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Du 29 avril au 5 mai 2026 MALINA de Werner Schroeter (1991)Adapté du roman éponyme de Ingeborg Bachmann, Malina est l’un...
26/04/2026

Du 29 avril au 5 mai 2026

MALINA de Werner Schroeter (1991)

Adapté du roman éponyme de Ingeborg Bachmann, Malina est l’une des adaptations littéraires majeures du cinéma germanophone des années 1990.

Malina raconte l’histoire d’une écrivaine sans nom interprétée par Isabelle Huppert vivant à Vienne. Elle partage son appartement avec Malina, figure énigmatique et rationnelle, tandis qu’elle entretient une relation passionnée avec Ivan. Peu à peu, le film glisse du réalisme sentimental vers une plongée intérieure : angoisse, fragmentation de l’identité, violence symbolique et souvenirs traumatiques envahissent son esprit.

Esthétique baroque et théâtrale, plans longs et compositions picturales, atmosphère oppressante et claustrophobe, narration fragmentée,

C’est un film clé dans la filmographie de Werner Schroeter et un rôle emblématique dans la carrière d’Isabelle Huppert salué pour sa performance intense au Festival de Cannes de 1991.

Malina n’est pas un drame psychologique classique : c’est une tragédie intérieure, une exploration radicale de l’identité, le trauma, le patriarcat, l’impossibilité de dire.
Schroeter transforme le roman de Bachmann en une œuvre cinématographique exigeante, où la mise en scène devient le prolongement de la conscience fracturée du personnage.

Dominique DELDICQUE

Les horaires sont sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.fr

La bande annonce est ici : https://youtu.be/cH-FpW_Pics

Du 22 au 28 avril 2026HAYAT de Zeki Demirkubuz Les horaires sont sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.frZ...
18/04/2026

Du 22 au 28 avril 2026

HAYAT de Zeki Demirkubuz

Les horaires sont sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.fr

Zeki Demirkubuz est un réalisateur, scénariste et producteur turc, né en 1964. Il est considéré comme l’un des cinéastes les plus importants du cinéma d’auteur en Turquie. Son cinéma est connu pour être sombre et réaliste, centré sur la psychologie des personnages, influencé par la littérature, notamment Fiodor Dostoievski.

Avant de devenir cinéaste, Zeki Demirkubuz a eu un parcours atypique: il a été emprisonné dans sa jeunesse pour des raisons politiques. En prison, il découvre la lecture et développe une passion pour la philosophie et la littérature. À sa sortie, il se tourne vers le cinéma et devient une figure majeure du cinéma indépendant turc.

Le film Hayat (qui signifie "vie" en turc et en arabe) suit Hicran, une jeune femme issue d’un milieu conservateur, à qui l’on impose un mariage arrangé. Refusant cette vie toute tracée, elle décide de fuir. De son côté, Rıza, l’homme auquel elle était promise, devient obsédé par sa disparition et part à sa recherche.
Au fil du film Hicran tente de construire sa propre vie, loin des attentes sociales tandis que Rıza traverse une quête qui devient autant psychologique que physique. Leurs trajectoires révèlent les tensions entre désir, contrôle et liberté.
Le réalisateur emploie une mise en scène minimaliste. Les dialogues sont profonds. L’atmosphère est froide et réaliste. Les personnages sont moralement ambihttps://www.bandesannonces.re/hayat-52466-1776356037.mp4gus
Hayat est un film intense. Il explore la difficulté d’être libre dans une société rigide, à travers deux personnages opposés mais liés par une même quête : donner un sens à leur vie.
Dominique DELDICQUE

La bande annonce est ici : https://youtu.be/mg46TdOOTxY

Semaine du 15 au 21 avril 2026GINZA COSMETICS (1951) de Mikio NaruseMikio Naruse (1905-1969) est un réalisateur japonais...
12/04/2026

Semaine du 15 au 21 avril 2026

GINZA COSMETICS (1951) de Mikio Naruse

Mikio Naruse (1905-1969) est un réalisateur japonais majeur du cinéma classique. Il est surtout connu pour ses drames réalistes centrés sur la vie quotidienne et la condition des femmes dans la société japonaise. CinéfilAix a programmé déjà nombre de ses films
Le film Ginza Cosmetics, réalisé en 1951, est un drame qui se déroule dans le quartier de Ginza à Tokyo, un lieu connu pour sa vie nocturne.
Le film raconte l’histoire de Yukiko, une hôtesse de bar et mère célibataire qui élève seule son fils tout en travaillant dans un milieu précaire. Son ancien amant, père de l’enfant, vient parfois lui demander de l’argent, tandis qu’elle continue d’espérer rencontrer un homme qui lui offrirait une vie plus stable, mais elle se retrouve confrontée à la dure réalité sociale et aux illusions sentimentales.
Le récit se déroule sur quelques jours et montre son quotidien : les clients du bar, les relations entre les hôtesses, les difficultés financières et les illusions sentimentales.
À travers le quotidien de Yukiko, Naruse montre la condition difficile des femmes dans le Japon d’après-guerre. Le film adopte un style très réaliste et s’intéresse surtout aux émotions et aux problèmes sociaux. Ginza Cosmetics offre un portrait sensible de femmes qui luttent pour survivre et garder leur dignité dans une société en pleine reconstruction.
Dominique DELDICQUE


Les horaires sont sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.fr

La bande annonce est ici : https://youtu.be/4mYXcKjkgeY

Du 8 au 14 avril 2026LE FLEUVE DE LA MORT de Luis Bunuel (1955)Le film conte  l’histoire d’un jeune homme, Gerardo Angui...
04/04/2026

Du 8 au 14 avril 2026

LE FLEUVE DE LA MORT de Luis Bunuel (1955)

Le film conte l’histoire d’un jeune homme, Gerardo Anguiano, qui retourne dans son village natal au Mexique après avoir étudié en ville. Il découvre que sa famille est enfermée depuis des générations dans une vendetta sanglante contre une autre famille du village.

Le titre (« Le fleuve de la mort ») symbolise à la fois la frontière géographique et la fatalité qui sépare les deux clans. Gerardo, porteur d’idées modernes et rationnelles, tente de rompre ce cycle de violence transmis de père en fils. Mais la pression sociale, l’honneur familial et la tradition rendent cette émancipation presque impossible.
Bien que moins célèbre que Los olvidados ou Viridiana, ce film s’inscrit dans la période mexicaine de Buñuel. Il se distingue par une mise en scène sobre et réaliste, une critique sociale marquée, une réflexion sur la violence collective
Contrairement à ses œuvres surréalistes comme Un chien andalou, Le fleuve de la mort adopte un ton plus narratif et social, mais conserve une vision profondément pessimiste sur la nature humaine.
Le fleuve de la mort est un drame intense sur l’impossibilité d’échapper aux traditions destructrices. À travers cette histoire de vendetta rurale, Buñuel livre une réflexion universelle sur la fatalité, la modernité et la violence sociale.
Dominique DELDICQUE

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La bande annonce est ici : https://youtu.be/nx_EFpv8HBM

Du 1er au 7 avril 2026LA RECONQUISTA de Jonas TruebaAujourd’hui trentenaires Manuela et Olmo se retrouvent à Madrid pour...
28/03/2026

Du 1er au 7 avril 2026

LA RECONQUISTA de Jonas Trueba

Aujourd’hui trentenaires Manuela et Olmo se retrouvent à Madrid pour passer une soirée ensemble.. Quinze ans plus tôt, alors qu’adolescents, ils ont vécu une histoire d’amour intense.
À travers leurs conversations et leurs souvenirs, ils essaient de comprendre ce qu’il reste de leur amour passé. Le titre, La reconquista, signifie « la reconquête » : peut-on reconquérir un amour perdu?
Le film se distingue par son style très réaliste. Il n’y a pas beaucoup d’action spectaculaire : l’essentiel repose sur les dialogues, les silences et les émotions. La caméra est souvent fixe, les scènes sont longues, ce qui donne une impression de naturel et d’intimité. On a presque l’impression d’écouter une vraie conversation.
Nostalgie, passage du temps. Le film montre que nos souvenirs peuvent idéaliser le passé. Il oppose l’amour adolescent, passionné et absolu, à l’amour adulte, plus complexe et parfois plus fragile.
Itsaso Arana et Francesco Carril interprètent les versions adultes des personnages. Leur jeu est sobre et très naturel.
La reconquista est un film sensible et mélancolique qui nous invite à réfléchir sur nos propres souvenirs et sur la façon dont le temps transforme nos relations. Ce film touche par sa sincérité.
Dominique DELDICQUE

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La bande annonce est ici : https://youtu.be/6wQVoCOhY2U

LA FAMILLE HOMOLKADe Jaroslav Papousek – 1969Jaroslav Papousek, né dans une ville de Tchécoslovaquie, actuellement en Uk...
22/03/2026

LA FAMILLE HOMOLKA
De Jaroslav Papousek – 1969

Jaroslav Papousek, né dans une ville de Tchécoslovaquie, actuellement en Ukraine, avait 39 ans lors de l’invasion de Prague par la Russie en 1968.
LA FAMILLE HOMOLKA, tourné en 1969, est sorti en 1970 en Tchécoslovaquie et en 1972 en France. Entre 1969 et 1985 Jaroslav Papousek a réalisé plusieurs films qui ne sont pas diffusés en France pour l’instant.
Il est aussi peintre, sculpteur, écrivain, mais surtout scénariste de Milos Forman avant 1969 pour L’AS DE PIQUE, LES AMOURS D’UNE BLONDE et AU FEU LES POMPIERS.
Ils appartiennent tous deux à la Nouvelle Vague Tchèque (aussi appelée Miracle Tchèque), courant cinématographique constitué des premiers films des réalisateurs tchécoslovaques ayant percé durant les années 60, avant le Printemps de Prague, aux côtés notamment de Vera Chytilova, Jiri Menzel, Ivan Passer ou encore Jaromil Jires. Ce dernier a porté à l’écran LA PLAISANTERIE de Milan Kundera qui qualifie cette vague du cinéma national, de partie importante de l’histoire de la littérature tchécoslovaque.
LA FAMILLE HOMOLKA débute dans un cadre bucolique où se retrouvent de jeunes amoureux constamment « empêchés » par les promeneurs du dimanche, dont la bruyante famille Homolka. Tout promet une journée idyllique : il fait beau et chaud, les grands-parents se reposent, la mère qui rêvait d’être ballerine danse sous les arbres, les jumeaux (interprétés par les enfants de Milos Forman) jouent dans l’eau… Et c’est là que résonnent des hurlements de détresse qui les poussent à fuir au plus vite, tout comme une foule de promeneurs qui surgissent de cette forêt qui semblait déserte, avec pour seule idée de fuir au plus vite et au plus loin de ces appels à l’aide.
Ils n’ont plus qu’à rentrer chez eux, dans leur logement exigu, où de surcroît la télévision est en panne. Et les voilà enfermés, encagés, dans un espace que PAPOUSEK filme de manière oppressante, passant d’une pièce à l’autre, en plans serrés, au gré des invectives qui s’échangent à un rythme d’enfer. Il laisse libre cours aux mesquineries, aux petites lâchetés où éclatent toutes les rancœurs et les frustrations d’individus qui cohabitent alors que chacun rêverait d’être ailleurs. Les projets du fils et de son père sont contrariés par leurs épouses, la guerre est déclarée entre couples et entre générations, donnant au réalisateur le prétexte d’une critique acerbe de la situation politique et de l’aliénation des individus.
Chaque épisode de ces récriminations est ponctué par une tentative de redresser à la verticale un Christ en croix qui penche inexorablement et qui les observe impuissant.
Cette satire réjouissante de la médiocrité petite-bourgeoise occupe dans l’imaginaire tchèque contemporain une place analogue à celle du PERE NOËL EST UNE ORDURE en France, conjuguant la trivialité quotidienne et le burlesque.
Un chef d'oeuvre de causticité et de subversion.
Nadine Macarios

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La bande annonce est ici : https://youtu.be/c0D1MKbF-1A

Semaine du 18 au 24 mars 2026Le retour du projectionniste de Orkhan AghazadehDans un village reculé des montagnes Talych...
14/03/2026

Semaine du 18 au 24 mars 2026

Le retour du projectionniste de Orkhan Aghazadeh

Dans un village reculé des montagnes Talyches, à la frontière entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, Samid, un réparateur de télévision et ancien projectionniste, décide de dépoussiérer son vieux projecteur 35mm soviétique pour faire revivre le cinéma dans son village.
Malgré de nombreux obstacles techniques et logistiques, il rencontre Ayaz, un jeune passionné de cinéma et de techniques de projection.
Entre ces deux personnages de générations différentes naît une belle collaboration qui a pour but de ramener la lumière du grand écran au cœur de la communauté.
Le film est un documentaire sensible et positif qui explore la passion du cinéma et son pouvoir rassembleur, la transmission intergénérationnelle entre anciens et jeunes cinéphiles, l’attachement à la culture cinématographique dans un contexte rural isolé.
Le retour du projectionniste est une ode au cinéma, à sa capacité à rassembler des communautés et à faire briller la lumière de l’écran même dans les endroits les plus isolés. C’est un documentaire qui célèbre la passion sincère, l’amitié entre générations et l’impor-tance de l’accès à la culture.
Orkhan Aghazadeh est un réalisateur et scénariste de cinéma azerbaïdjanais, né en 1988 en Azerbaïdjan, dans une région proche de la frontière iranienne. Il est notamment connu pour son travail à la fois dans le documentaire et la fiction.
Son film Le retour du projectionniste (The Return of the Projectionist, 2024) est son premier long métrage documentaire, présenté dans plusieurs festivals internationaux et largement salué pour sa sensibilité et sa célébration du lien social à travers le cinéma.
Dominique DELDICQUE

Les horaires sont sur le site du Victoria : https://www.cinemavictoria.fr

La bande annonce est ici : https://youtu.be/JrOtzoYj3rA

Du 11 au 17 mars 2026Grand Ciel de Akihiro HATAAkihiro Hata est un réalisateur et scénariste franco-japonais. Après plus...
07/03/2026

Du 11 au 17 mars 2026

Grand Ciel de Akihiro HATA

Akihiro Hata est un réalisateur et scénariste franco-japonais. Après plusieurs courts métrages il réalise en 2025 son premier long métrage Grand Ciel (2025).
Grand ciel est un thriller dramatique qui mêle drame social et atmosphère inquiétante.
L’histoire se déroule sur le chantier d’un immense projet immobilier appelé « Grand Ciel ». On y suit Vincent, interprété par Damien Bonnard, un ouvrier qui travaille de nuit. Un jour, un collègue disparaît mystérieusement. La direction parle d’un simple incident, mais Vincent et son équipe commencent à douter de la version officielle de l’entreprise. Ils suspectent la hiérarchie de dissimuler un accident tragique. Mais quand un deuxième ou-vrier disparaît, des phénomènes étranges et une atmosphère de tension croissante s’installent.
Le film aborde plusieurs thèmes comme les conditions de travail et la pression exercée par les grandes entreprises. la solidarité entre ouvriers, face au silence de la hiérarchie et aussi une réflexion sur la peur, le doute et la manipulation.
Ce qui rend ce film intéressant, c’est son ambiance très sombre. Les scènes de nuit, les décors industriels et le silence pesant créent un climat oppressant. On ne sait jamais vraiment si ce qui se passe est réaliste ou s’il y a une dimension plus symbolique.
Grand Ciel est un film qui mélange critique sociale et suspense psychologique. Il pousse le spec-tateur à réfléchir sur le monde du travail et sur la manière dont la vérité peut être dissimulée.

Dominique DELDICQUE

Les horaires sont sur le site du Victoria : http://wwwcinemavictoria.fr

La bande annonce est ici : https://youtu.be/DkPQbmM-uZM

Semaine du 4 au 10 mars 2026Abel de Elzat EskendirHoraires sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.frElzat E...
01/03/2026

Semaine du 4 au 10 mars 2026
Abel de Elzat Eskendir

Horaires sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.fr

Elzat Eskendir( né en 1987 au sud du Kazakhstan) est réalisateur et scénariste. Après avoir étudié la philologie puis la réalisation cinématographique, il a travaillé comme monteur et scénariste avant de réaliser plusieurs courts métrages. Abel est son premier long métrage, porté par une narration réaliste et une attention particulière aux détails historiques et humains.
Le film se déroule au Kazakhstan en 1993, peu après l’effondrement de l’Union soviétique. Alors que le pays tente de se relever après des décennies de collectivisme, les fermes collectives sont démantelées et les terrains ainsi que le bétail sont en cours de privatisation.
Abel, un berger résilient, assiste à la destruction de sa ferme collective — le lieu où il a travaillé toute sa vie — et espérait une répartition juste des biens. Mais la réalité du nouveau système est très différente : la corruption se répand, les dirigeants locaux abusent de leur pouvoir et la lutte pour chaque mouton devient une bataille personnelle et sociale.
Confronté à cette nouvelle réalité où l’argent et la force priment, Abel doit choisir entre accepter les injustices du monde qui change ou se battre pour ce qu’il pense qui lui revient de droit.
Dans ce moment charnière : l’après-URSS, la promesse d’une redistribution équitable des terres et du bétail se transforme rapidement en désillusion. Abel incarne ces travailleurs qui ont cru au système collectif et se retrouvent dépossédés par la corruption et l’arbitraire du nouveau pouvoir local. Le film montre que le passage au capitalisme n’est pas une libération mais un nouveau rapport de domination.
L’injustice dans Abel n’est pas spectaculaire : elle est lente, répétée, administrative. Chaque décision, chaque silence, chaque regard rappelle que la loi ne protège pas les plus faibles.
Abel ne lutte pas seulement pour des moutons ou une terre, mais pour sa dignité, la reconnaissance de son travail passé, son droit à exister dans le nouveau monde.

Dominique DELDICQUE

La bande annonce est ici : https://www.bandesannonces.re/abel-51892-1769354611.mp4

Samedi 28 février 2026 à 20hBONJOUR LA LANGUE de Paul Vecchialien présence de l’acteur Pascal CervoHoraires sur le site ...
22/02/2026

Samedi 28 février 2026 à 20h
BONJOUR LA LANGUE de Paul Vecchiali
en présence de l’acteur Pascal Cervo

Horaires sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.fr

Bonjour la langue est un drame français réalisé par Paul Vecchiali, tourné en une seule journée en octobre 2022 et sorti en salles en 2025 après sa mort survenue le 18 janvier 2023; c’est l’ultime film du cinéaste, improvisé avec son acteur fétiche Pascal Cervo.
Le film se concentre presque exclusivement sur un face-à-face entre un père et son fils : Jean-Luc (Pascal Cervo), musicien, décide par hasard de descendre de son train à Draguignan pour aller voir son père Charles (Paul Vecchiali), qu’il n’a pas vu depuis plus de six ans. Leur rencontre, filmée en trois longs segments de dialogue, est d’abord hésitante et tendue : les deux hommes réveillent de vieux ressentiments et s’attaquent verbalement à leur passé, leur relation et leurs blessures personnelles. Au fil de la journée, à travers leurs échanges, se dévoilent leurs regrets, leurs incompréhensions et les non-dits de leur histoire familiale.
Le dispositif est volontairement minimaliste : peu de musique, peu de montage et une mise en scène proche du théâtre filmé, privilégiant les dialogues improvisés et la présence des acteurs.
Le titre du film fait écho à Adieu au langage de Jean-Luc Godard, soulignant l’intérêt du cinéaste pour la parole, le langage et la relation humaine.
Bonjour la langue est une œuvre intimiste et introspective qui explore la complexité des liens père-fils, les regrets et la mémoire, tout en incarnant le testament cinématographique personnel de Paul Vecchiali.

L’invité Pascal Cervo, est un acteur, réalisateur et scénariste français dont la carrière au cinéma s’étend depuis les années 1990. Il est surtout connu pour ses collaborations durables avec des cinéastes d’auteur et indépendants.
Son jeu se distingue par des choix artistiques marqués, souvent auprès de cinéastes peu conventionnels tels que Gaël Morel, Laurent Achard, Paul Vecchiali, Pierre Léon, Valérie Mréjen et Jean-Claude Biette. Au fil des années, il tourne dans une trentaine de films, courts métrages et productions télévisées, incarnant des rôles variés du drame au cinéma d’auteur.
Parmi ses rôles notables :Les Amoureux (1994), sa révélation au cinéma avec Catherine Corsini. À toute vitesse (1995) de Gaël Morel, Le Dernier des fous (2006) de Laurent Achard ou L’Armée du crime (2009) de Robert Guédiguian, figures du cinéma français indépendant. Jours de France (2017), dans lequel il incarne un homme parcourant la France après une rupture. Le Lycéen (2022) de Christophe Honoré, où il interprète le père d’un adolescent.

Dominique DELDICQUE

La bande annonce est ici : https://youtu.be/twWdnQezKWA?t=2

Semaine 25 février au 3 mars 2026Les voyages de Tereza de Gabriel MascaroGabriel Mascaro est un réalisateur, scénariste ...
22/02/2026

Semaine 25 février au 3 mars 2026

Les voyages de Tereza de Gabriel Mascaro

Gabriel Mascaro est un réalisateur, scénariste et ancien photographe brésilien, né en 1983 à Recife, au Brésil. Il est l’une des figures importantes du cinéma d’auteur contemporain brésilien, reconnu pour ses films à la fois politiques, sensoriels et audacieux.
Il débute sa carrière dans la photographie et le documentaire, ce qui marque durablement son style : attention aux corps, aux gestes du quotidien et aux marges de la société.
Les voyages de Tereza se situe dans un futur proche dystopique. Le gouvernement brésilien met en place une politique qui oblige toutes les personnes âgées à rejoindre des colonies isolées pour «profiter de leurs dernières années », libérant ainsi les jeunes générations pour la productivité et la croissance.
Tereza, une femme de 77 ans, refuse de se conformer à ce destin imposé. À quelques jours de son départ forcé, elle choisit de partir à l’aventure à travers l’Amazonie, traversant rivières et affluents dans l’espoir de réaliser un dernier souhait personnel avant que sa liberté ne lui soit retirée — notamment prendre l’avion pour la première fois.
Sur son chemin, Tereza fait de nombreuses rencontres marquantes — comme Roberta, une femme vivant sur un bateau et symbole de liberté — et vit des expériences qui transforment sa perception de la vie, de la vieillesse et de la liberté.
Les Voyages de Tereza propose une réflexion universelle sur l’âge, la liberté et le rôle des personnes âgées dans la société, en mêlant drame intime, aventure et critique sociale dans un récit à la fois poétique et politique. Le réalisateur porte un regard profondément humain sur la vieillesse, qu’il filme sans misérabilisme, en valorisant le corps, le désir et la liberté. Les paysages amazoniens et le travail du son renforcent une atmosphère sensorielle et méditative. Ainsi, Mascaro mêle avec finesse poésie visuelle et critique sociale, faisant du voyage de Tereza un acte de résistance douce mais puissante.
Le film a remporté le Grand Prix du Jury (Ours d’Argent) au Festival de Berlin 2025.
Dominique DELDICQUE

Horaires sur le site du Victoria : http://www.cinemavictoria.fr

La bande annonce est ici : https://youtu.be/FFovh9YBtWw

Programmation CinéfilAix du 18 au 24 février 2026ON FALLINGLAURA CARRERA (2025)On les appelle des « pickers ». Ce terme ...
15/02/2026

Programmation CinéfilAix du 18 au 24 février 2026

ON FALLING
LAURA CARRERA (2025)

On les appelle des « pickers ». Ce terme désigne les employés qui préparent les commandes destinées à être envoyées aux quatre coins de la planète. Justement, Aurora, l’héroïne, en est une. Cette jeune femme portugaise travaille de longues heures dans l’entrepôt de stockage des marchandises d’une grande entreprise de vente par correspondance dont le nom n’est jamais prononcé mais fort simple à identifier… Comme les objets sont dispersés dans les rayons sans aucune logique apparente, Aurora et ses collègues doivent aller les récupérer avec une douchette qui émet un bip dès lors que l’objet recherché est identifié. Ces détails prendront une grande importance dans le récit. Si le nom de Ken Loach apparaît au générique, en tant que producteur, si le sujet semble au début quelque peu similaire de ceux traités par son aîné, L.aura Carrera s’en éloigne très vite. Car Aurora petit à petit prouve qu’elle n’est pas seulement une victime de ce système aliénant. Ses comportements ambigus, sa capacité à manipuler son entourage ne cessent de surprendre. Nécessité ou perversité ? Le manque d’argent d’Aurora justifie-t-il son attitude envers d’autres esseulés ? Ou bien est-ce pour elle le seul sursaut possible avant un effondrement programmé ? L’intelligence du récit est justement de ne pas en fournir la clé.
En donnant à son film des teintes froides, en refusant à son héroïne une totale empathie de la part du spectateur, tout en lui permettant de gripper la machine bien huilée de son entreprise, L.Carrera dont c’est le premier long métrage, transforme quelque peu ce récit social en film à suspense.
Pascale Artufel



Les horaires sont sur le site du cinéma Victoria :
http://www.cinemavictoria.fr

La bande annonce est ici : https://youtu.be/V1yL7_pKnJk

Adresse

Cinéma Victoria Avenue Victoria
Aix-les-Bains
73100

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