17/01/2026
https://www.facebook.com/share/p/17sTpNvnJi/
SOUTIEN AUX CONCHYLICULTEURS DU BASSIN DE THAU
Nous adressons tout notre soutien aux conchyliculteurs de l’étang de Thau, qui traversent une période où les décisions à venir seront déterminantes pour l’avenir de leur activité comme pour l’équilibre de notre lagune.
L’arrêté préfectoral interdisant la commercialisation des huîtres et des moules, vise à protéger la population. Cette décision sanitaire est nécessaire.
Mais elle révèle une fois de plus une situation devenue intenable et profondément injuste pour les professionnels du bassin de Thau.
Ces femmes et ces hommes vont encore subir de lourdes pertes économiques, alors qu’ils ne sont en rien responsables des pollutions qui frappent régulièrement la lagune. Les fortes pluies ne sont que le déclencheur : la cause profonde est connue depuis longtemps.
Ce sont les dysfonctionnements répétés des réseaux d’eaux usées qui entraînent des déversements d’eaux brutes dans l’étang. L’arrêté préfectoral mentionne notamment les débordements des postes de refoulement de Bouzigues et de Sète.
Depuis des années, des choix d’investissement contestables ont été faits. Le parti pris de financer une station d’épuration moderne et high-tech, sans prioriser la réfection des réseaux d’eaux usées, expose aujourd’hui notre territoire à des risques sanitaires, environnementaux et économiques à chaque épisode pluvieux.
Protéger l’étang de Thau n’est pas un choix secondaire : c’est une responsabilité collective.
Cet écosystème unique, nourri par des échanges subtils entre eaux douces et eaux marines, abrite une biodiversité exceptionnelle et constitue l’un des poumons économiques de notre territoire. La qualité de ses eaux conditionne directement la santé des coquillages, la pérennité des exploitations, mais aussi l’équilibre naturel des herbiers, des poissons, des oiseaux et de tout un patrimoine vivant qui fait la richesse de notre région.
Préserver l’étang, c’est donc protéger un milieu fragile, garantir l’avenir de nos conchyliculteurs, et transmettre aux générations futures un environnement dont nous sommes les gardiens.
Solidarité, vigilance et engagement doivent rester nos boussoles.
Protéger l’étang de Thau, c’est protéger une zone de production conchylicole unique, et les hommes et les femmes qui en vivent.
Philippe Deschamps
Cap d'Agde
Cap d'Agde Community 💝
©Photo – Hérault Tourisme
Plus d'informations :
Q&E les Ostréiculteurs
SOUTIEN ET SOLIDARITÉ
🌊 Conchyliculteurs de l’étang de Thau : un métier rude, un savoir‑faire précieux, une profession soutenue par la population de tout un territoire.
Sur les rives de l’étang de Thau, la conchyliculture n’est pas seulement une activité économique : c’est une vocation, un héritage, une fierté locale. Chaque jour, par tous les temps, des femmes et des hommes se lèvent avant l’aube pour entretenir leurs tables, surveiller leurs cordes, réparer leurs barges, trier leurs coquillages.
Ce métier, souvent idéalisé, est en réalité l’un des plus exigeants du littoral méditerranéen.
⚓ Un travail physique, technique et constant
Être conchyliculteur, c’est affronter :
- le froid mordant de l’hiver
- la chaleur écrasante de l’été
- le vent, la houle, les épisodes cévenols
- les pannes mécaniques
- les maladies des coquillages
- les interdictions sanitaires qui peuvent stopper les ventes du jour au lendemain
C’est un métier où le corps travaille autant que l’esprit, où chaque geste compte, où l’on porte, soulève, plonge les mains dans l’eau, répare, ajuste, recommence.
Un métier où l’on ne compte pas ses heures, où l’on dépend de la nature, où l’on vit au rythme de la lagune.
🐚 Un savoir‑faire unique en France
L’étang de Thau est le berceau d’une technique d’élevage singulière : les tables conchylicoles suspendues, un système inventé ici et transmis de génération en génération.
Ce savoir‑faire, qui demande précision, patience et observation, donne naissance à des huîtres et des moules reconnues pour leur qualité.
Derrière chaque coquillage dégusté, il y a des mois de travail invisible :
la pose des cordes, l’élevage, le détroquage, le collage, l’affinage, la surveillance quotidienne.
🧱 Une profession qui encaisse les coups mais ne renonce pas
Ces dernières années, la filière a été frappée de plein fouet :
- épisodes de malaïgue
- contaminations virales
- interdictions de vente en pleine saison
- mortalités massives
- hausse des coûts de production
- pressions environnementales
Chaque crise met en péril des entreprises familiales, parfois centenaires.
Chaque interdiction prive des familles entières de revenus.
Et pourtant, les conchyliculteurs tiennent.
Ils innovent, s’adaptent, se réorganisent, se battent pour préserver leur métier et la qualité de leurs produits.
👨👩👧👦 Derrière chaque table, une famille… et derrière chaque famille, un territoire solidaire
La conchyliculture de Thau, ce sont des centaines de familles qui vivent directement de cette activité.
Des familles qui ont bâti leur vie autour de la lagune, qui ont transmis leur passion, leur savoir-faire, leur courage.
Et face aux difficultés, la population de l’Hérault répond présente.
Les habitants du bassin de Thau, de Sète, de Mèze, de Marseillan, mais aussi de tout le département, expriment leur soutien avec force :
- en achetant local, même en période d’incertitude
- en relayant les appels à solidarité
- en défendant publiquement la filière
- en rappelant l’importance de ce métier pour l’identité du territoire
Ce soutien populaire n’est pas symbolique : il est vital.
Il donne de la force aux producteurs, il maintient le lien entre la lagune et ceux qui en vivent, il rappelle que la conchyliculture est une affaire de communauté autant qu’une affaire d’économie.
🌟 Un patrimoine vivant à soutenir et à respecter
Valoriser la conchyliculture, ce n’est pas seulement célébrer un produit :
c’est reconnaître la dignité d’un métier rude, la force d’une profession résiliente, l’importance d’un savoir-faire local.
C’est affirmer que cette filière mérite soutien, reconnaissance et respect.
Et c’est rappeler que, dans l’Hérault, les conchyliculteurs ne sont pas seuls : Toute la population du territoire se tient à leurs côtés.
Il est urgent de soutenir avec force toute la filière !
TOURISME ET TERRITOIRE
De Sète à Marseillan, une fine langue de terre sépare la lagune de Thau des plages de la Méditerranée. Véritable mer intérieure, le plus grand plan d’eau d’Occitanie vous amène sur un plateau une multitude d’univers : huîtres de Bouzigues, vins délicieux, petits ports de pêche, loisirs nautiques, patrimoine bâti... L’ambiance est douce, la nature préservée…
https://www.herault-tourisme.com/fr/decouvrir/nos-incontournables/etang-de-thau/