qu’il vaut.
Or, dans tous les rôles que j’ai occupés, j’ai toujours été profondément transparente sur mon parcours, mes compétences, mes limites aussi. Je n’ai jamais prétendu être quelqu’un d’autre.
Mon parcours professionnel a été tout sauf linéaire. J’ai changé de fonctions, de périmètres, parfois de monde presque. Plus d’une fois, je me suis retrouvée dans des rôles qui me dépassaient un peu. Des rôles qui m’obligeaient à grandir plus vite que prévu.
Et pourtant, même dans ces moments-là, je ne me suis jamais dit : “je suis un imposteur”.
En revanche, il m’est souvent arrivé de ne pas me sentir totalement légitime.
Je me souviens très bien de ce moment, il y a presque trois ans, lorsque ma manager m’a proposé de reprendre les opérations cliniques en plus de mon rôle existant. J’étais arrivée quelques mois plus tôt dans une fonction très alignée avec mon expérience. Là, c’était différent. Mon exposition aux opérations cliniques existait… mais elle restait limitée.
Je lui ai d’ailleurs dit très clairement.
Et malgré cela, elle m’a proposé le rôle.
(...)
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Bliss bizz
Arli
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