14/12/2017
D’un caractère peu patient, j’ai toujours le sentiment de ne pas aller assez vite assez loin.
Mais en me retournant sur cette année qui s’achève, je réalise combien elle fut riche de rencontres et de projets.
J’ai fait la connaissance des gens qui imaginent et construisent les lieux de la transition (merci SOA, Etic et Marion Schnorf), d’autres qui font réfléchir et éduquent (un grand whaou à Julie Le Gall et Betty Iltis) ou encore ceux qui démontrent quotidiennement que la restauration collective peut rimer avec qualité (merci Luc Lignon, Gilles Pérole et Christine Viron).
Cette année, j’ai aussi mangé à la table de ceux qui mettent tout leur cœur dans leurs légumes, leurs fruits, leur farine, leur pain… bref dans la production d’une nourriture pleine de vie et d’humanité (gratitude à Yezid Allaya, mon « fermier de famille » et Roland Feuillas pour m’avoir fait découvrir le pain « vivant »).
Mais il y a aussi ceux qui rappellent au quotidien combien l’alimentation est créatrice de liens et de solidarité autour d’une table de cuisine (vive les Petites Cantines et les savoureux compagnons), d’un jardin potager (Les Incroyables Comestibles) et de bons produits (VRAC et Peligourmet).
Et puis il y a ceux qui forment et accompagnent les futurs artisans de notre alimentation (bravo United Kitchens, la Fabic, GRAP ). En enfin, ceux dont la recherche et les coups de gu**le nous font avancer (Urban Food Futures, On passe à l’acte, INRA, Xavier Denamur et tant d’autres)
Du tiers lieu alimentaire, en passant par les fermes urbaines, les politiques alimentaires de territoire, une halle de la gastronomie, la révolution des marchés de gros ou les dispositifs de solidarité alimentaire, la particularité d’Ecoceaty c’est de mettre en perspective ces différentes dynamiques pour produire des lieux, des quartiers, des territoires porteurs d’une démocratie alimentaire soutenable et conviviale, à l’image de ces formidables « lanceurs d’avenir ».
Photo Levi Saunders on Unsplash