27/09/2024
Red Libanon
L’autour à changé et le vent s’est levé.
Jonchant les rues, les petits corps perdus
gonflent le lit de la chaleur en crue.
Et le brouillard charrie des odeurs du passé.
De son voile nocif aux couleurs embrasées
C’est le ciel qui sombre et vient nous écraser.
L’été s’est installé, nous ne l’avons pas vu
L’été nous l’avait dit, nous ne l’avons pas cru.
Pendant que tombent serein les bouts de métal,
Éventrant les coupoles, déchirant les écrins,
On voit les pèlerins courir dans les dédales
Levant les mains au ciel suppliant le destin.
Les enfants sont morts nés, prisonniers du présent.
Ils flirtent avec l’amour des étreintes fatales,
Sans passé ni futur, la nostalgie du sang,
La déesse aux cent bouches crie alors au scandale.
Chacun choisit son camp, chaque camp choisit chacun
Sans sentiments sans parti pris
Les gravats, la poussière, les couleurs du déclin
Et le râle qui surgit
Ce qu’on appelle communément la paix est cet instant qui essaye de surgir entre deux guerres
un ancien texte qui reste, malheureusement, toujours actualisé.