Ciné Ma Passion

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Vous aimez suivre l'actualité des films en salles ou des sorties DVD/Blu-Ray ? Vous souhaitez être au courant des news du 7ème art ? Cette page non exhaustive pourra en toute humilité peut-être vous aider à choisir vos films et/ou vous tenir informé de l'actu ciné en temps réel !

"Histoires parallèles" = C +. Pas mal.En salles au Québec, déjà sorti en salles en France et disponible en VOD en octobr...
09/07/2026

"Histoires parallèles" = C +. Pas mal.

En salles au Québec, déjà sorti en salles en France et disponible en VOD en octobre.

En quelques mots: Une oeuvre sur la fiction qui inspire la réalité est un exercice bien plus complexe que son contraire. Farhadi s'y casse un peu les dents dans son ambition avec un film parfois confus, trop long et à la mise en scène un peu tristounette. Cependant, on est loin de la catastrophe annoncée à Cannes: le casting all stars brille de mille feux et on se prend quand même à ce jeu de miroirs se la jouant "Fenêtre sur cour". Décevant peut-être, mauvais non.

Un film franco-iranien d'Asghar Fahradi..
Avec Isabelle Huppert, Virginie Efira, Vincent Cassel, ...

La sélection cannoise était riche en films francophones cette année (à contrario de la sélection américaine plus que mince faisant penser à une réponse politique). Mais beaucoup se sont révélés clivants ou ont déçu comme « L’Inconnue » d’Arthur Harari et surtout « Histoires de la nuit » de Léa Mysius qui récolte le moins bon score du baromètre cannois 2026. « Histoires parallèles » a lui aussi fait partie des œuvres qui n’ont pas convaincu mais davantage parce qu’elles ont déçu que par le fait qu’elles soient véritablement mauvaises. Car le nouveau long-métrage de l’iranien Asghar Fahradi est loin d’être raté, il est juste à moitié réussi et certainement pas à la hauteur de son ambition et des attentes qu’on portait en lui, notamment avec son casting all stars. Comme si le cinéaste, qui avait déjà tenté le même schéma en Espagne avec le correct mais un peu bourratif « Everybody knows », était moins à l’aise avec ce type de distribution prestigieuse. Il semblerait que les projets plus intimes et/ou dans son pays lui correspondent mieux.

Ici, il se frotte à une thématique un peu complexe dont le rendu à l’écran n’est pas toujours de la première évidence : les histoires où la fiction inspire ou influe sur la réalité. Autant l’inverse est connu et mille fois vus sur les écrans, autant dans ce sens c’est plus rare et plus complexe. Ici, il se mêle parfois un peu les pinceaux. Lors de la première partie du long-métrage, c’est en effet un peu brouillon. Mais une fois digéré la forme et la manière employée, on prend un certain plaisir à ce jeu de miroirs et d’inflexions d’un manuscrit sur le réel et la vie des personnages. On peut trouver aussi que la bascule entre la première partie portée par Isabelle Huppert et Adam Bessa soit si différenciée avec la seconde où apparaissent surtout Pierre Niney, Vincent Cassel et Viriginie Efira. Dans tous les cas, toute la distribution s’en donne à cœur joie et rayonne sur le film, chacun jouant sa partition à merveille. Et la seule scène ou apparaît Catherine Deneuve - face à Huppert - est juste délicieuse d’espièglerie, presque jubilatoire.

« Histoires parallèles » abuse cependant sur la durée. Le film est trop long et une bonne partie au milieu tourne un peu en rond. Et il faut avouer qu’on a l’impression que Fahradi semble perdu parfois dans ce récit à plusieurs couches. Il y a cependant un côté ludique dans cette histoire mais qui frôle parfois un peu le ridicule. Entre ce que l’autrice incarnée par une Isabelle Huppert (qui s’éclate en vieille fille aigrie) imagine, ce que vivent les trois personnages de l’immeuble en face et, enfin, ce que le manuscrit quelque peu transformé par le personnage d’Adam Bessa infuse comme conséquences sur le trio Efira/Cassel/Niney, c’est parfois un peu lourd et chargé. Sans pour autant être déplaisant ou fatigant. Ce « Fenêtre sur cour » à la fois chic et cheap (notamment dans la mise en scène terne et tristounette) possède probablement pas mal de pistes de lecture qu’on ne saisira pas dans leur entièreté. En revanche, on est loin d’un mauvais film et les plus de deux heures passent plutôt bien.

"Mi amor" = B -. Bien.Déjà sorti en salles en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée au Québec.En q...
09/06/2026

"Mi amor" = B -. Bien.

Déjà sorti en salles en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée au Québec.

En quelques mots: Il est certain qu'on est pas devant un film aimable et facile à appréhender. Mais l'hétéroclite Guillaume Nicloux épouse parfaitement la culture electro dans son thriller mystique avec une bande son immersive de haut vol rappelant celle de "Sirat". L'intrigue est un peu bâclée parfois, le suspense un peu brouillon ou en dents de scie mais le cinéaste se rattrape avec son ambiance glauque très réussie. Le film diffuse un malaise certain du meilleur effet et surprend par son dénouement aussi nihiliste que solaire. Un film étonnant qui ne plaira pas à tout le monde.

Un film francais de Guillaume Nicloux.
Avec Poe Klementieff, Benoît Magimel, Freya Mavor, ...

Guillaume Nicloux est à ranger dans deux catégories : celle des cinéastes qui tournent beaucoup avec en moyenne un film par an - à l’instar d’un François Ozon pour rester francophone - et celle des cinéastes hétéroclites qui s’attaque à tous les genres et dispositifs comme Steven Soderbergh. Son dernier film en date était la biographie sur une figure artistique tutélaire du début du XXIème siècle, la célèbre Sarah Bernhardt, une œuvre amusante mais futile portée par Sandrine Kiberlain. Comme le réalisateur aime aussi parfois tourner des films plus sauvages et à petit budget, le voilà qui opère un virage à 180 degrés et embraye sur un thriller ultra glauque situé sur une île des Canaries. Encore une fois, il embauche une star française en la personne de Benoît Magimel dans un rôle étonnant où il brille une nouvelle fois. En patron de club aussi doux que tenace il émeut et étonne. Encore. À ses côtés, l’actrice internationale Pom Klementieff qu’on a plus l’habitude de voir au sein de gros blockbusters hollywoodiens dans des seconds rôles de méchante ou de faire-valoir (« Les Gardiens de la Galaxie » ou les derniers « Mission : impossible ». La voir ainsi dans un vrai rôle avec beaucoup de dialogues fait plaisir et elle s’en acquitte avec beaucoup d’aplomb.

Comme la production européenne « Islands » sortie l’an passé, il semblerait que les îles Canaries inspire des suspense étranges et malaisants aux cinéastes. Tout aussi intriguant et réussi, « Mi amor » est cependant bien plus sombre et glauque. On n’est pas étonné que Nicloux ait su encore une fois instaurer un climat malsain et bizarre à son film. Quand il investit ce type de sujets, il s’y connaît en atmosphère qui mettent mal à l’aise. On se souvient de sa trilogie policière composée de « Une affaire privée », « Cette femme-là » et « La Clef » qui nous plongeait au sein d’ambiances étouffantes et délétères. Pareil ici : il y a une sensation de malaise qui s’installe quasiment à tous les plans de par le comportement des rares figurants ou personnages tertiaires (l’île de Gran Canaria semble vidée de tous ses habitants), par des séquences nocturnes mystérieuses et par ce qui se joue dans l’intrigue à base de disparitions, de secte et de gangs ici quasiment mystifiés. À ce niveau c’est amplement réussi tant le malaise est diffus mais prégnant et puissant.

L’enquête en elle-même souffre certes de trous d’air et de baisses de rythme voire de séquences presque oniriques pas toujours bien négociées. Mais grâce à une bande originale électro géniale faisant penser à l’encore plus marquant « Sirat », l’immersion est totale. Un morceau électro emballe quasiment chaque séquence selon sa tonalité, du plus fort en BPM (le set du personnage principal qui est deejay) au plus apaisé avec une techno plus douce et mélodique. À ce titre, c’est fort et très à propos. Nicloux prend ainsi et également bien le pouls de la culture clubbing sans cliché. Si la résolution est quelque peu expéditive, elle évite les sempiternels épilogues à rallonge qui veulent en mettre plein la vue. Ici la fin est nihiliste, raccord avec le côté désespéré du film tout en étant solaire dans sa toute dernière séquence. Presque paradoxal pour ce film mal aimable et passionnant à la fois. « Mi amor » est un suspense étrange, vénéneux et inclassable, un « trip » qui en laissera pas mal sur le carreau mais qui pourra en envoûter pas mal d’autres, un peu comme le plus beau film de Nicloux, le sublime et magnifique « Valley of Love ».

"Fall 2" = C +. Pas mal.En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mots: Cette suite de...
09/04/2026

"Fall 2" = C +. Pas mal.

En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Cette suite de la bonne surprise de 2023 garde la même trame narrative que son aîné avec une continuité narrative plutôt bien exploitée. Et si on a le vertige, certaines séquences sont vraiment renversantes, aussi bien techniquement que sur l'effet qu'elles sont sur le spectateur. On garde ici le noyau de ce qui devient donc une saga avec des défis extrêmes basés sur l'altitude et le vide sauf qu'ici on perd le charme inédit de la tour gigantesque du premier opus pour une plus consensuelle randonnée en montagne, et c'est ce qui rend celui-ci moins mémorable et original.

Un film américain. des frères Spierig.
Avec Harriet Slater, Arsema Thomas, Tom Brittney, ...

Le premier « Fall » était un exemple parfait (ou presque, car il y avait quelques défauts propres aux séries B fauchées) de film de genre à concept maitrisé et réussi. Avec peu de moyens, il réussissait à rendre fou toute personne ayant le vertige ou souffrant d’acrophobie. Et le décor de cette gigantesque tour de radio en métal au milieu du désert ajoutait à l’originalité de la chose. Son petit succès en salles rattrapé par son carton en vidéo à la demande a entraîné une suite. Et pourquoi pas? En effet, bâtir une saga sur cette notion d’altitude où le danger premier est de chuter est une première et les deux films remplissent parfaitement leur cahier des charges à ce niveau. Sauf que « Fall 2 » est un cran en dessous de son prédécesseur pour quelques petites raisons non négligeables, dont surtout une relevant d’une décision contextuelle.

En effet, le plus gros tort de cette séquelle est sans conteste le choix de son décor. Pas qu’il soit mauvais puisque les montagnes collent parfaitement au concept de prime abord. Mais il faut avouer que cette fameuse tour métallique symbolisant le premier opus avait quelque chose de bien plus inédit. Ici, on pense aux deux gros blockbusters du genre s’illustrant dans ce contexte : « Cliffangher » bien sûr mais aussi « Vertical Limit ». Et comme ici il y a aussi un aspect suspense avec rebondissement et personnages pas clairs, le rapprochement est vite fait. « Fall 2 » perd donc pas mal en originalité bien que ladite montagne soit exotique puisqu’en Thaïlande. Ensuite, il y a certains défauts identiques au premier mais plus poussés comme un trauma un peu cliché et un rebondissement final qui l’est tout autant.

Ceci mis de côté, on prend tout de même un certain plaisir devant cette série B étourdissante et réalisée avec efficacité avec les frères Spierig. Une fratrie prometteuse qui s’est fait connaître avec le dingo « Undead » puis deux films en streaming dignes d’intérêt : « Daybreakers » et « Prédestination ». La suite est moins glorieuse avec notamment une des innombrables suites ratées de la saga « Saw ». Ici, ils parviennent à pondre un récit musclé et efficace. On apprécie le lien tissé avec le premier qui fait du sens, prolongeant l’arc narratif subtilement, et que tout se goupille vite et bien. Une fois en hauteur, la sensation de vide est prégnante et on s’accroche de nombreuses fois à l’accoudoir tellement les avancées des personnages donnent le tournis. Et on a le droit à une séquence (celle où les deux filles veulent récupérer une radio accrochée à un sac à dos suspendu dans le vide) complètement renversante - ou horrible selon notre tolérance au vertige. Une séquence qui a le mérite d’être doublée! Il y a certes quelques fonds d’écrans douteux mais c’est techniquement très abouti dans l’ensemble. On passe donc un bon moment avec pas mal de sueurs froides et l’annonce d’un troisième est validée pour notre part si les producteurs trouvent un décor plus original et dingue.

"I want your s*x" = C +. Pas mal.Déjà sorti et toujours en salles en France, déjà sorti en salles au Québec et disponibl...
09/03/2026

"I want your s*x" = C +. Pas mal.

Déjà sorti et toujours en salles en France, déjà sorti en salles au Québec et disponible en VOD.

En quelques mots: Araki fait son grand retour à la mise en scène avec cette comédie coquine. Sauf que pour un film sur le s*xe, on peut trouver cela tout de même un peu timoré et que le regard du cinéaste semble bien moins subversif qu'à la grande époque, voire classique et attendu. Ce qui n'empêche pas le film d'être brillamment dialogué, assez drôle et surtout porté par une Olivia Wilde qui s'amuse dans un rôle qui lui va comme un gant (de cuir).

Un film américain de Gregg Araki.
Avec Olivia Wilde, Cooper Hoffman, Mason Gooding, ...

Quand un cinéaste qu’on a aimé et qui a disparu des radars fait son retour c’est toujours un petit évènement et une saine impatience pour tout cinéphile. On doit à Gregg Araki des films indépendants américains typiques des années 90 devenus cultes avec le temps : de « The Doom Generation » à « Nowhere », le cinéaste underground avait marqué ce sérail avec ces œuvres impertinentes et subversives sur la jeunesse américaine entre s*xe, drogue et perdition et tout cela sous une tonalité pop, colorée, grunge et plutôt empathique. À l’inverse d’un Larry Clark dans le même style, celui de la chronique d’une certaine jeunesse américaine, ou d’une série comme « Euphoria », ses films sont plus drôles et solaires. Ses dernières créations se sont faites plus adultes avec le toujours aussi fou « Kaboom » puis le sublime et mélancolique « Mysterious Skin ». Depuis, silence radio sur le grand écran pendant douze ans! Une période durant laquelle il a surtout tourné des épisodes de séries. Le voilà qui revient avec un film au titre évident et très raccord avec sa filmographie : « I want your s*x ». Et il faut dire que l’attente n’en valait pas vraiment la peine tant, ce nouvel opus est à moitié réussi et un peu décevant. Comme si l’auteur avait raté le coche durant toutes ces années et n’avait pas pris le pouls de notre société comme il faut. En effet, son nouveau film semble timoré et déjà-vu dans le genre. Et niveau s*xe, c’est presque pudique ou faussement provocateur.

Car, bien sûr, si on est fan de ce cinéaste peu commun et aux films souvent sous acides (dans tous les sens du terme), on s’attendait peut-être à un retour en fanfare avec une œuvre complètement f***e et politiquement incorrecte. Un long-métrage qui écorne nos mœurs s*xuelles actuelles au sein d’une satire sans retenue. Sauf que si « I want your s*x » est souvent amusant et bien vu, il est bien trop peu piquant. En prenant comme cœur du récit la relation de domination et de soumission entre une responsable de galerie d’art narcissique et son jeune assistant, il aurait pu aller plus loin. C’est un peu le pendant opposé de « Babygirl » où c’était l’homme qui dominait mais avec un résultat bien plus sulfureux et satisfaisant, Car oui, encore une fois, le nouveau film d’Araki demeure bien timide. Certes, les dialogues sont très bien écrits et sonnent juste. Ils diagnostiquent avec simplicité les rapports hommes-femmes à notre époque et diverses formes de s*xualité (ou de visions de celle-ci) mais ça reste facile, dans les clous et jamais vraiment surprenant. La mise en scène colorée du cinéaste est toujours présente mais bien plus sage, comme dans ses derniers films. C’est parfois amusant, il y a des séquences vraiment drôles (le plan à trois avorté) et des développements hasardeux (la fin) mais on passe quand même un bon moment. Et il faut dire qu’Olivia Wilde s’éclate dans un rôle qui lui va comme un gant. Alors si ce n’est pas la petite bombe impertinente attendue, le film se regarde bien tout de même.

"Buddy" = D +. Mauvais.En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mots: Encore une film...
09/02/2026

"Buddy" = D +. Mauvais.

En salles au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Encore une film d'horreur à concept particulièrement original. Sauf que sortir des clous ne fait pas tout et cette version horrifique des émissions de télé pour enfants des années 90 ne convainc pas. Pire, après une immersion intrigante dans cet univers, le tout devient vraiment lassant et pénible. Et tout cela n'a pas vraiment de sens et a surtout l'immense tort de ne jamais faire peur hormis un léger malaise diffus. Bref, raté et chiant.

Un film américain de Casper Kelly.
Avec Cristina Milioni, Topher Grace, Delaney Quinn, ...

C’est de notoriété publique dans le petit monde du septième art : hormis un certain cinéma d’auteur, le film de genre - et plus généralement les films d’horreur – est celui qui est le plus vivant au niveau des idées. C’est un domaine innovant, plein de surprises, de concepts originaux et souvent réalisés avec des budgets microscopiques permettant une grosse rentabilité en cas de succès. Et 2026 a peut-être été l’année qui a le plus confirmé cela comme le montrent les monstrueux succès des films des Youtubeurs Kane Parsons (« Backrooms ») et Curry Barker (« Obsession »). Mais ce ne sont pas les seuls tant cette année a été prolifique sur ce créneau et risque de l’être encore d’ici son terme avec plein de titres attendus à plus (« Other Mummy » avec Jessica Chastain) ou moins (le sensation « It ends ») gros moyens. « Buddy » est un autre avatar de ce genre de projet : premier film d’un cinéaste connu sur le Web, concept complètement novateur et accrocheur, peu de moyens et gros buzz à la clé après avoir bien tourné dans les festivals dédiés. Cependant, cela ne fonctionne pas à tous les coups – ou on n’a peut-être juste pas adhéré à la proposition – car ce petit film nous est apparu raté et surtout pénible a la longue. Prendre le parti de singer les émissions télévisées pour enfants des années 90 du style Télétubbies était une bonne idée tant ses personnages foutaient la trouille à leur manière. Malheureusement, la bonne idée est plutôt mal exécutée.

Dès le début, on est littéralement plongé dans une émission comme celle-là. C’est kitsch, amusant pendant quelques minutes mais on finit vite par trouver le temps long et cela redondant. On a aussi du mal à se situer. Des gens regardent-ils cette émission ? Est-elle réelle ou est-ce un univers alternatif ? Où est la frontière entre ce que vivent les gamins dans l’émission et le monde réel? Petit à petit, on a les réponses mais elles arrivent un peu t**d et ne sont pas toujours satisfaisantes voire même logiques – quand bien même on est dans la science-fiction - comme le prouvent le final. À mi-parcours, un changement de paradigme vient réveiller notre attention et nous intriguer à nouveau. Mais le plaisir est de courte durée et les séquences dans le monde imaginaire reviennent en force... Pour nous agacer de nouveau. Le pire dans « Buddy » : pour un film censé être effrayant puisqu’on est dans l’horreur, il n’y a pas un seul moment où on a vraiment peur. À la limite, un léger malaise diffus émerge de ce décalage entre cet univers enfantin et les meurtres de cette mascotte à la Casimir. On pressent une certaine analyse des insécurités liées à l’enfance mais difficile de développer ce qu’a vraiment voulu dire Casper Kelly. Ça a donc beau être très singulier et digéré dans une esthétique vraiment en phase avec les émissions moquées, cette satire glauque qui semble durer des heures ne nous clairement pas convaincu.

"Bagarre" = B +. Très bien.Déjà sorti en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.En quelqu...
09/01/2026

"Bagarre" = B +. Très bien.

Déjà sorti en France et disponible en VOD, pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Qui l'eut cru? Réussir une comédie absurde et trash est un numéro d'équilibriste périlleux et rarement réussi dans sa totalité. Ici, tous les astres s'alignent tant ce film complètement débile et assumé réussit tout ce qu'il entreprend dans l'humour lourdingue et décalé. En plus de cela, Julien Royal nous gratifie de scènes de combats visuellement étourdissantes et impressionnantes et d'une direction artistique de haut vol - ce qui est rare pour ce type de film. Cerise sur la gâteau, Nassim Lyes prouve une nouvelle fois l'étendue de son talent et sa versatilité avec ce rôle de gentil doué en castagne: il est tout simplement incroyable! Un torrent de fous rires pour qui sera client de cet univers!

Un film français de Julien Royal.
Avec Nassim Lyes, Ramzy Bedia, Audrey Lamy, ...

Avec ce genre de productions, en général, ça passe ou ça casse. Réussir une comédie absurde, trash, vulgaire et décalée est loin d’être facile. Et si on pointe souvent les difficultés techniques des gros blockbusters, la complexité du jeu dans les drames ou celle de faire peur dans les films d’horreur, on ne se rend pas toujours compte de la difficulté de réussir à faire rire, notamment avec ce type d’humour que l’on peut qualifier de lourdingue mais dans le bon sens du terme. Sur ce versant, les comédies complètement azimutées, les américains sont peut-être plus doués avec des exemples comme la saga parodique « Scary Movie » ou les stone movies comme « Délire express ». Tenir le postulat complètement con de « Bagarre » est en faire une comédie réussie, rythmée et véritablement drôle relevait du numéro périlleux d’un équilibriste et Julien Royal s’en acquitte avec une maestria totalement inattendue. En effet, qu’est-ce qu’on se marre! Le film devrait probablement se ranger dans les meilleures comédies de l’année! Le script ose tout, même les gags les plus délirants avec une frénésie qui fait plaisir à voir et sans jamais se soucier du politiquement correct.

Et ce pari n’était pas gagné! Ici, on suit le parcours de Naïm un jeune homme gentil dans le sens le plus littéral du terme (sous-entendu un peu naïf et con). Un jeune homme qui ne ferait pas de mal à une mouche mais très doué avec ses poings. Un concours de circonstances va l’amener à travailler pour Allo Bagarre, un service qui voit des brutes te venir en aide contre rémunération. À partir de cette prémisse pas piquée des hannetons, « Bagarre » va enchaîner les situations complètement barrées à un rythme constant et roboratif. On ne compte plus les running gags réussis (le faux rire), les répliques complètement lunaires et à mourir de rire, les situations totalement abracadabrantes suite aux réactions des personnages face au premier degré de Naïm ou encore à un comique plus visuel induit par les scènes de combat. Bref, on rit, on sourit, on s’amuse et on prend un plaisir fou à suivre les pérégrinations de ce personnage super attachant.

Nassim Lyes compose ce protagoniste sans filtre, niais et adorable avec une ferveur presque christique. Son jeu est incroyable. Voir un acteur aussi charismatique et beau se ridiculiser de la sorte et en redemander, sans jamais se prendre au sérieux, distille quelque chose de jubilatoire et de rare. Aussi à l’aise dans l’action et le drame (le puissant et inoubliable « Farang ») que dans le blockbuster à la française (« Sous la Seine »), il rayonne ici dans cette pochade en folie dont la débilité assumée confine au sublime. L’acteur n’a peur de rien et nus fait fondre en larmes de rire (mais aussi d’émotion lors d’une séquence plus profonde inattendue). Et que dire de la mise en scène de haut niveau de Julien Royal. On n’est pas habitué pour ce type de films d’avoir des images aussi soignées et stylées. Il crée un Marseille idyllique et coloré qui semble se rapprocher de la bande dessinée ou du cartoon voire de « Plus belle la vie ». Et que dire de chorégraphies des bagarres proprement renversantes! Comme dans un vrai film d’action, elles sont sacrément impressionnantes et stimulantes. Ajoutez à cela une galerie de seconds rôles en folie et vous obtiendrez l’une des comédies de l’année qui pourra peut-être juste interroger sur sa représentation de la France malgré les bonnes valeurs morales assénées. Complètement con mais sacrément bon (et beau)!

"The Whisper Man" = C +. Pas mal.Disponible sur Netflix.En quelques mots: Pour le thriller implacable, sous haute tensio...
08/31/2026

"The Whisper Man" = C +. Pas mal.

Disponible sur Netflix.

En quelques mots: Pour le thriller implacable, sous haute tension, qui surprend et bouscule, on repassera. Malgré de bons atouts, "The Whisper Man" demeure dans les clous de ce type de suspense glauque avec enlèvement d'enfants et tueurs en série. Le casting quatre étoiles est investi, la mise en scène est correcte et il y a assez de rebondissements et de rythme pour passer un bon moment. Malheureusement, ça sent trop le réchauffé et le déjà-vu pour espérer ne serait-ce que s'en souvenir plus de quelques jours.

Un film américain de James Ashcroft.
Avec Adam Scott, Robert De Niro, Michelle Monaghan, ...

Certes, c’est une production Netflix de série (donc il est légitime d’avoir peur). Cependant, ce n’est pas un film concept comme la plateforme adore en produire pour ne pas en faire grand-chose (la liste est longue, inutile de commencer à en citer quelques exemples). Ici, on est dans l’adaptation d’un polar avec un réalisateur prometteur à la barre, James Ashcroft. L’australien a été découvert il y a deux ans avec le sympathique film d’horreur gériatrique « The rule of Jenny Pen ». Le casting réuni pour l’occasion est impressionnant : Robert De Niro, Adam Scott (le héros de « Severance »), Michelle Monaghan (la femme de Tom Cruise dans la saga « Mission : impossible » ou la dernière saison de « The White Lotus ») et le grand Michael Keaton. Et « The Whsiper Man » est l’adaptation d’un polar à succès. C’est ce qui s’appelle une production avec les étoiles de la réussite alignées à la perfection. Et, en effet, voilà un long-métrage qui fait le travail dans les grandes largeurs et qui nous happe durant ses deux petites heures sans trop forcer. La thématique de la transmission du mal (ou du bien) et la dynamique père-fils est par ailleurs bien exploitée et il faut souligner l’excellente et angoissante bande sonore. On a le droit aussi à quelques belles scènes entres les acteurs, notamment celles à la prison ou entre De Niro et Scott qui règlent leurs comptes. Et puis il y assez de rebondissements pour nous tenir en haleine.

Cependant, au sein de ces divers rebondissements, tous ne fonctionnent pas aussi bien qu’espéré. On pense par exemple au rebondissement final induisant une note de surnaturel. Il est d’abord assez prévisible et finalement peu soluble avec le reste. Mais, surtout, ce qui empêche « The Whisper Man » d’être un grand thriller à la « Prisoners » ou autres films du genre mettant en scène ce type d’histoire c’est bien son côté déjà-vu et balisé. Comme si Ashcroft avait peur d’innover visuellement comme sur le fond, il applique une recette éculée sur toutes les strates de son film de commande. Alors oui, cela fonctionne au niveau du divertissement sur le moment mais rien n’est fait pour rendre le long-métrage mémorable ou différent. La mise en scène est efficace mais éminemment classique, les acteurs sont bien dirigés et font le travail mais ne sortent pas des clous. Même sur l’atmosphère poisseuse mise en branle, rien n’est fait pour l’optimiser et mettre mal à l’aise comme il l’avait fait sur son précédent film. Et le cadre triste de cette petite ville du New Jersey est tellement déprimant que cela se ressent sur l’aspect visuel du film, tout aussi triste et terne. Au final, c’est prenant, on a envie de savoir la fin et quelques surprises émaillent le tout mais rien ici qui nous fera nous rappeler de ce film après quelques jours. Du polar de série pépère et formaté en somme.

"Maddie's Secret" = C +. Pas mal.Disponible en VOD au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.En quelques mot...
08/30/2026

"Maddie's Secret" = C +. Pas mal.

Disponible en VOD au Québec et pas de date de sortie annoncée en France.

En quelques mots: Choix audacieux du réalisateur - un homme cisgenre - d'incarner le rôle principal, celui d'une femme cisgenre qui rebat les cartes de ce que l'on pensait voir. Loin d'être une oeuvre sur la transidentité malgré ce parti pris étonnant, le film écorne les canons de beauté actuels et la prédominance des réseaux sociaux au sein d'une comédie dramatique qui traite le sujet de la boulimie avec brio. Volontairement kitsch, l'ambiance et la direction artistique sont mis en valeur par une mise en scène dynamique et le côté attachant du personnage principal fait le reste. Sans être incontournable, voilà une oeuvre aimable et surprenante.

Un film américain de John Early.
Avec John Early, Kate Berlant, Eric Rahill, ...

Lorsqu’on découvre ce premier film de l’humoriste John Early sans trop rien en savoir, on pense de prime abord que « Maddie’s secret » va emprunter le chemin de l’œuvre bienveillante sur la transidentité et que celui-ci incarne le rôle principal d’une femme trans. Sauf que pas du tout. Et c’est la surprise, d’abord très étonnante et perturbante, qui décante dans notre esprit. Non, Early a carrément choisi d’interpréter le personnage principal d’une femme cisgenre alors que lui est un homme cisgenre. Donc pas de travestissement ici, ni de drag-queen, ni même de personne transs*xuelle, le but et le fond du film ne sont absolument pas là. Ce choix particulièrement audacieux interroge au début puis finit par devenir le cœur vibrant du long-métrage tant le personnage de cette Maddie, incarnée par un John Early déterminé et en accord avec son choix, s’avère attachant. Bien sûr, on voit bien qu’un homme est derrière le maquillage – on pense parfois à John Travolta dans « Hairspray » ou Robin Williams dans « Mrs. Doubtfire » - mais le subterfuge finit par être assimilé dans notre esprit et apporter un grain de folie supplémentaire à ce premier film.

Maddie est un sacré personnage. Et elle est tellement attachante malgré son côté nunuche (exacerbés par le côté presque farce d’un homme jouant le rôle d’une femme) que son énergie inédite propulse le film vers le haut. Elle nous fait rire, sourire et nous touche souvent. Les débuts du long-métrage entendent appréhender l’omniprésence des réseaux sociaux dans tous les domaines – ici celui des émissions de cuisine – sur un mode léger et humoristique. Puis, « Maddie’s secret » devient plus dramatique dans sa seconde partie quand entre dans la danse le sujet de la boulimie assez peu traité sur grand écran. Même si la légèreté reste de mise, ce thème délicat est traité avec sérieux, empathie et aplomb. Et Early parvient tout de même à glisser quelques séquences amusantes malgré tout dans un parfait équilibre entre les deux.

Dès les premières images qui voient Maddie courir dans un Los Angeles anonyme, on sent que la tonalité générale va être singulière. La mise en scène est dynamique, aérienne (comme dans les séquences de danse), elle met en valeur une direction artistique colorée et très imprégnée des films des années 90. L’ambiance est un peu kitsch, lorgnant sur les films de niche q***r et LGBT, rendant le tout totalement hors des modes. Malgré tout, si tout cela est plaisant et inattendu, ce n’est pas non plus le film du siècle. Certains seconds rôles sont mal dégrossis dont celui de sa co-scénariste Kate Berlant, au parcours sacrifié. Et puis il y a certaines séquences un peu trop décalées qui font sortir le film de sa ligne directrice, à cause de ruptures de ton mal négociées. Bref, « Maddie’s secret » est plaisant et frais sur bien des aspects mais ce n’est pas non plus un incontournable.

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1663 Rue Saint-Hubert
Montreal, QC
H2L3Z1

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+15145867441

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