JEMCI Adjamé Saint Michel

JEMCI Adjamé Saint Michel Combattre toute forme de Bida’a (innovations religieuses) et protéger ses membres contre toutes les voies hérétiques.

Assalam Alaykum,
La JEMCI ,Section Adjamé, Sous section Saint Michel, guidée par les nobles valeurs de l’Islam, affirmant le caractère essentiel de la promotion et du renforcement de l’unité et de la solidarité entre les musulmans Assalam Alaykum,
La JEMCI ,Section Adjamé, Sous section Saint Michel, guidée par les nobles valeurs de l’Islam, affirmant le caractère essentiel de la promotion et du r

enforcement de l’unité et de la solidarité entre les membres pour garantir leurs intérêts communs sur la scène locale , a pour but d’aider à répondre aux besoins cultuels, culturels, éducatifs, sociaux et humanitaires des jeunes musulmans. Pour ce faire, la JEMCI ,Section Adjamé, Sous section Saint Michel, œuvre pour les objectifs suivants :



Sauvegarder la foi islamique et la croyance en Allah, le Dieu Unique conformément à l’idéologie (Al Aquida) des vertueux prédécesseurs (Salafs sôlih). Revaloriser la pratique de la religion musulmane, participer à une prise de conscience individuelle et collective de la nécessité d’un retour aux valeurs authentiques de l’Islam et promouvoir ses valeurs au sein de la jeunesse musulmane. Protéger et défendre la véritable image de l’Islam, lutter contre toute forme d’islamophobie, de diffamation de l’Islam et encourager le dialogue entre les structures islamiques ou non dans les limites du Coran et de la sunnah du Messager (saw). Défendre et représenter les intérêts spirituels, culturels, moraux et matériels des jeunes musulmans de Côte d’Ivoire en général et de ses membres en particulier. Promouvoir et défendre les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, y compris les libertés religieuses, de culte et de conscience ainsi que les droits des femmes, des enfants, des jeunes, des personnes âgées et des personnes à besoins spécifiques, et veiller à la sauvegarde des valeurs inhérentes à la famille islamique. Contribuer à créer les conditions favorables à une éducation adéquate des jeunes musulmans et à leur inculquer les valeurs islamiques au moyen de la sensibilisation, de la formation et de l’éducation, de manière à consolider leurs valeurs culturelles, sociales, morales et éthiques. Créer des rapports de solidarité, de fraternité et d’unité entre les jeunes musulmans en général et entre ses membres en particulier. Organiser et encadrer la jeunesse musulmane afin de former des citoyens capables de promouvoir l’islam dans leurs différents secteurs d’activités. Dispenser et promouvoir la formation religieuse, théologique et spirituelle musulmane. Créer et gérer des activités socioéconomiques. Promouvoir l’esprit d’initiative et l’entreprenariat privé afin de favoriser l'insertion socioprofessionnelle de ses membres. Porter assistance et soutenir les jeunes musulmans à faire face aux défis de la vie moderne et à être indépendants, responsables et utiles.

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01/10/2017

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(Seigneur! Ne laisse pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés ; et Accorde-nous Ta Miséricorde. C'est Toi, cer...
01/10/2017

(Seigneur! Ne laisse pas dévier nos cœurs après que Tu nous aies guidés ; et Accorde-nous Ta Miséricorde. C'est Toi, certes, le Grand Donateur ! Al-Imran, Ayat 16

LA FRATERNITÉLes charges de la vie sont lourdes, et les difficultés tombent sur les hommes comme une pluie torrentielle ...
19/09/2017

LA FRATERNITÉ

Les charges de la vie sont lourdes, et les difficultés tombent sur les hommes comme une pluie torrentielle qui emporte tout sur son passage. Or, l’homme tout seul est si faible qu’il ne peut tenir longtemps face à ces difficultés. S’il leur tient tête, il déploie une énergie dont il se pourrait se passer si ses frères s’étaient mobilisés pour le secourir et l’aider à accomplir son dessein.

Le droit de la fraternité implique que le musulman sente que ses frères sont un soutien pour lui dans les moments difficiles et critiques et que sa force ne se déploie pas toute seule dans la vie, mais que les forces des croyants l’assistent et le soutiennent.

L’Envoyé d'Allah (SAW), paix et salut sur lui, a dit : Le croyant est pour le croyant comme la construction dont les éléments se soutiennent les uns les autres [Al Boukhari]. De ce fait la fraternité pure est un bienfait aux multiples facettes : elle est non seulement un bienfait d’affinité spirituelle mais aussi un bienfait d’entraide matérielle.

Allah (S.W.T) a répété la mention de ce bienfait plus d’une fois dans un seul verset : Souvenez-vous des bienfaits d'Allah, Allah a établi la concorde en vos cœurs ; vous êtes par Sa grâce devenus frères alors que vous étiez des ennemis les uns pour les autres [3;103].

La fraternité de la foi implique le secours entre musulmans. Ce n’est pas le secours de l’esprit de corps aveugles mais le secours [constructif de musulmans soucieux] de faire triompher la vérité et de bannir l’erreur, dissuader l’agresseur et protéger l’opprimé. En effet, il ne faut pas laisser un musulman lutter tout seul dans la bataille de la vie.
Au contraire, il faut se mettre à ses côtés quelles que soient les circonstances : pour le renseigner s’il s’égare, le retenir s’il fait du mal à autrui, le défendre s’il est agressé, le secourir si on lui porte atteinte. Tel est le sens du secours imposé par l’Islam.

Extrait de L’Ethique du musulman du Cheikh Mohammad Al Ghazalî

Conseils pour le Ramadan, Le Ramadan est pour le musulman le mois le plus important de l'année, il possède une charge sp...
05/06/2017

Conseils pour le Ramadan,

Le Ramadan est pour le musulman le mois le plus important de l'année, il possède une charge spirituelle particulière, il est le mois de la miséricorde et du pardon. Durant ce mois Allah interdit à certains de Ses serviteurs l'enfer et accorde le paradis à d’autres. Il enchaîne les démons, facilite l'adoration, et y démultiplie les récompenses. Autant dire que l'on doit répondre à ce présent de la meilleure manière et porter une attention toute particulière à la réussite spirituelle de ce mois. Nous devons déployer tous nos efforts durant ce mois tout comme Allah y a déployé Ses bienfaits.

Au niveau individuel, il nous est demandé de renoncer à la satisfaction des besoins physiques du corps, afin de pouvoir mieux répondre aux besoins spirituels de l’âme. L’abstinence durant la journée, ne doit donc pas être comprise comme une privation cruelle, mais plutôt un cadeau inestimable nous permettant de revenir vers notre penchant spirituel et angélique par le détachement des choses matérielles. La première étape afin de préserver son jeûne est évidemment de délaisser les pêchés de quelque nature qu’ils soient, car ‘celui qui ne renonce pas au mensonge et aux mauvaises actions, alors Dieu n’a nul besoin qu’il renonce à s’alimenter’ . Au delà de la nourriture et de la boisson, il faudra donc s’abstenir de prononcer toute mauvaise parole, médisance ou calomnie et préserver l’ensemble de ses organes vis-à-vis des actes répréhensibles.

Il convient également de rappeler que le mois de Ramadan n’est pas un mois de fêtes et de réjouissances, mais plutôt un mois de recueillement et de spiritualité, devant nous aider à atteindre la piété : ô croyants, le jeûne vous a certes été prescrit comme il fut jadis prescrit à vos prédécesseurs, ainsi donc atteindrez-vous la piété . Pourtant, le Ramadan reste trop souvent synonyme de surconsommation et d’excès, tout à fait contraires à l’esprit de ce mois. Il n’est pas rare d’y faire des indigestions la nuit, et d’abuser du sommeil pendant la journée. Or de telles attitudes sont à bannir tout au long de l’année, qu’en est-il alors pendant le Ramadan ?

La bonne attitude serait plutôt de profiter de chaque minute de ce mois pour tenter d’atteindre l'équilibre qui nous échappe durant le reste de l'année. Lors de la rupture du jeûne par exemple il est certes nécessaire de reprendre des forces par un repas consistant afin de récupérer l'énergie nécessaire à une bonne adoration et à la lecture du Coran, car sans le corps, l'âme ne peut s'exprimer. Il faut cependant éviter de se gaver lors de repas sans fin pour éviter que la paresse nous empêche d’assister aux prières nocturnes du tarawih.

Chacun doit prendre en compte ses propres capacités pour agir au mieux durant ce mois. Il est évident que nous n’avons pas tous la même endurance et la même pratique. Ainsi, comme nous l’avons vu dans notre article sur les bien-aimés d’Allah, il faut prendre soin de donner la priorité aux meilleures actions, en préférant par exemple préserver la prière de sobh à la mosquée plutôt que de s’épuiser lors des tarawih, si le choix s’impose. Le Prophète (paix et salut sur lui) conseille par ailleurs de se lever avant l’aube pour prendre le repas du ‘sahour car c’est un repas béni’, et cela permet de ne pas négliger la prière de sobh.

Aussi, mieux vaut ménager son effort afin de rester constant tout au long du mois, plutôt que de donner le maximum lors des premiers jours et abandonner les mosquées dès la deuxième semaine, car le peu qui dure vaut mieux que l’important qui s’avère éphémère.

Il y a également une forte dimension collective dans le mois de Ramadan qu’il est important de ne pas négliger. Ainsi, le fait d’être généreux, de soulager le nécessiteux, de visiter les malades sont des choses généralement acquises. Mais en parallèle, les règles de base de la vie en communauté ne sont souvent pas respectées, il en va pourtant de la validité du jeûne. Les musulmans doivent alors redoubler d’effort pour ne pas céder à la colère et rester doux et bienveillants envers la famille, les voisins, les collègues, etc. ‘Lorsque l’un de vous jeûne, qu’il ne prononce pas de paroles obscènes et qu’il ne se mette pas en colère. Si quelqu’un l’insulte ou l’agresse, qu’il dise : Je jeûne ! Je jeûne !’.

Nous n’insisterons jamais assez sur l’importance d’assister aux prières et autres activités à la mosquée durant ce mois. Mais encore une fois, il est essentiel de ne pas y bafouer les règles, à commencer par le problème récurrent du stationnement sauvage. Il est tout à fait inadmissible que celui qui se rend à la mosquée perturbe les riverains en stationnant sa voiture dans des endroits interdits. Il est préférable pour celui qui habite à proximité de s’y rendre à pied. Autrement, il vaut mieux favoriser le covoiturage, et prendre la route suffisamment tôt pour arriver sereinement à la mosquée. Quant aux retardataires, il est préférable pour eux de prendre le temps de se garer convenablement, quand bien même cela leur ferait manquer la prière. Par ailleurs, étant donné la fréquentation exceptionnelle de la mosquée, de nombreux frères et sœurs sacrifient leurs prières en groupe pour assurer le confort des fidèles. Or, ces bénévoles - Qu’Allah les récompense généreusement ! - sont trop souvent méprisés malgré leur rôle hautement profitable, chacun n’en faisant qu’à sa tête. Alors, à défaut de pouvoir participer à la bonne organisation de la mosquée, le minimum est de respecter ceux qui donnent de leur temps en suivant leurs consignes, et participer ainsi au bon fonctionnement de la mosquée. Enfin, lorsque les prières sont terminées, nous devrions tous rentrer nous reposer et ne surtout pas créer d’attroupements bruyants à la sortie de la mosquée, pour encore une fois éviter la gêne que cela peut susciter au niveau du voisinage.

Nous terminerons ces quelques conseils par cette parole de l’Envoyé de Dieu (paix et salut sur lui) qui dit : ‘Le Croyant atteint sûrement par sa bonne moralité et son affabilité le degré de celui qui jeûne toute l'année et passe toutes ses nuits à prier et à évoquer Dieu’.

📍Fatwa sur l'interdiction de se baser sur le calcul mathématique pour déterminer le début et la fin du Ramadan. ⬇️ https...
24/05/2017

📍Fatwa sur l'interdiction de se baser sur le calcul mathématique pour déterminer le début et la fin du Ramadan. ⬇️ https://t.co/5g3pFDeld2

La Religion : Un Besoin pour l’Homme (2/5)Un besoin inhérent à la nature humaine (fitra)            Ce que nous avons in...
07/03/2017

La Religion : Un Besoin pour l’Homme (2/5)

Un besoin inhérent à la nature humaine (fitra)

Ce que nous avons indiqué au sujet du besoin de religion est en rapport avec ses besoins intellectuels et rationnels. Mais il existe également un besoin lié aux sentiments et au subconscient. En effet, l’homme n’est pas seulement une raison telle une intelligence artificielle. Il est composé d’une raison, d’une conscience et d’une âme. Sa nature est ainsi faite. Par nature, aucune science ni culture peut le convaincre, aucun art ni aucune littérature peut étanché son désir insatiable, aucun ornement ni jouissance ne peut remplir le vide de son âme. Son esprit demeure perturbée, son âme affamée et sa nature originelle (fitra) assoiffée, ressentant un vide et un manquement jusqu’à trouver la foi en Dieu la conscience et la sensibilité humaines ont aussi un grand besoin de religion. C’est alors qu’il connaîtra la quiétude après l’anxiété, la sérénité après la perturbation, la sécurité après la peur. Il aura le sentiment de s’être trouvé.

Le philosophe Auguste Siatié dit dans son ouvrage Philosophie des Religions : « Pourquoi suis-je croyant ? Je n’ai jamais posé cette question ou, mieux, commencé à la formuler à peine, sans me voir immédiatement conduit à répondre ceci : Je suis croyant parce que je suis incapable de ne pas l’être, parce que la croyance est une exigence morale parmi les exigences inhérentes à l’être humain. On me dit :c’est là un effet de l’hérédité, de l’éducation ou de l’humeur. Ce à quoi je réponds : cet argument là, je me le suis très souvent objecté, et j’ai trouvé en fin de compte qu’il étouffait la question au lieu de la résoudre et que le besoin de croyance religieuse que j’observe dans ma vie personnelle, je le constate encore plus vigoureusement dans la vie sociale. La société humaine n’est en effet pas moins attachée profondément que moi à la religion »

Il n’est donc pas étonnant de trouver la croyance religieuse dans tous les peuples, primitifs et civilisés, dans tous les continents de l’Est, et à toutes les époques, antiques et modernes, même si la plupart ont dévié du droit chemin.

L’historien grec Plutarque dit à ce propos : « Dans l’histoire, on peut trouver des villes sans murailles, sans littérature, sans roi, sans maison, sans trésor, sans monnaie ni théâtre, mais on ne trouvera jamais une ville qui n’ait point de sanctuaire et point de divinité »

Bergson[1] dit : « On trouve dans le passé, on trouverait même aujourd’hui, des sociétés qui n’ont ni science, ni art, ni philosophie. Mais, il n’y a jamais eu de société sans religion.»

Jean-Pierre Vernant, historien, ajoute : « Il n’y pas d’exemples de groupes humains sans religion ».

C’est pourquoi le Coran a assimilé la Religion – au sens de croyance – à la nature originelle ou à la nature humaine (fitra) : « Dirige tout ton être vers la religion exclusivement pour Allah, telle est la nature que Dieu a originellement donnée aux Hommes. » (30 : 30).

madkhal lima’rifat al-islam (introduction à la connaissance de l’islam) de cheikh Youssef al-Qaradawi

[1] – Les deux sources de la morale et de la religion

La Religion : Un Besoin pour l’Homme (1/5)La nécessité d’avoir une réponse aux questions existentiellesLe besoin humain ...
23/02/2017

La Religion : Un Besoin pour l’Homme (1/5)

La nécessité d’avoir une réponse aux questions existentielles

Le besoin humain de religion en général et d’Islam en particulier n’est pas un besoin secondaire, ni marginal. C’est un besoin fondamental qui est inhérent à l’essence même de la vie, au mystère de l’existence, et qui est ancré dans l’Homme, au plus profond de son être.

D’une manière la plus synthétique, nous indiquons ici en quoi la religion est un besoin dans la vie de l’Homme.

• La nécessité d’avoir une réponse aux questions existentielles :
Le besoin de l’homme d’une foi religieuse émane tout d’abord de son besoin de se connaître lui-même et de connaître le vaste monde qui l’entoure ; c’est à dire, le besoin de connaître la réponse aux questions qui ont préoccupés les différentes philosophies humaines, sans pour autant leur apporter une réponse satisfaisante.

Depuis sa création, d’insistantes questions surviennent à l’Homme. Y trouver des réponses est une besoin pour lui : D’où vient-il ? Où va-t-il ? Pourquoi ? Quoiqu’il soit occupé à satisfaire ses besoins mondains, il s’arrêtera un jour pour se poser ces questions éternelles :

1) L’homme se demande au fond de lui : D’ou je viens, et d’où vient cet immense univers autour de moi ? Me suis-je créé moi-même ou bien suis-je l’œuvre d’un Créateur ? Qui est-ce ? Quel est mon rapport à lui ? Ce monde immense avec sa terre, son ciel, ses animaux, ses végétaux, ses matières inertes, ses planètes, s’est-il créé tout seul, ou est-il l’œuvre d’un créateur ordonnateur ?

2) Qu’y a-t-il après cette vie, après la mort ? Quelle destination après ce bref voyage sur Terre ? L’histoire de la vie se résumerait-elle à des matrices qui propulsent et une terre qui engloutit, et puis rien ? Comment la fin des êtres bons et purs, qui ont sacrifié leurs vies pour la Vérité et le bien, serait égale à celle des mauvais et corrompus, qui ont sacrifié les autres pour leurs égos et passions ? La vie s’arrêterait-elle avec la mort ? Ou bien y a-t-il après la mort une vie au cours de laquelle on rétribuera ceux qui font le mal en fonction de leurs œuvres, et récompensera les bienfaisants ?

3) Pourquoi l’Homme existe-il ? Pourquoi est-il doté d’une raison et d’une volonté le distinguant des autres êtres vivants ? Pourquoi lui a-t-on assujetti l’Univers ? Y a-t-il un but à son existence ? A-t-il une mission à accomplir durant sa vie ? Ou existe-t-il simplement pour j***r et manger comme mangent mes bestiaux ? Et s’il y a un but à son existence, quel est ce dernier ? Comment le saura-t-il ?

Des questions qui se posent inlassablement à l’être humain de tout temps, et qui attendant des réponses satisfaisantes qui apaisent le cœur. Il n’y a aucun moyen de parvenir à ces réponses satisfaisantes qu’en revenant à la Religion, à la foi saine. C’est la Religion qui fait connaître à l’Homme qu’il n’est pas passé du néant à l’existence par hasard, et qu’il n’a pas existé dans ce monde tout seul. C’est la Religion qui lui apprend qu’il est la créature d’un créateur suprême, qui est son Seigneur qui l’a créé et façonné harmonieusement, insufflé en lui son âme, octroyé la vue, l’ouïe et la raison, et l’a comblé de ses grâces depuis qu’il était encore au stade de fœtus dans le ventre de sa mère : « Ne vous avons-Nous pas créés d’une eau vile, que Nous avons placée dans un reposoir sûr, pour une durée connue ? Nous l’avons décrété ainsi et Nous décrétons tout de façon parfaite » (77 : 20-23).

Par ailleurs, cet immense univers autour de l’Homme, ne lui est ni étrange, ni ennemi. Comme lui, cet univers est une créature de Dieu. Il n’évolue pas d’une manière aléatoire sans respecter aucune norme. Tout ce qui s’y trouve est agencé d’une manière parfaite. Tout y répond à des normes précises en parfait équilibre et harmonie. C’est une grâce de Dieu envers l’être humain et une miséricorde. L’homme jouit de bienfaits de Dieu et de Ses bénédictions. Il médite les signes de Dieu qui le renvoient à son créateur : « Celui qui a créé et agencé harmonieusement, qui a déterminé et guidé. » (78 : 2-3), « En vérité, dans la création des cieux et de la Terre, et dans l’alternance de la nuit et du jour, il y a certes des signes pour les doués d’intelligence. » (3 : 190).

Par cette foi, l’Homme se trouve lié au monde immense, et au Seigneur de tout ce monde. Ce qui lui permet de ne pas vivre en se repliant sur lui-même, isolé et craintif de ce qui l’entoure.

C’est la Religion qui fait connaître à l’Homme : où ira-t-il après la vie et la mort ? Elle lui fait connaître que la mort n’est pas synonyme de néant, mais plutôt un passage d’une étape à une autre, à une vie intermédiaire [1] , suivie d’une autre vie au cours de laquelle toute âme sera rétribuée selon ce qu’elle a acquis, qui sera éternelle en fonction des œuvres. Aucune œuvre ne saurait être négligée, et nul ne saurait échapper à la justice divine, qu’il soit tyran ou arrogant : « Ce jour-là, les gens sortiront séparément pour que leur soient montrées leurs œuvres. Quiconque fait un bien fût-ce du poids d’un atome, le verra, et quiconque fait un mal fût-ce du poids d’un atome, le verra. » (99 : 6-8). Ainsi, l’Homme saura qu’il a été créé pour l’éternité. Par la mort, il ne fait que passer d’une demeure à une autre.

C’est la Religion qui fait connaître à l’Homme : Pourquoi a-t-il été créé ? Pourquoi a-t-il été honoré et préféré aux autres créatures ? De même, la Religion fait prendre connaissance à l’Homme du but de son existence, de sa mission au cours de cette existence. Il n’a pas été ni créé sans but, ni laissé à lui-même. Il a été créé pour être le vicaire de Dieu sur Terre, pour peupler et exploiter la Terre conformément à ce que Dieu aime et agrée, pour découvrir et dévoiler ses composantes et de consommer de ses bonnes choses, sans transgresser le droit d’autrui et sans oublier le droit de Dieu, dont le premier consiste à l’adorer d’une manière exclusive, sans rien lui associer, et l’adorer selon ce qu’il a légiféré à travers Ses messagers, envoyés en tant que guides, annonciateurs de bonnes nouvelles et avertisseurs. Si l’Homme accomplit sa mission dans ce monde cerné d’astreintes et d’épreuves, il trouvera sa récompense dans l’au-delà : « Le jour où chaque âme se trouvera confrontée avec ce qu’elle aura fait de bien et ce qu’elle aura fait de mal. » (3 : 30)

C’est ainsi que l’Homme percera le mystère de son existence et saisira sa mission dans la vie, telle qu’expliquée par le Créateur de l’univers, et le Donateur de la vie.

Celui qui vit sans une foi en Dieu et à l’au-delà est un être malheureux. A ses yeux, il n’est qu’un simple animal que rien ne distingue des autres animaux peuplant la Terre qui mangent, jouissent et meurent sans avoir de but et sans saisir le secret de leur vie. A ses yeux, c’est un être insignifiant, sans poids ni valeur. Il existe mais ignore comment il a existé et qui l’a créé ? Il vit mais ne sait pas pourquoi il vit ? Il meurt mais ne sait pas pourquoi il meurt ? Qu’y a-t-il après la mort ? Il est en permanence habité par le doute. Il est aveugle au sujet de sa vie et de sa mort, des son début et de sa fin : « Mais leurs sciences se sont rejointes au sujet de l’autre monde. Ils doutent plutôt là-dessus. Ou plutôt ils sont aveugles à son sujet. » (27 : 66).

Quelle est dure la vie de celui qui vit dans l’enfer du doute et de la perplexité, ou dans l’obscurité de l’aveuglement et de l’ignorance, en ce qui le concerne de la manière la plus intime : la réalité de son être, le secret de son existence, le but de sa vie. Cet être est véritablement malheureux, même s’il baigne dans l’opulence, détenant les plus hauts diplômes et occupant les rangs les plus élevés.

Il existe, certes, une grande différence entre quelqu’un comme `Omar al-Khayyâm parlant de son doute et de sa perplexité :

J’ai porté l’habit de la vie sans consulter
Je m’y suis trouvé perplexe entre pensées différentes
J’ôterai de moi cet habit sans savoir pourquoi
Suis-je venu, et où en est l’échappatoire.

et un autre poète qui dit avec certitude et en toute sérénité :

La mort n’est rien d’autre qu’un voyage,
sauf que c’est un voyage de la demeure éphémère à la demeure éternelle.

`Omar ibn `Abd al-`Aziz disait : « Nous sommes créés pour l’éternité. Nous sommes seulement déplacés d’une demeure à une autre. »

Ainsi, Le besoin humain de religion émane, tout d’abord, de son besoin de se connaître lui-même et de connaître les plus grandes vérités de l’existence. La première et la plus importante de ces vérités est : l’existence de Dieu, Son unicité et Sa perfection. Par la connaissance de cette vérité et la croyance en celle-ci se manifestent à l’Homme le but et l’orientation, et se tracent la voie et le chemin.

madkhal lima’rifat al-islam (introduction à la connaissance de l’islam) de cheikh Youssef al-Qaradawi.

[1] – Le temps qui s’écoule depuis la mort jusqu’au jour de la Résurrection

07/02/2017

L’examen de conscience « al-mouhasaba »

Nous poursuivons nos discours sur les stations d’épuration spirituelle ; ces dimensions et valeurs spirituelles dont l’itinérant vers Dieu doit être imprégné.

Nous avons parlé la semaine dernière de la valeur spirituelle qui est le sens de l’observation divine « al-mouraqaba » ; prendre conscience que Dieu observe tout ce que tu dis, tout ce que tu fais, tes mouvements, ton inaction, et même tes pensées.

Mais « al-mouraqaba » est associé à une autre valeur spirituelle primordiale, à savoir, l’examen de conscience « al-mouhasaba ».

En vérité, « al-mouraqaba » et « al-mouhasaba » sont deux portes principales qui permettent l’accès à la voie qui chemine vers Dieu. Quiconque aspire à emprunter cette voie, la voie du Paradis, paisiblement, en toute quiétude, à l’abri du danger et de la frayeur du Jugement Dernier doit s’imposer un examen de conscience tout comme il doit avoir à l’esprit le sens de l’observation divine. Car quiconque se juge dans ce bas-monde verra son jugement s’alléger le Jour de la Résurrection et trouvera une demeure agréable. Par contre quiconque néglige l’examen de conscience se verra vivre dans un regret éternel.

Dieu dit : « Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah. Que chaque âme voie bien ce qu’elle a avancé pour demain. Et craignez Allah, car Allah est parfaitement Connaisseur de ce que vous faites » (Coran 59 :18). Ibn al-Qayyim se base sur ce verset pour établi le caractère obligatoire de l’examen de conscience.

Le Prophète (saws) dit : « Le perspicace est celui qui s’autocritique et œuvre pour l’après mort. Quant à l’incapable, c’est celui qui laisse son âme suivre ses passions tout en nourrissant au sujet de Dieu de vains espoirs » (At-Tirmidhi).

‘Omar ibn al-Khattab (rad) dit : « Jugez-vous avant d’être juger et pesez vos action avant qu’elles ne soient pesées contre vous, car le jugement sera d’autant plus léger demain, si vous vous juger aujourd’hui, et embellissez-vous pour la présentation suprême »

Ibn al-Qayyim rapporte ces paroles de Hassan al-Basri : « Le croyant est responsable de sa propre personne, il juge son âme pour Dieu. Le jugement s’allègera le jour de la résurrection pour ceux qui se sont auto-jugés dans ce bas-monde. Il s’alourdira, en revanche, pour ceux qui prennent les choses sans examen de conscience ».

L’imam Ahmed rapporte le hadith suivant : « Il est écrit dans les sagesses destinées à la famille de David « Daoud » : Il incombe à chaque individu doué de raison de ne pas manquer ces quatre moments : un moment pour méditer et évoquer son Seigneur, un moment pour faire un examen de conscience, un moment pour s’isoler avec ses frères qui l’informeront de ses défauts et seront sincères avec lui et un moment où il permet à son âme d’assouvir ses désirs dans ce qui est licite et bon, car ce moment aide à accomplir les trois autres et procure l’apaisement du cœur. »

Le tabi’i (disciple de compagnon) Maymoun ibn Mahran dit : « L’homme ne peut être pieux qu’à partir du moment où il se montrera plus intransigeant dans l’examen de sa conscience que ne peut l’être un homme avec son associé. » C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on dit que : « L’âme est comme un associé malhonnête, si tu ne lui demande pas des comptes, il partira avec tes biens. »

‘Omar (rad) écrit à l’un de ses gouverneurs lui disant : « Juge-toi dans l’aisance avant le jugement dans la difficulté, car quiconque se juge avant le jugement dans la difficulté connaîtra la satisfaction et la joie. En revanche, celui qui se laisse distraire par sa vie et ses passions connaîtra le regret et la perdition »

L’examen de conscience est de deux sortes : l’examen avant l’action et l’examen après l’action.

L’examen avant l’action consiste à examiner cette action : est-elle réalisable, et par conséquent je l’accomplis, à l’instar du jeûne ou des prières nocturnes ? Ou est-elle irréalisable, et par conséquent je m’en abstiens. Puis, je réfléchis, est-ce une bonne action pour ce bas-monde et pour l’au-delà, auquel cas, je l’accomplis ? Ou est-ce plutôt une mauvaise action, et dans ce cas, je l’abandonne ? Ensuite, je médite : Est-ce la satisfaction de Dieu que je recherche à travers l’action, ou celle des hommes ? Si le but visé est la satisfaction de Dieu, je l’accomplis, sinon, je l’abandonne.

Le deuxième type d’examen de conscience se réalise après l’action. A son tour, il se compose de trois types d’examens :

Le premier : un examen de conscience concernant les actes d’obéissance auxquels tu as failli, tels que l’abandon de la sincérité, l’abandon de la récitation du Coran, l’abandon de la prédication, l’abandon de la prière en commun, l’abandon des prières surérogatoires liées aux Prières obligatoires. Dans ce cas, l’examen de conscience se réalise en comblant le manque et en se repentant rapidement.

Le deuxième : un examen de conscience concernant toute action dont l’abstinence était meilleur que son accomplissement, étant donné que j’ai obéi à mes passions et au penchant négatif de mon âme.

Le troisième : un examen de conscience concernant une chose licite ou ordinaire, pourquoi l’ai-je faite ? Serait-ce pour rechercher la satisfaction de Dieu et pour l’au-delà ?

Après avoir entendu tout cela, une question légitime peut traverser l’esprit : comment procéder à l’examen de conscience ?

Ibn al-Qayyim répond en évoquant que l’examen de conscience se fait de la manière suivante :

Premièrement : commencer par les actes obligatoires, si j’y vois des manquements, je me rattrape.

Deuxièmement : Je jette un œil sur les interdits. Si je m’aperçois en avoir commis, je me rachète par le repentir, l’imploration de pardon divin et par l’accomplissement de bonnes œuvres qui effaceront les mauvaises.

Troisièmement : Juger son âme sur la distraction « al-ghafla »[1]. Je me rattrape alors par l’invocation et l’évocation de Dieu.

Quatrièmement : Juger son âme sur les actions des sens ; sur les paroles formulées par langue, sur le regard des yeux, sur ce que les oreilles ont entendu … Quelles étaient mes motivations ? Pour qui l’ai-je fait ? De quelle façon ?

Enfin, l’examen de conscience a quelques implications :

Premièrement : blâmer son âme. Anas (rad) dit : « J’ai entendu ‘Omar dire alors qu’il se trouvait dans un jardin, un mur nous séparant : « ‘Omar ibn al-Khattab ! Commandeur des croyants ! Par Dieu, soit tu crains Dieu, Ô fils de al-Khattab; soit Il te châtiera. »

Deuxièmement : Si après examen de conscience, il s’avère que mon âme a commis un péché, je dois la punir de même qu’un parent punit son enfant lorsque ce dernier désobéit.

Abou Talha (rad) se laissa un jour se distraire, pendant la Prière, par un oiseau se trouvant dans son champ. Il offrit ce champ en signe d’expiation.

Chaque nuit, ‘Omar (rad) frappait ses pieds avec son bâton en disant : « Pourquoi avez-vous fait ceci aujourd’hui. »

‘Omar (t) se punit un jour pour avoir manqué la Prière du ‘Asr en commun. Il donna en aumône une terre d’une valeur de 200 milles dirham !

Lorsqu’il arrivait que Ibn ‘Omar (t) manquait une Prière collective, il veillait la nuit en prières. Un jour, il retarda la Prière du Maghrib. En signe d’expiation, il affranchit deux esclaves.

Quant à al-Ahnaf ibn Qays, il prit une lampe et posa le doigt sur la flamme en disant : « Ô Hounayf ! Qu’est ce qui t’a poussé à agir ainsi tel jour ?! Qu’est ce qui t’a poussé à agir ainsi tel jour ?! »

Ainsi, chers fidèles, jugez-vous avant d’être juger. Faites un décompte des bonnes actions que vous avez mis de côté pour le jour de votre retour à Dieu, le jour de votre présentation devant votre Seigneur, et sachez que Dieu est parfaitement connaisseur de toutes vos actions, de toues vos attitudes, rien de ce qui vous concerne ne peut lui être caché.

Chaque musulman doit, en fin de journée, se réserver un moment pour demander des comptes à son âme ; pour la juger sur tout ce qu’elle a pu commettre. Al-Hassan al-Basri dit : « Par Dieu ! Tu ne peux voir le croyant sans qu’il soit constamment entrain de se faire des reproches et ce, quelques soient ses états, l’accusant de manquement dans tout ce qu’il fait. Il regrette alors et ne cesse de s’en vouloir. Par contre, le désobéissant avance tout droit devant lui sans jamais blâmer son âme »

Sermon du vendredi – Moncef Zenati

(Série sur la purification de l’âme – 22ème partie)

[1] – le thème de la distraction a été traité dans un sermon précédent

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Source : sajidine.com

03/12/2016

Apprendre, encore et toujours

Allah le Très Haut dit :

‘Dans la création des cieux et de la terre, dans l’alternance du jour et de la nuit, il est en vérité des signes pour ceux qui réfléchissent[3;190].
Il dit également : Dis : sont-ils équivalents ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?’ [39;9].
Enfin Allah le Très Haut ajoute : ‘Allah élève en degré ceux d’entre vous qui ont cru et qui ont acquis la science’ [58;11].

Nombreux sont les versets où Allah le Très Haut évoque la science et ses bienfaits. Ces versets encouragent le musulman à s’instruire et à rechercher la science autant que faire se peut. C’est d’ailleurs la première injonction qu’Allah le Très Haut fit au Prophète (paix et salut sur lui) lorsqu’Il dit : ‘Lis, au nom de ton Seigneur (…) qui a enseigné par la plume, a enseigné à l’homme ce qu’il ne savait pas’ [96;1-5].
Cette injonction divine est bien évidemment valable pour tous les êtres humains et elle donne un caractère solennel à la recherche de la science. La science permettant la perception du miracle divin, l’homme peut ainsi mieux connaître son Seigneur et donc mieux L’adorer.

Le Coran fait référence à différents sujets scientifiques tels que l’astronomie, la géologie, la biologie, l’embryologie et bien d’autres encore. Cet éclectisme de la part d’Allah Le Très Haut montre Son Omnipotence, Son Omniscience et Sa Sagesse. Cette façon d’aborder tous ces thèmes est également une illustration de l’attachement de notre religion à la recherche de la connaissance. Nos précurseurs l’ont bien compris et ont mis en pratique les injonctions du Tout Miséricordieux. Certains furent de brillants savants du hadith, d’autres de grands jurisconsultes et d’autres encore des mathématiciens, des astronomes, des chimistes, des médecins ou de grands botanistes.

Ainsi, le musulman doit non seulement méditer sur la parole d’Allah Le Très Haut afin d’en comprendre son sens et de mieux se rendre compte de Sa Toute Puissance ; mais il doit aussi (pour celui qui en a les capacités intellectuelles) essayer de s’appuyer sur Sa parole pour orienter sa recherche. En effet, la science qui a été apprise doit être mise en pratique car c’est cela l’objectif de l’apprentissage de la science.

L’imam Ahmad disait : Les gens ont plus besoin de science qu’ils n’ont besoin de nourriture et de boisson. Ceci car une personne a besoin de nourriture une ou deux fois par jour, tandis qu’il a besoin de science à chacune de ses respirations.’

Tâchons donc de nous instruire pour être en phase avec l’esprit de ce verset : Lis (étudie) [96;1] et, peut-être un jour, retrouverons-nous par Sa Grâce l’influence positive qu’ont eu sur le monde, les générations précédentes.

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225

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