09/24/2026
Depuis plusieurs années, Rosalie Morin de Nalu Éducation et moi travaillons en complémentarité sur des projets d'aménagement de paysages NATURELS de la petite enfance (garderies, écoles et parc municipaux). Récemment, un CPE a a comme mal compris notre philosophie et exigé que nous convertissions presque toutes les surfaces naturelles au plan préliminaire (pelouse, paillis de cèdre, criblure de pierre) par des surfaces synthétiques (gazon synthétique, caoutchouc, asphalte). Nous avons refusé de signer de tels plans. Heureusement pour nous, l'aspect économique de l'affaire jouait en notre faveur. Nous avons donc entrepris de calculer l'estimé budgétaire pour les deux options. À 400$ le m2 pour ces surfaces synthétiques, l'aspect économique est un argument massue pour nos CPE, qui a vite compris que la faisabilité de leur projet était en jeu... C'est donc une victoire pour des dizaines d'enfants qui pourront sentir le petrichor (oui c'est un mot au dictionnaire), pas les effluves de caoutchouc chauffé par les rayons de soleil. Ils pourront sentir les écorces de cèdre sous leurs petits pieds rondelets, pas la chaleur excessive de l'asphalte! On aura éviter une avalanche de micro plastique contenu dans la fondation du gazon synthétique. On aura réduit les îlots de chaleur et aider les racines des arbres environnants à s'abreuver, ce qui conduit à long terme à de plus grands arbres qui procurent une ombre qui peut réduire les surchauffes des bâtiments environnants et les coups de soleil des petits marcheurs! Bien sûr, il y a des 'inconvients' à notre design: les enfants se salissent et tachent leurs vêtements, ils transportent le sable dans les aires de paillis et sur le gazon et vice-versa, le gazon laisse place à des trous d'eau parfois, ça fait pas des belles photos 'pinterest' tout ça... Mai au final, moi je dors sur mes deux oreilles. Mission accomplie!