22/02/2022
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Quotidien d’informations générales et économiques
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La lettre de matata ponyo au président Fatshi..
Arrestation de Francois beya:
Les révélations d'Africa intelligence.
Depuis l'arrestation, le 05 février, de son conseiller en matière de sécurité francois beya, le Président tshisekedi observe un mutisme absolu sur le dossier, alimentant les rumeurs les plus folles. Africa intelligence révèle ici,l'interpellation et les circonstances qui ont conduits à son arrestation.
*Francois beya ou le maître-espion aux milles réseaux.
Comme tous les maîtres-espions, beya parlait à la fois à Israël et aux hommes d'affaires libanais proches du Hezbollah, aux alliés de tshisekedi comme à ses pires ennemis dans l'entourage de son prédécesseur Joseph kabila, ainsi qu'à tous les securoctates des pays voisins, jusqu'en en Europe et aux états-unis. Cet activisme tous azimut, souvent conduit depuis ses bureaux de l'hôtel sultani, a fonctionné tant que le chef de l'État est resté persuadé qu'il était mené à son usage exclusif. Mais, il y a trois mois, félix tshisekedi, qui vit depuis 2019 dans l'angoisse d'un coup de force du camp kabila, a commencé à avoir des doutes sur la loyauté de François Beya. Ces soupçons, largement entretenus par son premier cercle, dans lequel François compte des adversaires déclarés. Depuis son appréhension, François a vu les fonctionnaires de l'ANR perquisitionner le 07 février dernier, les locaux du conseil sz sécurité, qu'il préside. Le 14 février, les enquêteurs visitent ses bureaux privés, au 4e étage de l'hôtel slutani, a kinshasa. Ils ont saisi ses ordinateurs, ses téléphones, ses dossiers ainsi que l'agenda noir dans lequel le conseiller présidentiel consignait ses obligés. Dans les mains des enquêteurs, toutes les pièces deviennent autant des preuves de trahison sur lesquelles le conseiller est soumis depuis à un interrogatoire serré, est sommé de s'expliquer.
Nous y reviendrons
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"Incroyable mais vrai " affirme le sénateur matata sur son compte Twitter, la DGM vient de m'empêcher de prendre le vol Congo Airways pour participer aux funérailles de ma jeune sœur décédée à lubumbashi. Alors que la cour...
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"Incroyable mais vrai " affirme le sénateur matata sur son compte Twitter, la DGM vient de m'empêcher de prendre le vol Congo Airways pour participer aux funérailles de ma jeune sœur décédée à lubumbashi. Alors que la cour...
Les poids lourds du gouvernement Ilunga 1 Sele Yalaghuli, un fils de Matata Ponyo Depuis lundi, la République démocratique du Congo dispose d'un nouveau gouvernement. L'équipe de 66 membres, réunie autour du Premier ministre Sylvester Ilunga Ilukamba, est le fruit de plusieurs mois de tractations entre le camp de l’ex-président Kabila et celui de l’actuel chef de l’État, Félix Tshisekedi.
Le premier cabinet de Sylvester Ilunga est marqué par la nomination de nouvelles personnalités aux postes clés des Finances, des Mines, de la Défense, des Affaires étrangères et de l’Intérieur.
À l'Intérieur, un fidèle de Tshisekedi
Gilbert Kankonde Malamba, nommé Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité et des Affaires coutumières, est un fidèle du président Félix Tshisekedi. « C’est quelqu’un qui a toute la confiance du chef, c’est pour cela qu’il a été nommé à ce poste », affirme un cadre de l’UDPS.
Gilbert Kankonde, 66 ans, originaire de la province du Kasaï, a rejoint le mouvement dans les années 80, sous la présidence d’Étienne Tshisekedi, qui en avait fait son assistant personnel. Par la suite, il sera d’ailleurs nommé secrétaire national aux relations extérieures de l’UDPS par le fils. Ceux qui le connaissent parlent d’un homme jovial, subtil, diplomate, qui sait garder son calme. Pour cette raison, « on l’attendait plutôt à la diplomatie », indique maître Peter Kazadi, conseiller juridique du parti. Son âge, sa carrure – il mesure 1m80 – en fait un homme imposant.
Mais Gilbert Kankonde n’a pas toujours appartenu à l’UDPS. Dans les années 90, il se brouille avec Tshisekedi père et part travailler pour le gouverneur du Kasaï Oriental. Vient ensuite l’exil en Belgique durant de nombreuses années. Ce n’est qu’en 2014, lorsqu’Étienne Thisekedi, malade, séjourne à Bruxelles que Gilbert Kankonde renoue avec lui. Ses longues années hors de l’UDPS vont d’ailleurs attiser les jalousies. Ses détracteurs se demandent comment il a obtenu ce poste après un parcours aussi sinueux. « Ce n’est pas un militant UDPS, mais un militant de la famille », estime un ancien cadre du parti.
Aujourd’hui, Gilbert Kankonde occupe un poste stratégique : l’Intérieur. « Il n’a aucune expérience dans ce domaine », note un observateur de la vie politique. Mais c’est un homme à qui le chef de l’État fait entièrement confiance, qui n’a pas sa langue dans sa poche et un des rares avec lequel il peut avoir une vraie discussion, ajoute cet observateur.
Une femme tenace à la diplomatie
Depuis ce lundi, la diplomatie de la RDC est dirigée par une femme, la deuxième depuis l’accession du pays à l’indépendance en 1960. Marie Tumba Nzeza, qui a été nommée par le président Félix Antoine Tshisekedi, milite dans l’UDPS depuis des longues années. Elle a été de tous les combats aux côtés de l’opposant historique Étienne Tshisekedi.
Mariée à un professeur d’université, elle-même diplômée d’université, Marie Tumba Nzeza est mère de famille. C’est un visage très connu dans les milieux politiques et il ne faut pas se fier à son apparence timide, derrière il y a une femme tenace, explique un des collègues de l’UDPS qui parle de « mère Courage ».
Les témoignages abondent : on l’a vue très active durant la période de la conférence nationale souveraine au début des années 90, rappellent ses paires du parti pour qui c’était la grande lutte contre la dictature du MPR, le parti unique dirigé par le maréchal Mobutu Sese Seko. Plus d’une fois, elle a bravé les forces de l’ordre, ajoute un ancien de l’UDPS. Ministre de l’Enseignement dans le gouvernement issu des assises historiques de la CNS, elle avait choisi de rester aux côtés du Premier ministre Étienne Tshisekedi, après la révocation de ce dernier. Son combat s’est poursuivi jusqu’au régime de Kabila fils.
Un juriste spécialiste du pétrole au poste de vice Premier ministre en charge de la Justice
Âgé de 65 ans, Célestin Tunda Ya Kasende est avocat depuis 1984 après de brillantes études de Droit public à l’université de Kinshasa. Il est également détenteur d’un certificat en Droit public international obtenu à La Haye, auquel s’ajoutent d’autres certificats en sciences pétrolières de l’Institut français du Pétrole. En 2011, il décroche, avec la mention « grande distinction » un diplôme d’Etudes spéciales en Economie et développement à l’université catholique du Congo et fait des recherches sur la dette extérieure des pays en voie de développement.
Me Tunda a participé aux travaux de la Conférence nationale souveraine des années 1990. Arrive alors l’Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo qui renverse le maréchal Mobutu en 1997. Une année plus t**d, éclatent plusieurs rébellions. Dans la recherche de solutions, il devient secrétaire général de la Commission préparatoire du dialogue inter-congolais de Sun City organisé en 2001. Il est plusieurs fois élu député national, mandats entrecoupés par un bref passage au gouvernement comme vice-ministre des Affaires étrangères en 2011, et ce avant d’être nommé secrétaire général adjoint du PPRD, le parti de Joseph Kabila. Au moment de sa nomination comme vice-Premier ministre de la Justice, Célestin Tunda Ya Kasende était encore président administrateur général de SEP-Congo, société d’entreposage des produits pétroliers.
Une nouvelle tête pour les Mines
W***y Kitobo Samsoni prend le stratégique ministère stratégique des Mines. Un Katangais à la tête du secteur minier, voilà qui semble naturel en RDC, tant la province symbolise la richesse minière du pays. Ce qui l'est moins, c'est que le titulaire du portefeuille est aussi professeur d'université, docteur en métallurgie, et auteur d'une thèse de doctorat à l'université de Liège. Ce quinquagénaire a d'ailleurs une carrière universitaire bien remplie puisqu'il a dirigé l'École supérieure des ingénieurs industriels de l'université de Lubumbashi ainsi que la faculté polytechnique.
Au début des années 2010, il s'intéresse de plus près à la politique, au sein du PPRD, la formation de Joseph Kabila, jusqu'à en devenir cette année secrétaire exécutif fédéral du parti pour la province du Haut Katanga. Son ascension au sein du parti a suivi une carrière express au sein de l'exécutif provincial, puisqu'en 2016, il a occupé le poste de ministre des Mines du Haut Katanga. Technicien compétent, militant fidèle, W***y Kitobo Samsoni est aussi réputé modéré. Lorsque l'UDPS et le PPRD s'affrontent en avril dernier à Lubumbashi, il fait partie des modérés et des conciliateurs affirme un patron du secteur minier.
Son image est tout aussi bonne au sein de la société civile. Ainsi Jean Pierre Muteba, activiste et syndicaliste à Lubumbashi l'a souvent croisé au cours de réunions sur le secteur minier, il en a gardé l'image d'un homme affable, compétent et ouvert au dialogue.
Un fidèle de Matata Ponyo aux Finances
C’est le collaborateur fidèle de l’ancien Premier ministre qui arrive au ministère des Finances. José Sélé Yalaghuli a commencé à travailler pour Matata Ponyo dès 2001 au bureau central de coordination du ministère des Finances, avant d’être nommé directeur de cabinet lorsque Matata Ponyo accède au poste de Premier ministre.
Dans un tweet ce matin, l’ancien Premier ministre s’est d’ailleurs réjoui de sa nomination en le qualifiant de « travailleur et compétent ». Joint par téléphone, il rajoute que « ce disciple du matatisme » est également bilingue et connait bien tous les organes publics de l’économie.
Originaire de la région de l’Équateur, José Sélé a une formation d’économiste et la réputation d’être un technocrate. Toujours discret il apparait aujourd’hui comme un des hommes neufs du PPRD. Un homme d’affaires occidental le décrit comme quelqu’un de très consensuel à qui on connait peu d’ennemi.
C’est donc pour ce dernier le choix de la continuité qui a été fait ce lundi avec un nouveau ministre peu susceptible de mettre en cause les positions de ses prédécesseurs. Lors de son dernier poste à la direction générale des Impôts, José Sélé a essentiellement tenu un rôle de médiateur, n’étant pas fiscaliste de formation. Son bilan reste plutôt apprécié, en termes de mobilisation des recettes notamment, un domaine où celui-ci était aidé par les coûts élevés des matières premières.
Un fidèle de Vital Kamerhe au Budget
Maître Jean Baudouin Mayo Mambeke, secrétaire général de l'UNC de Vital Kamerhe, devient vice-Premier ministre en charge du Budget, l'une des cinq grandes vice-primatures de ce gouvernement.
Jean Baudouin Mayo n'a jamais eu la langue dans sa poche. Ses collègues à l'Assemblée sont unanimes pour le dire : il dégaine vite, sait se montrer critique, y compris face à sa propre formation politique, quand les décisions lui paraissent injustes. S'il manie bien le verbe, c'est grâce à sa formation d'avocat. Originaire de l'ex-province du Bandundu, âgé de 62 ans et père de quatre enfants, maître Mayo est un Kinois d'adoption qui a fait l'essentiel de ses études, et sa carrière politique à Kinshasa. Sa première expérience ministérielle, c'est Léon Kengo Wa Dondo, Premier ministre du maréchal Mobutu qui la lui offre au lendemain de la conférence nationale. En 1994, il devient vice-ministre des Mines, après avoir été parmi les conseillers juridiques de la Gécamines, la société minière nationale. C'est un fidèle parmi les fidèles de Vital Kamerhe, le directeur de cabinet de Félix Tshisekedi.
Quand plusieurs cadres de l'UNC choisissent de rejoindre le rassemblement d'Étienne Tshisekedi, maître Mayo, à l'époque président fédéral à Kinshasa, reste à l'UNC et devient l'année suivante le secrétaire général de ce parti. Sera-t-il un bon vice-Premier ministre du Budget ? « C'est un avocat expérimenté, mais il n'a aucune maîtrise des questions budgétaires », déplore un membre de la société civile. Dans son camp, on rappelle que le nouveau « vice-Premier » s'était déjà intéressé à ces questions quand il était directeur de cabinet adjoint de Vital Kamerhe, alors président de l'Assemblée nationale. « Et il saurait faire appel à l'expertise nécessaire », assure un proche collaborateur.
M.N.
Après la signature de l’accord à Nairobi
Le ticket Kamerhe et Tshisekedi ce mardi à Kinshasa
Après la constitution d’un ticket Kamerhe-Tshisekedi à travers la constitution d’une plateforme dénomée Cap vers le changement (CACH), l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) et l'Union pour la Nation Congolaise (UNC) disent garder leur main tendue, pour une coalition plus large " à l’endroit de toutes les forces politiques et sociales acquises au changement ". C’est ce qu’ont indiqué les deux partis ce samedi 24 novembre dans une déclaration commune lue par Mayo Mambeke, secrétaire général de l’UNC, en présence de Jean-Marc Kabund, son homologue de l’UDPS.
Dans une interview accordée à RFI, Félix Tshisekedi dit espérer non seulement avoir des voix dans l’Est du pays mais aussi compter sur certains autres candidats qui devraient se désister au profit du ticket qu’il compose avec Vital Kamerhe.
« Oui, évidemment surtout dans l’Est parce que c’est un bastion de l’UNC, mais aussi ailleurs. L’UNC est un grand parti national. Cette alliance sera gagnante. Il y a des candidats à la présidentielle qui vont se désister en notre faveur. Et nous serons capables de dépasser les 50% que donne un Institut de sondage américain », a-t-il dit
Du côté de Lamuka, certains cadres espèrent un rapprochement avec le camp Tshisekedi-Kamerhe à travers ce que Claudel André Lubaya appelle déjà l’accord de Kinshasa.
Signalons par ailleurs que l’accord désigne Kamerhe comme directeur de campagne et Premier ministre en cas de victoire aux élections.
M.P.
Mgr Ambongo : « Une différence d’opinion politique ne fait de l’autre un ennemi à abattre »
Dans son homélie à l’occasion de l’inauguration de son ministère pastoral comme archevêque métropolitain de Kinshasa, Monseigneur Fridolin Ambongo a appelé à la tolérance pendant la période de campagne électorale.
« Je lance un vibrant appel à la conscience patriotique de notre peuple à ne pas céder à la provocation et à la violence surtout verbale pendant cette période de campagne électorale. Une différence d’opinion politique ou de conviction religieuse ne fait de l’autre un ennemi à dénigrer ou à abattre. Nous devons apprendre à nous respecter et à respecter l’autre dans sa différence légitime ». a t-il devant notamment plusieurs candidats à la présidentielle dont Martin Fayulu et Emmanuel Ramazani Shadary.
Quatre jours après le début de la campagne électorale, quelques actes de violence ont été enregistrés. A Bukavu, par exemple, des effigies et autres outils de propagande des candidats sont arrachés publiquement. Trois sensibilisateurs du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) avaient été décapités le 17 novembre dernier dans le secteur de Dibatayi, 90 km à l'ouest de Kananga, en territoire de Dibaya,
« Le pouvoir est un service, l’humble service des autres pour la réalisation de toute la société » (Mgr Ambongo)
A l’occasion de la messe d’inauguration de son ministère épiscopal, Mgr Fridolin Ambongo Besungu, archevêque métropolitain de Kinshasa, a axé son homélie sur l’exemple à prendre sur le Christ au sujet notamment du pouvoir.
« Le geste de Jésus inaugure ainsi une nouvelle sagesse, une nouvelle éthique, une nouvelle culture : la culture du « faire comme Jésus ». Vous êtes mes amis, dit-il, si vous faites ce que je vous commande. En cela le Christ Roi de l’Univers nous livre un message prophétique : le pouvoir est un service, l’humble service des autres pour leur accomplissement et pour la réalisation de toute la société. Si tous, moi-même en premier, nous accueillons ce message de vérité et nous le mettons en pratique, nous allons réellement transformer notre société et le Congo sera plus beau qu’avant », a t-il dit dans son homélie.
Plusieurs hommes politiques et ambassadeurs ont fait le déplacement du stade des Martyrs dont Martin Fayulu, Freddy Matungulu, Adolphe Muzito, Emmanuel Ramazani Shadary, etc.
M.P.
Expulsion des Congolais
362 097 refoulés de l’Angola enregistrés dans quatre provinces
Au moins 362 097 ressortissants congolais refoulés ou retournés volontaires de l'Angola ont été enregistrés, entre le 1er octobre et le 15 novembre, dans les provinces du Kasaï, du Kasaï Central, du Kongo Central et de Kwango.
Ces chiffres ont été fournis à la Monusco par la Direction Générale de Migration (DGM) mais ne reflètent pas encore totalement l’ampleur de l’afflux de la période la plus récente.
« Au total 363097 ressortissants congolais enregistrés aux différents points d’entrée frontaliers. Ces données validées par la Directions Générale des Migration (DGM) font état de 288 940 retournés volontaires et 73157 expulsés enregistrés entre le 1er octobre et le 15 novembre », a annoncé l'ONU lors de la conférence de presse mercredi.
Au mois d’octobre dernier, Leila Zerrougui, cheffe de la mission onusienne en RDC, avait redouté que la présence des refoulés d'Angola puisse impacter sur le processus électoral.
L’ambassade américaine à Kinshasa fermée lundi à cause d’une « possible menace terroriste »
L'ambassade américaine à Kinshasa a déclaré dans un communiqué avoir reçu des informations sur une « possible menace terroriste » contre ses installations en République démocratique du Congo, à quatre semaines de la présidentielle.
« L’ambassade des États-Unis à Kinshasa a reçu des informations crédibles et précises sur une possible menace terroriste contre les installations du Gouvernement américain à Kinshasa », selon un communiqué, en anglais.
« L’ambassade des États-Unis à Kinshasa sera fermée au public le lundi 26 novembre », précise le texte. L’ambassade encourage les citoyens américains à Kinshasa et dans l’ensemble de la RDC » à maintenir un niveau de vigilance accru et à exercer une bonne connaissance de la situation », « surveiller les médias locaux pour les actualisations ».
Les élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont prévues le 23 décembre en République démocratique du Congo et permettront de désigner le successeur du président Joseph Kabila, qui ne pouvait plus se représenter après 18 ans au pouvoir. La campagne électorale a démarré jeudi et prendra fin le 21 décembre. Ancienne colonie belge, la RDC n’a jamais connu de passation pacifique du pouvoir depuis son indépendance en 1960.
T.K.
Fièvre hémorragique d’Ebola
Sept nouveaux cas et 222 décès dans l’est
Sept nouveaux cas de fièvre hémorragique ont été enregistrés dans l'est de la République démocratique du Congo où l'épidémie de la maladie à virus Ebola a déjà fait 222 morts depuis le début de l'épidémie, selon le ministère congolais de la Santé dans un bulletin publié jeudi 22 novembre.
Depuis la déclaration officielle de l’épidémie d’Ebola le 1er août dans le Nord-Kivu, « il y a eu 222 décès au 22 novembre », selon des chiffres publiés par le ministère de la Santé. « Sept nouveaux cas confirmés ont également été enregistrés, dont 4 à Beni, 2 à Katwa et 1 à Kalunguta. »
Dans une précédent bulletin publié mardi soir, le ministère faisait état de treize nouveaux cas dans l’est du pays. Parmi eux, cinq sont les membres d’une même famille et étaient enregistrés comme contacts d’un cas confirmé décédé au début du mois de novembre.
Les cinq personnes avaient « refusé la vaccination et le suivi. Ils ont finalement tous accepté d’être soignés », précise le ministère.
Dixième épidémie
Déclarée le 1er août à Mangina, dans la province du Nord-Kivu, la dixième épidémie d’Ebola en RDC depuis 1976 a également touché la province voisine de l’Ituri (nord-est).
L’épicentre s’est rapidement déplacé à Beni, ville d’environ 300 000 habitants, cible d’attaques attribuées à des rebelles ougandais musulmans des Forces démocratiques alliées (ADF).
Des attaques mises sur le compte de ces rebelles ont perturbé à plusieurs reprises les opérations pour contenir et venir à bout de la maladie.
Dans le même temps le ministère de la Santé indique que la lutte contre Ebola « dans le village de Kanyihunga, zone contrôlée par les Maï-Maï (groupe armé), évolue positivement ».
O.K.
Coopération bilatérale RDC-Émirats arabes unis :
Vers une exemption totale de visas d’entrée ?
Les chefs des diplomaties congolaise et émiratie ont signé, en début de semaine à Abou Dhabi, un accord d’exemption réciproque de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques. Une étape de plus dans le rapprochement entre les deux pays.
Pour l’instant, seuls les Émiratis et les Congolais détenteurs de passeports diplomatiques sont concernés. Ils pourront se rendre désormais sans visa, respectivement en RDC et aux Émirats arabes unis. C’est ce qui ressort d’un accord conclu le 19 novembre à Abou Dhabi entre les ministres des Affaires étrangères de ces deux États, le Congolais Léonard She Okitundu et l’Émirati Check Abdallah Ben Zayed Al Nahyane.
Une étape supplémentaire dans le récent rapprochement entre les deux pays. C’est seulement depuis novembre 2017 en effet que la RDC et les Émirats arabes unis ont convenu d’établir des relations diplomatiques. « Des facilités, notamment de l’espace pour nos bureaux, nous ont été accordées pour ouvrir notre ambassade à Abou Dhabi », confie à Jeune Afrique Léonard She Okitundu. Il en sera de même pour la représentation diplomatique émiratie à Kinshasa, selon le chef de la diplomatie congolaise.
Ce que voulait (vraiment) Abou Dhabi
En attendant, les deux États font sauter le verrou des visas. « Les Émirats arabes unis avaient même souhaité que la RDC autorise l’entrée sans visa sur son territoire de tous les ressortissants émiratis détenteurs de passeports ordinaires, diplomatiques ou de service, révèle She Okutindu. Mais comme cela n’a pas été accepté pour les Congolais qui voudraient se rendre aux Émirats arabes unis, et pour ne pas consacrer l’inégalité de traitement, nous avons refusé la proposition d’Abou Dhabi. »
L’accord signé s’étend sur « cinq ans renouvelable tacitement ». Concrètement, les détenteurs de passeports diplomatiques sont ainsi exonérés de visa d’entrée pour des séjours de 30 jours au maximum dans l’un ou l’autre État.
Cela participe à notre démarche consistant à réorienter notre diplomatie vers des pays respectueux de notre souveraineté
« C’est une première étape vers une exemption réciproque de visas pour les ressortissants congolais et émiratis », soutient Michael Sakombi, conseiller du chef de la diplomatie congolaise, qui a participé aux négociations. En attendant, « pour les détenteurs de passeports ordinaires et de service, l’accord signé prévoit des facilitations dans le traitement des dossiers aux services d’immigration, notamment par le biais des ambassades des Émirats », ajoute-t-il.
Kinshasa se réjouit déjà de ce renforcement de la coopération avec cette puissance économique du Golf persique. « Cela participe à notre démarche consistant à réorienter notre diplomatie vers des pays respectueux de notre souveraineté », commente Michael Sakombi. En avril, à la demande des autorités congolaises, les Émirats arabes unis s’étaient retirés de l’organisation de la première conférence internationale des donateurs sur la RDC, à Genève. Une réunion boycottée par Kinshasa, qui se plaignait de n’avoir pas été consulté en amont. « Les Émirats arabes unis avaient fait preuve de solidarité », se souvient She Okitundu.
Vols « imminents » d’Emirates pour Kinshasa
Selon le ministre des Affaires étrangères congolais, ce rapprochement Kinshasa – Abou Dhabi est « sans exclusive » : « Il s’agit au contraire d’une volonté de diversifier nos partenaires ». Toutefois, ces derniers mois, des rapports sont plutôt tendus entre la RDC et ses partenaires traditionnels, notamment et surtout avec la Belgique. Alors qu’avec les Émirats arabes unis, des discussions se poursuivent autour de deux nouveaux accords qui seraient « en gestation » : celui relatif « à la promotion et à la protection des investissements » et celui liée à « la prévention de la double imposition ».
Dans le secteur aérien, un accord a déjà été conclu entre les deux pays et les vols d’Emirates à destination de Kinshasa seraient « imminents », selon les autorités congolaises. Des « derniers réglages » seraient également en cours en ce qui concerne le partenariat entre le gouvernement congolais et l’émirati DP Word pour la construction du port en eaux profondes de Banana, dans l’ouest de la RDC.
M.P.
Après le FCC, Félix Tshisekedi en meeting au stade Tata Raphaël
Après le Front Commun pour le Congo (FCC), Félix Tshisekedi sera en meeting dans les tout prochains jours au stade Tata Raphaël.
D'après son directeur de cabinet, la date sera incessamment fixée pour ce meeting du candidat de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à l'élection présidentielle.
Me Peter Kazadi a fait savoir qu'une commission a été mise en place par les instances du parti pour les préparatifs de ce meeting.
Il a souligné que ce meeting tant réclamé par la base sera une occasion pour le poulain de l'UDPS de communier avec la population congolaise qui aspire à l'alternance.
Peter Kazadi a toutefois précisé que ce meeting n'est nullement une réplique au meeting du FCC au stade Raphaël.
On rappelle que l'UDPS n'avait pas pris part à la marche organisée par ses autres partenaires de l'opposition le 26 octobre dernier.
MP
Candidature commune de l'opposition : "L’homme du consensus" attendu avant le 10 novembre
Malgré son boycott de la marche du vendredi 26 octobre contre la machine à voter, l’UDPS participera à l’ultime rencontre de l’Opposition, prévue dans la première moitié de ce mois de novembre à Johannesburg.
L’opposition en RD Congo organisera du 07 au 10 novembre à Johannesburg en Afrique du sud, son ultime rencontre devant conduire à la désignation de son candidat commun à la présidentielle. Cette info qui a circulé hier, mardi 30 octobre, dans les rues de Kinshasa, a été confirmée par Freddy Matungulu, président du parti Congo Na Biso (CNB), joint au téléphone par notre consœur Top Congo FM, une radio privée émettant de Kinshasa. Selon Freddy Matungulu, ils sont « en concertation permanente, avec des réunions techniques à Kinshasa ». Le leader du parti CNB indique, par ailleurs, que « ces rencontres se tiennent à l’étranger pour avoir la participation de tous les 7 leaders qui sont parties prenantes dans cet exercice et que le « champion de l’opposition sera désigné à l’issue de cette réunion ».
Autant dire que la messe (l’ultime ?) de l’opposition annoncée dans les jours à venir à Johannesburg, s’inscrit dans la suite logique de celle du 24 au 25 octobre tenue à Pretoria, en Afrique du Sud. Lors de ce mini-conclave de deux jours, les principaux ténors de l’opposition ont convenu de « décider de la désignation du candidat commun » d’ici au 15 novembre pour le scrutin de Décembre. Participaient à la réunion les candidats à la présidentielle Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Freddy Matungulu et l’opposant Adolphe Muzito qui n’a pas pu se présenter.
Félix Tshilombo Tshisekedi, en course pour la présidentielle au nom de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti hérité de son défunt père Etienne Tshisekedi, et deux autres candidats recalés, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, s’étaient fait représenter à Pretoria.
Même si l’opposition réitère sa volonté de ne pas boycotter le scrutin, elle a toutefois appelé les autorités à retirer la machine à voter. D’où, le sens de la marche organisée le vendredi 26 octobre à Kinshasa.
Ces travaux de deux jours ont permis aux opposants de réaffirmer leur position de ne pas boycotter les élections le 23 décembre 2018 et d’exiger l’organisation des élections libres, crédibles, inclusives, transparentes et apaisées dans le respect strict des textes en vigueur. Ils ont aussi exigé le retrait de la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral et la mise en œuvre immédiate de la décrispation de l’espace politique.
LA PARTICIPATION DE FELIX TSHISEKEDI CONFIRMEE
Malgré les récentes divergences avec l’UDPS qui avait refusé de participer à la marche de samedi dernier contre la machine à voter depuis qu’il a décidé de participer aux élections « avec ou sans la machine à voter », Freddy Matungulu confirme que Félix Tshisekedi prendra aussi part à cette réunion. L’annonce de la participation de l’UDPS à cette rencontre de grands enjeux, permettra à l’opposition d’en finir avec ce problème et fixer des orientations, quant à la suite du processus électoral.
« Le plus important qu’il faut souligner, ce qu’elle connaîtra la participation de tous les leaders qui font partie de cet exercice extrêmement important pour notre pays. Et même Félix Tshisekedi. Et d’ailleurs, c’est peut-être l’occasion, pour moi, de le rappeler, Félix Tshisekedi était avec nous en Afrique du sud par le truchement de nos compatriotes Kankonde et Ibalanki qui l’ont très valablement représenté », a fait savoir Freddy Matungulu, cité par le même média.
Au cas où la participation de Félix Tshisekedi à la réunion de Jo’burg serait effective, elle aura alors le mérite de calmer les militants et partisans des partis de l’Opposition qui ont interprété la prise de position de l’UDPS, par rapport à la machine à voter, comme une option levée par cette formation politique de faire cavalier seul.
Autant le rappeler tout de suite qu’à un mois et quelque 23 jours de la tenue des élections, les points de vue des principaux partis de l’opposition ne convergent pas sur certaines questions cruciales liées au processus électoral. Pendant que certains récusent la machine à voter, d’autres, comme l’UDPS, se disent prêts à aller à ces élections avec ou sans cet outil de vote.
QUI DE VITAL KAMERHE OU DE FELIX TSHISEKEDI…
Chaque jour qui passe, rapproche davantage les Congolais, de l’échéance fatidique du 23 décembre, date prévue pour la tenue des élections combinées. A savoir la présidentielle, les législatives nationales et provinciales. Arithmétiquement, un mois et quelque trois semaines seulement, séparent le peuple congolais de cette grande bataille de conquête démocratique du pouvoir.
Cependant, à J-53 de la tenue effective de ce scrutin tant attendu dans l’opinion, une question lancinante taraude les esprits à Kinshasa. Qui de Vital Kamerhe, Félix Tshilombo Tshisekedi, Freddy Matungulu ou de Martin Fayulu représentera l’Opposition au scrutin présidentiel ? Enigme ! En tout cas, jusqu’hier, les Congolais ignoraient encore tout sur l’oiseau rare de l’Opposition devant affronter Emmanuel Ramazani Shadary, candidat unique de la coalition au pouvoir.
Entretemps, dans les milieux des militants et des partisans des partis de l’Opposition, le doute et l’espoir s’en mêlent. Si certains gardent encore leur foi inébranlable de voir l’Opposition faire bloc autour d’un candidat commun, d’autres par contre, émettent des réserves.
Dans l’un et l’autre camp, on essaie d’argumenter ce qu’on pense. Les optimistes estiment que le « ret**d » observé dans le choix du candidat commun ou candidat unique de l’opposition c’est selon procède de la stratégie du vote.
Par contre, ceux qui estiment que l’Opposition ne parviendra pas à s’accorder sur un candidat, s’appuient sur les tout récents faits politiques. Principalement, la récurrente et permanente controverse autour de la machine à voter. Et aussi, toutes proportions gardées, la question des 16 millions d’électeurs enrôlés sans empreinte digitale.
L’opinion se rappelle qu’à ce sujet, le parti Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de feu Etienne Tshisekedi, au départ contre l’utilisation de cette imprimante, s’est ravisée par la suite, affirmant qu’avec ou sans la machine à voter, elle ira bel et bien aux élections. Voilà qui justifie son refus de participer à la marche pacifique de l’Opposition, organisée le vendredi 26 octobre finissant, pour protester contre l’utilisation de cette machine au prochain scrutin.
L’oiseau rare tant attendu de l’opposition sera-t-il finalement connu à l’issue de la prochaine rencontre prévue à Johannesburg ? Trêve de supputations, tant la sagesse conseille de remettre les pendules à l’heure.
MP
RDC-Angola : Au moins 50.000 expulsés bloqués au poste-frontière de Kamako, alerte le CICR
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alerte sur la situation d’au moins 50 000 personnes qui se trouvent actuellement bloquées et sans ressources dans les environs de la ville frontière de Kamako (Kasaï, République démocratique du Congo) après avoir été expulsés d’Angola.
« Beaucoup arrivent dénués de tout et ne peuvent continuer le voyage vers leur région d’origine. Si certains ont pu ramener quelques biens avec eux – matelas sur la tête, meubles sur le porte-bagage d’un vélo, la plupart doivent revendre ce qu’ils ont sauvé au moment de leur expulsion afin de se procurer de la nourriture ou un moyen de transport », a rapporté ce mercredi l’équipe d’évaluation du CICR.
Plus de 330 000 congolais ont quitté le territoire angolais depuis début octobre, selon les chiffres de l’ONU. Elles rentrent principalement par les provinces du Kasaï, du Kasaï central et du Kwango.
« Ce sont des personnes qui sont parties avec très peu de moyens, sans avoir beaucoup de temps pour se préparer, parfois arrivant les mains vides ou avec très peu de biens. Et certains d’entre eux ont fui sous la peur (…) Et maintenant ils se retrouvent dans un endroit pour eux qui est quasiment étranger, parce qu’ils ont été pendant longtemps loin du Congo, et parmi eux des personnes n’ont plus vraiment beaucoup de contacts avec leur famille depuis quelques années», a dit Anna Praz, cheffe des opérations du CICR à Kamako.
Le CICR est préoccupé par le fait que ces personnes reviennent dans une province qui a connu des troubles graves en 2016 et 2017. Les violences, doublées de conflits interethniques, avaient fait des milliers morts et plus d’un million de déplacés selon OCHA. Dans les environs de Kamako uniquement, le Haut-Commissariat aux réfugiés rapportait en septembre 2017 que neuf villages sur dix avaient été « réduits en cendres ».
« Il y en a d’autres qui ont fui les mains vides lors de la crise de 2016-2017 et maintenant à nouveau ils se retrouvent à devoir partir et revenir dans des endroits où ils ont souffert », a ajouté Anna Praz.
80.000 enfants expulsés d’Angola en détresse
Les expulsions massives des ressortissants congolais d’Angola se poursuivent et l’UNICEF a tiré mardi 30 octobre la sonnette d’alarme sur le sort des enfants. Selon l’agence onusienne, près de 80.000 enfants retournés d’Angola ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate.
"Des milliers d'enfants marchent sur de longues distances, exposés aux intempéries, à la faim, à l'insécurité et au risque de violence", a déclaré le représentant de l'UNICEF en RDC.
Au cours d'un point de presse mardi à Genève, le porte-parole de l'UNICEF, Christophe Boulierac, est revenu sur la situation alarmante de ces enfants vulnérables. Selon lui, l'arrivée de rapatriés congolais au cours des dernières semaines s'est produite principalement dans la province du Kasaï, bien que certains enfants et familles soient rentrés dans les provinces voisines, notamment le Kasaï central et au Kwango.
La Haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme a demandé à Luanda de suspendre les expulsions en cours, jusqu’à ce qu’il mette en place un système pour assurer que tous ces retours soient effectués en plein respect de l’état des droits et des droits de ces migrants.
Selon Julie Delivero du bureau Afrique du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève, le haut-commissariat « a constaté qu’il y a eu un usage excessif de la force pour renvoyer ces personnes et on a documenté au moins six morts et cent personnes qui ont été blessées et on a reçu des allégations de meurtre qu’on n’a pas encore confirmé. »
Les refoulés de l’Angola présents à Kikwit sollicitent de l’assistance pour leur subsistance
Les refoulés d’Angola présents à Kikwit, où ils sont arrivés en grand nombre après leur expulsion de ce pays, sollicitent de l’assistance auprès des autorités provinciales, des ONG humanitaires et d’autres personnes de bonne volonté pour leur subsistance dans cette ville.
Selon la radio Tomisa qui les a interviewés à ce propos, ces derniers évoquent les difficultés rencontrées en quittant l’Angola et celles rencontrées dans le pays où ils ne sont pas encore pris en charge, après avoir abandonné leurs biens en Angola. Ils ont effectué des longues distances à pieds, des centaines de kilomètres pour atteindre la ville de Kikwit où ils se retrouvent sans logements ni nourritures.
Parmi ces refoulés, on trouve beaucoup d’enfants, des femmes et des hommes sans force. Ils ont déclaré qu’ils sont très nombreux au niveau des frontières et tous veulent rentrer dans la ville, à cause des difficultés qu’ils éprouvent sur place. De son côté, le président de la société civile de Kikwit, Laurent Bwenia a plaidé pour la prise en charge de ces derniers par l’Etat ainsi que leur réinsertion dans la société, au cours de la même interview.
O.K.
Sud-Kivu
Un pêcheur mineur tué par un hippopotame sur le lac Tanganyika
Un pécheur âgé de 16 ans a été tué la nuit du mardi à ce mercredi 31 octobre par un hippophage sur le lac Tanganyika à hauteur du village Mukwezi dans le territoire de FIZI (Sud - Kivu), a rapporté une source administrative dans la région.
Le pécheur qui a été "coupée en deux" par un hippopotame faisait partie d'une équipe de six pêcheurs artisanaux à bord de deux pirogues de pèche, a indiqué à la presse, Félix Ekyamba, chef du service de pêche et agriculteur ( Agripeche) dans le secteur de Tanganyika.
''Ils étaient déjà en plein travail lorsque l'une de ces deux pirogues a été renversée par l'hippopotame qui a coupé le jeune pécheur. Les 5 autres noyés, se sont sauvés en accostant à la plage Mukwezi", a déclaré Félix Ekyamba. Les autorités locales et la police ont autorisé l'enterrement du jeune pêcheur, après avoir vu son corps dans la matinée.
La police a arrêté mercredi matin, le patron de l'unité de pêche dont faisait partie la jeune victime. Il a été arrêté pour "utilisation des mineurs à la pêche et la non détention de l'autorisation de pêche artisanale sur le lac Tanganyika", a déclaré un officier de la police judiciaire, sous couvert d'anonymat.
Deuxième plus grand lac africain en termes de surface après le lac Victoria, le lac Tanganyika couvre une superficie de 32 900 km2 et s'étire sur 677 km2 le long de la frontière de la Tanzanie (à l’est) et de la RDC (à l'ouest). Son extrémité Nord sépare la RDC et la Tanzanie du Burundi , alors que le sud les éloigne de la Zambie.
Dans ce lac vivent plusieurs hippopotames et crocodiles le long des rives. Selon la société civile locale, 146 personnes ont déjà été attaquées par les hippopotames et crocodiles depuis 2011.
Parmi ces personnes, 42 avaient été tuées par ces animaux qui rendent "boiteuse" plusieurs personnes vivant dans les localités riveraines du lac.
Présenté comme un herbivore paisible passant le plus clair de son temps à se prélasser dans les eaux boueuses, l'hippopotame tue 500 personnes chaque année en Afrique, selon les écologistes.
Ces hippopotames jouent par contre un rôle écologique essentiel en remuant le fond des rivières et en les enrichissant avec leurs déjections, ce qui profite aux populations de poissons.
O.K.
84 femmes adultes ont été victimes de violences sexuelles liées aux conflits
Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) rapporte qu’en septembre 2018, 84 femmes adultes ont été victimes de violences sexuelles liées aux conflits armés. Ce qui représente une hausse par rapport au mois précédent (34 victimes) mais en adéquation avec ceux du mois de juillet 2018 (95 femmes et deux hommes).
La province du Sud-Kivu est, en septembre, la plus affectée (51 femmes adultes), suivie de l’Ituri (13 femmes, dont quatre par des militaires des FARDC).
« Ce mois-ci encore, cette augmentation s’explique – comme lors du mois de juillet 2018 – avec les attaques de combattants Raïa Mutomboki dans plusieurs villages des territoires de Shabunda et de Mwenga au Sud-Kivu (50 femmes adultes). Les combattants des groupes armés sont les auteurs de la majorité des cas de violences sexuelles (68 victimes adultes) avec, outre les combattants des Raïa Mutomboki, plusieurs cas de violences sexuelles perpétrés par des combattants des FRPI (huit victimes) et des miliciens de l’ethnie Twa (six femmes adultes) », note le rapport.
Le BCNUDH ajoute que les agents de l’Etat sont responsables de 16 victimes adultes, soit un nombre comparable au mois précédent (16 victimes), dont la majorité est attribuable aux militaires des FARDC (12 femmes adultes). Il convient de noter qu’un seul cas de violences sexuelles par des agents de la PNC n’a été documenté ce mois-ci (en Ituri).
T.K.
Ebola
L’ONU appelle à une forte mobilisation de la communauté internationale
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi 30 octobre une résolution appelant à une forte mobilisation de la communauté internationale face à l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC. Il appelle toutes les parties au conflit armé dans cette région de permettre la libre circulation du personnel humanitaire. Le Conseil se réjouit aussi de l’implication de la MONUSCO qui a soutenu l’action menée par les autorités congolaises, l’OMS et les autres acteurs combattent cette maladie dans un contexte extrêmement difficile.
Tout en félicitant le gouvernement de la RDC d’être intervenu énergiquement face à l’épidémie en fournissant notamment des soins de santé gratuits, le Conseil de sécurité demande à toutes les entités compétentes du système des Nations unies d’accélérer leur intervention face à l’épidémie d’Ebola dans le cadre de la coordination globale de l’OMS.
Il souligne l’importance pour la communauté internationale de continuer de se mobiliser pour appuyer, en fonction des besoins du Gouvernement congolais, le renforcement des systèmes de santé nationaux qui sont essentiels pour empêcher toute dégradation ou toute répétition de la crise en cours.
En outre, le Conseil insiste sur la nécessité de mobiliser davantage les populations congolaises en travaillant en étroite collaboration avec les chefs religieux, les groupes de jeunes et de femmes et les familles elles-mêmes, y compris dans le cadre de la reprise d’action d’aide humanitaire.
Le texte “condamne dans les termes les plus énergiques toutes les attaques menées par les groupes armés, y compris ceux qui menacent gravement la sécurité des intervenants et mettent en péril l’action de lutte centre épidémie d’Ebola.”
O.K.
Mbandaka : deux divisions de l’enseignement se disputent la perception des frais de l’examen d’Etat
Plusieurs parents et élèves finalistes des écoles techniques s’inquiètent de la persistance du conflit entre la division de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) et celle de la Formation professionnelle, Métier et Artisanat (FPMA). Chacune de ces divisions impose l’achat de son formulaire pour participer à l’examen d’Etat. Le secrétaire exécutif de l’ONG Action pour la Protection et l’Encadrement de l’Enfant en appelle à la présidence de la République pour trancher une fois pour toutes ce différend qui prend de l’ampleur.
« Si vous ne payez pas à l’EPSP ou à l’ETP, vous n’êtes pas éligible à l’examen d’Etat. Les enfants sont traumatisés. Le deuxième aspect, les parents sont soit impayés ou sous-payés. C’est pourquoi nous appelons donc à la présidence de la république de trancher ce conflit entre les deux ministères : EPSP et ETP », a déclaré Marcel Tote, secrétaire exécutif de l’APEE.
Pour lui, la solution à prendre doit satisfaire les parents et les deux ministères.
O.K.
Sud-Kivu : la société civile lance « Sauvons la province » pour dénoncer la mauvaise gouvernance
« Sauvons la province » est le nom de la campagne lancé depuis mardi 30 octobre par les mouvements citoyens et la société civile du Sud-Kivu. Une initiative d’éveil de conscience des mouvements citoyens et d’autres organisations des jeunes qui dénoncent les injustices sociales et la mauvaise gouvernance de la province.
Les organisations de la société civile et les mouvements citoyens comme AMKA CONGO, Réveil des Indignés, La Lucha, Chemin de la Paix et bien d’autres se sont retrouvés ce mardi devant le gouvernorat où ils ont été dispersés par la police.
Ils pointent la mauvaise gouvernance dans toutes les entités, dont les communes, territoires, et la ville de Bukavu. Le manque de routes et l’insécurité grandissante et généralisée, la multiplicité des taxes, les frais illégaux dans les écoles, le manque d’eau potable et de l’électricité sont parmi les maux qui ont poussé ces mouvements à descendre au gouvernorat. A cela s’ajoutent : la spoliation des espaces publics et les cimetières, ainsi que le dédoublement de services.
Les initiateurs de cette campagne disent vouloir éveiller la conscience collective de la population et rappeler aux autorités de mettre l’intérêt général au centre de leurs actions.
T.K.
Le nouvel ambassadeur des USA en RDC disposé à travailler au renforcement des relations diplomatiques entre Kinshasa et Washington
Le nouvel ambassadeur des Etats Unis(USA) en RDC, Mike Hammer a déclaré qu’il est disposé à travailler au renforcement des relations entre Kinshasa et Washington, lors de la présentation, mardi, des copies figurées de ses lettres de créance au vice-Premier ministre, ministre desAffaires étrangères et intégration régionale, Léonard She Okitundu.
Le diplomate américain a indiqué qu’il a échangé avec le vice-Premier ministre sur le renforcement de bonnes relations entre la RDC et son pays, soulignant que sa mission sera de travailler en vue d’améliorer d’avantage les relations diplomatiques historiques entre Kinshasa et Washington dans plusieurs domaines d’intérêt commun.
Il a souligné que dès sa prise de fonctions, il mettra l’accent sur la lutte contre Ebola et la santé, avant de révéler que les Etats-Unis ont prévu un soutien financier de l’ordre de 311 millions de dollars américains au système de santé congolais. « J’espère connaitre le grand pays, le Congo avec sa musique et son football, et j’espère que j’aurai l’opportunité de connaître tout cela », a-t-il souligné en substance.
Pour sa part, le vice-Premier ministre a salué la prédisposition du diplomate américain à travailler à l’amélioration des relations entre les Etats-Unis et la RDC, notamment dans le cadre des Nations Unies, les Etats-Unis étant membre permanent du Conseil de Sécurité où la question congolaise est discutée de manière permanente. Il s’est montré disposé à travailler avec ce diplomate pour le renforcement des relations entre Kinshasa et Washington.
MP
Nouvelles exactions des présumés miliciens de la FRPI àWalendu Bindi
La société civile d’Irumu a dénoncé mardi 30 octobre plusieurs exactions commises par des présumés miliciens de la FRPI depuis dimanche dernier dans plusieurs villages de la chefferie de Walendu Bindi. Elle fait état de deux militaires morts, des vaches volées, des biens de la population extorqués. Le porte-parole de l’armée en Ituri reconnait ces exactions mais parle plutôt des militaires disparus.
Le dernier cas d’exactions des présumés miliciens de la FRPI a été enregistré ce mardi matin. Des hommes armés ont fait incursion dans la petite localité de Opili et ont pillé plusieurs biens des habitants.
De dimanche à lundi, les mêmes miliciens ont réussi à piller 47 vaches à Burasi toujours au sud d’Irumu. Il s’en est suivi un accrochage entre les assaillants et les forces loyalistes. Le bilan fait état de deux militaires tués, selon la société civile locale.
Cette structure lie cette situation au fait que plusieurs positions des FARDC seraient dégarnies dans la région. « Nous constatons que les militaires n’occupent plus leurs positions anciennes. Il y a trop de vides. Alors, les miliciens en profitent », a indiqué un de ses membres, Théophile Kandadu.
Le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo, reconnait la situation. Selon lui, il est difficile pour le moment de parler de morts.
« Lorsque les miliciens ont volé ces 47 vaches, ils ont attaqué les militaires loyalistes. De notre côté, nous savons bien qu’il y a des disparus. Jusque-là, nous les recherchons », a-t-il affirmé.
Le lieutenant Ngongo ajoute que ces exactions des FRPI sont des signes de sabotage du processus de paix en cours, sous l’égide de STAREC, en vue de leur réinsertion sociale.
L’armée réaffirme sa volonté de continuer avec des opérations contre la FRPI, au lieu de compter sur la volonté des miliciens de quitter la brousse.
MP
Elections de décembre 2018
Des véhicules de l’armée utilisés pour le transport du matériel électoral
La commission électorale de la République démocratique du Congo a réceptionné lundi 29 octobre à Kinshasa un lot de camions et aéronefs de l'armée pour acheminer le matériel des élections de décembre, conformément à la volonté de la RDC de se passer de tout appui international.
Cent-cinquante véhicules de la marque russe Kamaz étaient exposés devant le siège de la commission électorale nationale indépendante lundi 29 octobre. Les autorités en ont remis les clés au président de l’institution, Corneille Nangaa.
Une dizaine d’avions et hélicoptères ont parallèlement été remis à la Ceni lors d’une cérémonie officielle à l’aéroport international de Ndjili, dans l’est de Kinshasa.
« Ce matériels appartiennent à l’armée et donc après les élections, ils vont retourner à la base logistique des Forces armées de la République démocratique du Congo », a insisté Crispin Atama Thabe, ministre congolais de la Défense.
Il s’agit de « l’expression de la souveraineté de notre État, c’est une volonté du gouvernement de voir la Ceni être autonome dans l’accomplissement de sa tâche, sans dépendre de la volonté de l’extérieur quant à la réalisation de sa mission », s’est félicité le ministre de l’Intérieur Henri Mova.
Par ce geste, le gouvernement veut « imposer le respect de la communauté internationale », a-t-il ajouté.
Trois scrutins
Kinshasa avait promis de financer seul ses élections sans appui extérieur malgré les propositions de soutien de la communauté internationale.
Trois scrutins, présidentielle, législatives nationales et provinciales se tiendront le 23 décembre après avoir déjà été reportés à deux reprises : fin 2016 et fin 2017.
Vingt et un candidats sont en lice pour la présidentiellequi doit désigner le successeur du président Joseph Kabila, resté dix-huit ans au pouvoir et qui ne pouvait plus constitutionnellement se représenter.
Le président sortant a désigné son ex-ministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat de sa majorité à cette présidentielle. L’opposition veut présenter un candidat commun mais n’a pas encore réussi à se mettre d’accord sur un nom.
M.P.
Kinshasa, troisième ville la plus chère du monde pour les expatriés
Chaque année la société Eurocost international publie son baromètre des villes les plus chères du monde pour les expatriés.
Hong Kong et Tokyo se partagent les deux premières places de ce classement. L’année dernière Hong Kong occupait la deuxième place de ce « hit-parade » derrière Luanda. La capitale angolaise a chuté à la 14e place suite à la dévaluation de sa monnaie et malgré une très forte inflation.
L’Afrique centrale ne quitte pas pour autant le podium, Kinshasa, qui « gagne » 24 places en un an, la plus grosse poussée de fièvre – et de loin – du top 30, s’installe en effet sur la 3e place de ce podium.
Ce classement du coût de la vie pour les expatriés, qui reprend 272 villes, se base sur des prix collectés en juin 2018 et mis à jour avec des taux de change de septembre 2018.
Comment expliquer cette arrivée de la capitale congolaise dans ce trio de tête ? « La capitale de la RDC a effectivement gagné 24 places entre 2017 et 2018, passant de la 27e à la 3e place de notre classement, explique-t-on chez EuroCost International. Pour reprendre l’historique de ces dernières années, Kinshasa était classée 16e en 2016, mais une forte dévaluation de la monnaie locale a entraîné son recul dans le classement. Dans les mois suivants, de fortes augmentations de prix ont progressivement compensé cette chute de la monnaie, repositionnant ainsi Kinshasa dans le haut du classement. L’économie locale a été particulièrement déstabilisée par la baisse des cours du pétrole et la dévaluation de sa monnaie. Le marché immobilier a lui aussi été touché, entraînant une hausse significative des coûts des loyers pour les expatriés. Le coût de la vie très élevé à Kinshasa s’explique donc par une inflation soutenue, tandis que la monnaie s’est stabilisée ces derniers mois ».
Les autres villes africaines du classement
Sur un classement continental, Kinshasa arrive donc en tête des villes les plus chères d’Afrique pour les expatriés, devant Luanda. Suivent Bangui, Pointe Noire, Ndjamena, Brazzaville, Libreville, Asmara et Djibouti. Tripoli cloturant le top 10.
Les auteurs de cette étude note qu’au Soudan, « malgré une très forte inflation, la dévaluation de la monnaie au début de l’année entraîne la chute de Khartoum dans ce classement. Au Soudan du Sud, la ville de Juba gagne quelques places par rapport à l’année dernière. La monnaie continue de se déprécier mais la très forte inflation compense largement cette baisse. Comme l’année dernière, Tunis est la ville africaine la moins chère de notre classement, expliquent encore les responsables de l’étude, la dévaluation régulière du dinar tunisien par rapport à l’euro ne faisant que consolider cette tendance. »
Le top 25 mondial des villes les plus chères pour les expatriés
1. Hong Kong
2. Tokyo
3. Kinshasa
4. Genève
5. Séoul
6. Singapour
7. Beyrouth
8. Londres
9. Zurich
10. New York
11. Honolulu
12. San Francisco
13. Lausanne
14. Luanda
15. Pékin
16. Shanghai
17. Abu Dhabi
18. Tel Aviv
19. Copenhague
20. Berne
21. Bangui
22. Taipei
23. Bâle
24. Moscou
25. Sydney
O.K.
Kananga : la police démantèle un réseau de bandits armés
La police nationale a présenté une dizaine de bandits dont 2 militaires, mercredi 31 octobre à Kananga dans le Kasaï Central. Le commissaire provincial de la police indique que ce réseau a été démantelé il y a quelques jours à Kananga.
Devant les autorités urbaines, policières et de nombreux curieux, le chef de file de ces malfrats a avoué que son réseau est responsable de la plupart de cambriolages enregistrés dans cette ville, ces trois derniers mois. Moise Mulamba cite entre autres, le domicile d’un officier de la police, au quartier Plateau, où ils avaient emporté une somme d’argent et un revolver après avoir passé à tabac le maitre du lieu. Il a également reconnu avoir opéré aux couvents des sœurs de la charité de Jésus à Malole et à Kambote ainsi qu’à Tshilumba.
Pour le commissaire provincial de la police, tout doit être mis en jeu pour combattre la criminalité à Kananga comme à travers toute la province.
« Un grand défi, c’est aussi une franche collaboration avec la population. Lorsqu’il y a des problèmes, lorsqu’il y a des vols, on doit nous appeler », a déclaré le General Fidel Caumba.
Sur place, plusieurs voix se sont levées dans la foule pour demander le transfert de ces grands voleurs dans d’autres prisons de haute sécurité comme à Angenga, à Buluwo ou la Prison centrale de Makala à Kinshasa.
Après le FCC, Félix Tshisekedi en meeting au stade Tata Raphaël
Après le Front Commun pour le Congo (FCC), Félix Tshisekedi sera en meeting dans les tout prochains jours au stade Tata Raphaël.
D'après son directeur de cabinet, la date sera incessamment fixée pour ce meeting du candidat de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à l'élection présidentielle.
Me Peter Kazadi a fait savoir qu'une commission a été mise en place par les instances du parti pour les préparatifs de ce meeting.
Il a souligné que ce meeting tant réclamé par la base sera une occasion pour le poulain de l'UDPS de communier avec la population congolaise qui aspire à l'alternance.
Peter Kazadi a toutefois précisé que ce meeting n'est nullement une réplique au meeting du FCC au stade Raphaël.
On rappelle que l'UDPS n'avait pas pris part à la marche organisée par ses autres partenaires de l'opposition le 26 octobre dernier.
MP
Candidature commune de l'opposition : "L’homme du consensus" attendu avant le 10 novembre
Malgré son boycott de la marche du vendredi 26 octobre contre la machine à voter, l’UDPS participera à l’ultime rencontre de l’Opposition, prévue dans la première moitié de ce mois de novembre à Johannesburg.
L’opposition en RD Congo organisera du 07 au 10 novembre à Johannesburg en Afrique du sud, son ultime rencontre devant conduire à la désignation de son candidat commun à la présidentielle. Cette info qui a circulé hier, mardi 30 octobre, dans les rues de Kinshasa, a été confirmée par Freddy Matungulu, président du parti Congo Na Biso (CNB), joint au téléphone par notre consœur Top Congo FM, une radio privée émettant de Kinshasa. Selon Freddy Matungulu, ils sont « en concertation permanente, avec des réunions techniques à Kinshasa ». Le leader du parti CNB indique, par ailleurs, que « ces rencontres se tiennent à l’étranger pour avoir la participation de tous les 7 leaders qui sont parties prenantes dans cet exercice et que le « champion de l’opposition sera désigné à l’issue de cette réunion ».
Autant dire que la messe (l’ultime ?) de l’opposition annoncée dans les jours à venir à Johannesburg, s’inscrit dans la suite logique de celle du 24 au 25 octobre tenue à Pretoria, en Afrique du Sud. Lors de ce mini-conclave de deux jours, les principaux ténors de l’opposition ont convenu de « décider de la désignation du candidat commun » d’ici au 15 novembre pour le scrutin de Décembre. Participaient à la réunion les candidats à la présidentielle Martin Fayulu, Vital Kamerhe, Freddy Matungulu et l’opposant Adolphe Muzito qui n’a pas pu se présenter.
Félix Tshilombo Tshisekedi, en course pour la présidentielle au nom de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti hérité de son défunt père Etienne Tshisekedi, et deux autres candidats recalés, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, s’étaient fait représenter à Pretoria.
Même si l’opposition réitère sa volonté de ne pas boycotter le scrutin, elle a toutefois appelé les autorités à retirer la machine à voter. D’où, le sens de la marche organisée le vendredi 26 octobre à Kinshasa.
Ces travaux de deux jours ont permis aux opposants de réaffirmer leur position de ne pas boycotter les élections le 23 décembre 2018 et d’exiger l’organisation des élections libres, crédibles, inclusives, transparentes et apaisées dans le respect strict des textes en vigueur. Ils ont aussi exigé le retrait de la machine à voter, le nettoyage du fichier électoral et la mise en œuvre immédiate de la décrispation de l’espace politique.
LA PARTICIPATION DE FELIX TSHISEKEDI CONFIRMEE
Malgré les récentes divergences avec l’UDPS qui avait refusé de participer à la marche de samedi dernier contre la machine à voter depuis qu’il a décidé de participer aux élections « avec ou sans la machine à voter », Freddy Matungulu confirme que Félix Tshisekedi prendra aussi part à cette réunion. L’annonce de la participation de l’UDPS à cette rencontre de grands enjeux, permettra à l’opposition d’en finir avec ce problème et fixer des orientations, quant à la suite du processus électoral.
« Le plus important qu’il faut souligner, ce qu’elle connaîtra la participation de tous les leaders qui font partie de cet exercice extrêmement important pour notre pays. Et même Félix Tshisekedi. Et d’ailleurs, c’est peut-être l’occasion, pour moi, de le rappeler, Félix Tshisekedi était avec nous en Afrique du sud par le truchement de nos compatriotes Kankonde et Ibalanki qui l’ont très valablement représenté », a fait savoir Freddy Matungulu, cité par le même média.
Au cas où la participation de Félix Tshisekedi à la réunion de Jo’burg serait effective, elle aura alors le mérite de calmer les militants et partisans des partis de l’Opposition qui ont interprété la prise de position de l’UDPS, par rapport à la machine à voter, comme une option levée par cette formation politique de faire cavalier seul.
Autant le rappeler tout de suite qu’à un mois et quelque 23 jours de la tenue des élections, les points de vue des principaux partis de l’opposition ne convergent pas sur certaines questions cruciales liées au processus électoral. Pendant que certains récusent la machine à voter, d’autres, comme l’UDPS, se disent prêts à aller à ces élections avec ou sans cet outil de vote.
QUI DE VITAL KAMERHE OU DE FELIX TSHISEKEDI…
Chaque jour qui passe, rapproche davantage les Congolais, de l’échéance fatidique du 23 décembre, date prévue pour la tenue des élections combinées. A savoir la présidentielle, les législatives nationales et provinciales. Arithmétiquement, un mois et quelque trois semaines seulement, séparent le peuple congolais de cette grande bataille de conquête démocratique du pouvoir.
Cependant, à J-53 de la tenue effective de ce scrutin tant attendu dans l’opinion, une question lancinante taraude les esprits à Kinshasa. Qui de Vital Kamerhe, Félix Tshilombo Tshisekedi, Freddy Matungulu ou de Martin Fayulu représentera l’Opposition au scrutin présidentiel ? Enigme ! En tout cas, jusqu’hier, les Congolais ignoraient encore tout sur l’oiseau rare de l’Opposition devant affronter Emmanuel Ramazani Shadary, candidat unique de la coalition au pouvoir.
Entretemps, dans les milieux des militants et des partisans des partis de l’Opposition, le doute et l’espoir s’en mêlent. Si certains gardent encore leur foi inébranlable de voir l’Opposition faire bloc autour d’un candidat commun, d’autres par contre, émettent des réserves.
Dans l’un et l’autre camp, on essaie d’argumenter ce qu’on pense. Les optimistes estiment que le « ret**d » observé dans le choix du candidat commun ou candidat unique de l’opposition c’est selon procède de la stratégie du vote.
Par contre, ceux qui estiment que l’Opposition ne parviendra pas à s’accorder sur un candidat, s’appuient sur les tout récents faits politiques. Principalement, la récurrente et permanente controverse autour de la machine à voter. Et aussi, toutes proportions gardées, la question des 16 millions d’électeurs enrôlés sans empreinte digitale.
L’opinion se rappelle qu’à ce sujet, le parti Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) de feu Etienne Tshisekedi, au départ contre l’utilisation de cette imprimante, s’est ravisée par la suite, affirmant qu’avec ou sans la machine à voter, elle ira bel et bien aux élections. Voilà qui justifie son refus de participer à la marche pacifique de l’Opposition, organisée le vendredi 26 octobre finissant, pour protester contre l’utilisation de cette machine au prochain scrutin.
L’oiseau rare tant attendu de l’opposition sera-t-il finalement connu à l’issue de la prochaine rencontre prévue à Johannesburg ? Trêve de supputations, tant la sagesse conseille de remettre les pendules à l’heure.
MP
RDC-Angola : Au moins 50.000 expulsés bloqués au poste-frontière de Kamako, alerte le CICR
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alerte sur la situation d’au moins 50 000 personnes qui se trouvent actuellement bloquées et sans ressources dans les environs de la ville frontière de Kamako (Kasaï, République démocratique du Congo) après avoir été expulsés d’Angola.
« Beaucoup arrivent dénués de tout et ne peuvent continuer le voyage vers leur région d’origine. Si certains ont pu ramener quelques biens avec eux – matelas sur la tête, meubles sur le porte-bagage d’un vélo, la plupart doivent revendre ce qu’ils ont sauvé au moment de leur expulsion afin de se procurer de la nourriture ou un moyen de transport », a rapporté ce mercredi l’équipe d’évaluation du CICR.
Plus de 330 000 congolais ont quitté le territoire angolais depuis début octobre, selon les chiffres de l’ONU. Elles rentrent principalement par les provinces du Kasaï, du Kasaï central et du Kwango.
« Ce sont des personnes qui sont parties avec très peu de moyens, sans avoir beaucoup de temps pour se préparer, parfois arrivant les mains vides ou avec très peu de biens. Et certains d’entre eux ont fui sous la peur (…) Et maintenant ils se retrouvent dans un endroit pour eux qui est quasiment étranger, parce qu’ils ont été pendant longtemps loin du Congo, et parmi eux des personnes n’ont plus vraiment beaucoup de contacts avec leur famille depuis quelques années», a dit Anna Praz, cheffe des opérations du CICR à Kamako.
Le CICR est préoccupé par le fait que ces personnes reviennent dans une province qui a connu des troubles graves en 2016 et 2017. Les violences, doublées de conflits interethniques, avaient fait des milliers morts et plus d’un million de déplacés selon OCHA. Dans les environs de Kamako uniquement, le Haut-Commissariat aux réfugiés rapportait en septembre 2017 que neuf villages sur dix avaient été « réduits en cendres ».
« Il y en a d’autres qui ont fui les mains vides lors de la crise de 2016-2017 et maintenant à nouveau ils se retrouvent à devoir partir et revenir dans des endroits où ils ont souffert », a ajouté Anna Praz.
80.000 enfants expulsés d’Angola en détresse
Les expulsions massives des ressortissants congolais d’Angola se poursuivent et l’UNICEF a tiré mardi 30 octobre la sonnette d’alarme sur le sort des enfants. Selon l’agence onusienne, près de 80.000 enfants retournés d’Angola ont besoin d’une assistance humanitaire immédiate.
"Des milliers d'enfants marchent sur de longues distances, exposés aux intempéries, à la faim, à l'insécurité et au risque de violence", a déclaré le représentant de l'UNICEF en RDC.
Au cours d'un point de presse mardi à Genève, le porte-parole de l'UNICEF, Christophe Boulierac, est revenu sur la situation alarmante de ces enfants vulnérables. Selon lui, l'arrivée de rapatriés congolais au cours des dernières semaines s'est produite principalement dans la province du Kasaï, bien que certains enfants et familles soient rentrés dans les provinces voisines, notamment le Kasaï central et au Kwango.
La Haut-commissaire de l’ONU aux Droits de l’homme a demandé à Luanda de suspendre les expulsions en cours, jusqu’à ce qu’il mette en place un système pour assurer que tous ces retours soient effectués en plein respect de l’état des droits et des droits de ces migrants.
Selon Julie Delivero du bureau Afrique du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme à Genève, le haut-commissariat « a constaté qu’il y a eu un usage excessif de la force pour renvoyer ces personnes et on a documenté au moins six morts et cent personnes qui ont été blessées et on a reçu des allégations de meurtre qu’on n’a pas encore confirmé. »
Les refoulés de l’Angola présents à Kikwit sollicitent de l’assistance pour leur subsistance
Les refoulés d’Angola présents à Kikwit, où ils sont arrivés en grand nombre après leur expulsion de ce pays, sollicitent de l’assistance auprès des autorités provinciales, des ONG humanitaires et d’autres personnes de bonne volonté pour leur subsistance dans cette ville.
Selon la radio Tomisa qui les a interviewés à ce propos, ces derniers évoquent les difficultés rencontrées en quittant l’Angola et celles rencontrées dans le pays où ils ne sont pas encore pris en charge, après avoir abandonné leurs biens en Angola. Ils ont effectué des longues distances à pieds, des centaines de kilomètres pour atteindre la ville de Kikwit où ils se retrouvent sans logements ni nourritures.
Parmi ces refoulés, on trouve beaucoup d’enfants, des femmes et des hommes sans force. Ils ont déclaré qu’ils sont très nombreux au niveau des frontières et tous veulent rentrer dans la ville, à cause des difficultés qu’ils éprouvent sur place. De son côté, le président de la société civile de Kikwit, Laurent Bwenia a plaidé pour la prise en charge de ces derniers par l’Etat ainsi que leur réinsertion dans la société, au cours de la même interview.
O.K.
Sud-Kivu
Un pêcheur mineur tué par un hippopotame sur le lac Tanganyika
Un pécheur âgé de 16 ans a été tué la nuit du mardi à ce mercredi 31 octobre par un hippophage sur le lac Tanganyika à hauteur du village Mukwezi dans le territoire de FIZI (Sud - Kivu), a rapporté une source administrative dans la région.
Le pécheur qui a été "coupée en deux" par un hippopotame faisait partie d'une équipe de six pêcheurs artisanaux à bord de deux pirogues de pèche, a indiqué à la presse, Félix Ekyamba, chef du service de pêche et agriculteur ( Agripeche) dans le secteur de Tanganyika.
''Ils étaient déjà en plein travail lorsque l'une de ces deux pirogues a été renversée par l'hippopotame qui a coupé le jeune pécheur. Les 5 autres noyés, se sont sauvés en accostant à la plage Mukwezi", a déclaré Félix Ekyamba. Les autorités locales et la police ont autorisé l'enterrement du jeune pêcheur, après avoir vu son corps dans la matinée.
La police a arrêté mercredi matin, le patron de l'unité de pêche dont faisait partie la jeune victime. Il a été arrêté pour "utilisation des mineurs à la pêche et la non détention de l'autorisation de pêche artisanale sur le lac Tanganyika", a déclaré un officier de la police judiciaire, sous couvert d'anonymat.
Deuxième plus grand lac africain en termes de surface après le lac Victoria, le lac Tanganyika couvre une superficie de 32 900 km2 et s'étire sur 677 km2 le long de la frontière de la Tanzanie (à l’est) et de la RDC (à l'ouest). Son extrémité Nord sépare la RDC et la Tanzanie du Burundi , alors que le sud les éloigne de la Zambie.
Dans ce lac vivent plusieurs hippopotames et crocodiles le long des rives. Selon la société civile locale, 146 personnes ont déjà été attaquées par les hippopotames et crocodiles depuis 2011.
Parmi ces personnes, 42 avaient été tuées par ces animaux qui rendent "boiteuse" plusieurs personnes vivant dans les localités riveraines du lac.
Présenté comme un herbivore paisible passant le plus clair de son temps à se prélasser dans les eaux boueuses, l'hippopotame tue 500 personnes chaque année en Afrique, selon les écologistes.
Ces hippopotames jouent par contre un rôle écologique essentiel en remuant le fond des rivières et en les enrichissant avec leurs déjections, ce qui profite aux populations de poissons.
O.K.
84 femmes adultes ont été victimes de violences sexuelles liées aux conflits
Le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH) rapporte qu’en septembre 2018, 84 femmes adultes ont été victimes de violences sexuelles liées aux conflits armés. Ce qui représente une hausse par rapport au mois précédent (34 victimes) mais en adéquation avec ceux du mois de juillet 2018 (95 femmes et deux hommes).
La province du Sud-Kivu est, en septembre, la plus affectée (51 femmes adultes), suivie de l’Ituri (13 femmes, dont quatre par des militaires des FARDC).
« Ce mois-ci encore, cette augmentation s’explique – comme lors du mois de juillet 2018 – avec les attaques de combattants Raïa Mutomboki dans plusieurs villages des territoires de Shabunda et de Mwenga au Sud-Kivu (50 femmes adultes). Les combattants des groupes armés sont les auteurs de la majorité des cas de violences sexuelles (68 victimes adultes) avec, outre les combattants des Raïa Mutomboki, plusieurs cas de violences sexuelles perpétrés par des combattants des FRPI (huit victimes) et des miliciens de l’ethnie Twa (six femmes adultes) », note le rapport.
Le BCNUDH ajoute que les agents de l’Etat sont responsables de 16 victimes adultes, soit un nombre comparable au mois précédent (16 victimes), dont la majorité est attribuable aux militaires des FARDC (12 femmes adultes). Il convient de noter qu’un seul cas de violences sexuelles par des agents de la PNC n’a été documenté ce mois-ci (en Ituri).
T.K.
Ebola
L’ONU appelle à une forte mobilisation de la communauté internationale
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mardi 30 octobre une résolution appelant à une forte mobilisation de la communauté internationale face à l’épidémie d’Ebola qui sévit dans l’Est de la RDC. Il appelle toutes les parties au conflit armé dans cette région de permettre la libre circulation du personnel humanitaire. Le Conseil se réjouit aussi de l’implication de la MONUSCO qui a soutenu l’action menée par les autorités congolaises, l’OMS et les autres acteurs combattent cette maladie dans un contexte extrêmement difficile.
Tout en félicitant le gouvernement de la RDC d’être intervenu énergiquement face à l’épidémie en fournissant notamment des soins de santé gratuits, le Conseil de sécurité demande à toutes les entités compétentes du système des Nations unies d’accélérer leur intervention face à l’épidémie d’Ebola dans le cadre de la coordination globale de l’OMS.
Il souligne l’importance pour la communauté internationale de continuer de se mobiliser pour appuyer, en fonction des besoins du Gouvernement congolais, le renforcement des systèmes de santé nationaux qui sont essentiels pour empêcher toute dégradation ou toute répétition de la crise en cours.
En outre, le Conseil insiste sur la nécessité de mobiliser davantage les populations congolaises en travaillant en étroite collaboration avec les chefs religieux, les groupes de jeunes et de femmes et les familles elles-mêmes, y compris dans le cadre de la reprise d’action d’aide humanitaire.
Le texte “condamne dans les termes les plus énergiques toutes les attaques menées par les groupes armés, y compris ceux qui menacent gravement la sécurité des intervenants et mettent en péril l’action de lutte centre épidémie d’Ebola.”
O.K.
Mbandaka : deux divisions de l’enseignement se disputent la perception des frais de l’examen d’Etat
Plusieurs parents et élèves finalistes des écoles techniques s’inquiètent de la persistance du conflit entre la division de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (EPSP) et celle de la Formation professionnelle, Métier et Artisanat (FPMA). Chacune de c
Kinshasa
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