30/09/2026
INTERVENTION POUR HAUBANAGE (cas n°1)
Cette intervention a consisté à remplacer des haubans posés il y a 8 ans. Ces haubans textiles passifs ont été préconisés à l’origine par un "expert" pour rassurer les personnes vivant dans cette grande copropriété.
Ces Pins Pignons de 30 à 35m de hauteur sont plantés entre les bâtiments et sont très proches de ces derniers. Depuis 2018 les haubans ont été vérifiés et détendus tous les deux ans afin qu’ils gardent leur passivité et qu’ils ne contraignent pas les arbres dans leurs mouvements naturels et leur capacité de thigmomorphogénése. Ces arbres étant matures, leur croissance primaire est terminée mais leur croissance secondaire continue, rendant donc chaque année leurs rapports longueur et masse plus favorables. Certaines charpentières présentant des nécroses sont également haubanées de manière préventive et passive.
Un des 6 grands pins présente depuis toujours un port très penché. Néanmoins, suite à la vérification des haubans en 2025, les deux haubans attachés à ce pin penché étaient tendus. Nous avons mesuré la tension de ces haubans à 400kg, ce qui nous a rassuré dans le sens que le pin ne s’était pas entièrement affaissé dans les haubans.
Pour ce pin penché nous avons donc choisi de placer de nouveaux haubans textiles mais en les fixant dans des anneaux de levage et tiges filetées afin de pouvoir contrôler par la suite si le pin s’affaisse réellement ou pas. Si un affaissement est vérifié alors nous remplacerons les haubans textiles par des câbles avec ou sans amortisseurs.
Note importante : l’objectif d’un haubanage passif et préventif est la rétention d’un axe en cas de rupture ou d’affaissement de celui-ci. L’élasticité de la fibre du hauban n’est en aucun cas suffisante pour laisser la liberté aux branches et aux arbres de bouger naturellement. Les notices de montage des différents fabricants de haubans ne sont pas actualisées par rapport aux nouvelles données et préconisations concernant le haubanage (cf : « La taille des arbres d’ornement » 2me édition de Christophe Drénou ou le numéro spécial Haubanage « La Lettre de l’Arboriculture » n°118 de la SFA) et cela est très problématique. Un haubanage passif nécessite de laisser une longueur de hauban suffisante afin de n’exercer aucune contrainte et laisser à l’arbre la possibilité de se renforcer seul sans le rendre dépendant d’un système.
Un magnifique chantier réalisé avec rigueur et bonne humeur :) en collaboration avec Guillaume Patry