06/05/2026
Généreux mois de mai
En ce début de mois de mai, je vous partage ma gratitude pour les compétences qui s’acquièrent pas à pas et pour tout le chemin de l’acquisition, pour la joie de « faire partie », pour les enseignements du feu, pour la beauté des fleurs, pour l’amour profond, pour ce(ux) qui m’accompagne(nt), pour l’énergie du printemps. Pour la roue du vivant, pour la créativité et pour le lâcher prise.
Le 1er mai, c’était « Beltaine », la fête celte d’entrée dans l’été – saison dont l’apogée sera le 21 juin dans le calendrier celtique. Les forces solaires augmentent de jour en jour pour tirer vers l’expression les potentiels nichés au creux de la terre et des vivants.
Plusieurs mois sont passés sans le signe d’une lettre d’infos de L’Ombelle : du recul m’a été nécessaire pour faire le tri, pister en moi-même, lâcher prise, me remettre en question, intégrer et distiller mes apprentissages.
Si je vous partageais un fragment de ces apprentissages, ce serait une prise de conscience : lors d’un appel avec l’un de mes mentors, on me dit « Mais Angela, tu participes à la séparation entre la nature et la culture en te retirant du monde ! »
Cette séparation entre nature et culture que justement je souhaite abolir afin de relier l’humain et le vivant ! J’y participe donc ? En rejetant une société que j’estime dangereuse, malade, et en trouvant refuge dans une nature accueillante, je rejoue le bannissement d’ancêtres potentiels, mais je le fais de moi-même, sans besoin de sentence ni de jugement extérieur tant ils sont intégrés en moi.
Quelle claque ! Alors, pas à pas, je me remets en marche vers le monde des humains, je cherche à ressortir de la forêt. Sans pour autant la quitter complètement, et en y gardant mes racines, mais en laissant derrière moi la douleur de la séparation et en tâchant de tisser d’autant plus de liens joyeux entre la nature et la culture.
Je goûte en même temps à nouveau à la saveur du printemps, à ce goût de naissance et de croissance, comme chaque année, mais tout en étant plus enracinée d’un côté, et plus grande de l’autre.
Avec amour.