Fort IIIa PODBIELSKI (fort Ducrot)

Fort IIIa PODBIELSKI (fort Ducrot) Site du fort: http://www.fortpodbielski-ducrot-mundolsheim.fr Pourquoi MUNDOLSHEIM ?

Un peu d’histoire

Préambule :

La rapidité de la chute de Strasbourg le 28 septembre 1870 après un siège de 46 jours incita l’Etat Major Allemand, sous la direction des Généraux Von Moltke et Von Kameke, à élaborer rapidement un plan de défense des frontières ouest de l’Empire nouvellement crée et qui devait transformer les villes de Cologne, Metz, Thionville et Strasbourg en camp retranché. Les

études s’inspirèrent des modèles de forts inters-armes déjà construits en Allemagne par le Général Biehler mais également du système défensif dont se dotait la France au même moment avec le Général Séré de Rivières. C’est ainsi que Strasbourg va être dotée d’une ceinture d’ouvrages détachés, puissamment armés et fortifiés. Le projet initial prévoyait la construction de 36 forts, mais reculant devant une telle dépense, les Prussiens ramenèrent le projet à 14 forts. Pour l’Etat-major Impérial, il fut tenu compte des enseignements du siège de 1870 (l’Etat-major du Général Von Werder occupa Mundolsheim lors du siège) et des contraintes qu’imposait la géographie des environs de Strasbourg. Les collines ou les « hauteurs de Hausbergen « donnaient à l’adversaire d’excellentes positions d’artillerie. Aussi fut-il très rapidement décidé de les intégrer dans le nouveau dispositif de défense. Les sites retenus pour la construction de forts détachés sur ces hauteurs de Hausbergen sont compris entre 6400 m à vol d’oiseau de la cathédrale pour le plus proche (Oberhausbergen – Fort Von Baden- Frère) et 7350 m pour le plus éloigné (Mundolsheim – Fort Podbielski - Ducrot)

Leurs missions étaient, compte tenu de la portée de l’artillerie de l’époque :

Obliger l’assaillant à s’établir au-delà de la portée de l’artillerie
Protéger les voies de communication : routes, canaux et voies ferrées
S’établir en tête de pont sur les grands courants d’eaux et sur les zones inondables
Appuyer de leurs feux les mouvements de troupes de la garnison de la Ville et de leur offrir un refuge en cas de repli
S’appuyer mutuellement entre eux en cas d’attaque (la distance entre les forts oscillera entre 1000m et 4000 m

Pour notre secteur et pour éviter que l’ennemi ne soit tenté de contourner les hauteurs de Hausbergen et d’attaquer Strasbourg par son front nord, les Prussiens ont construit le fort de Reichstett (Moltke-Rapp), un fort au nord-ouest de Souffelweyersheim (Roon-Desaix) ayant pour mission d’empêcher d’occuper Mundolsheim mais aussi de contrôler la route de Brumath, les voies de chemin de fer et le canal de la Marne au Rhin , et enfin celui de Mundolsheim ( Podbielski-Ducrot ) qui devait couvrir les voies de communication vers le nord, le flanc nord-ouest, les voies de chemin de fer à l’Est mais surtout empêcher l’adversaire de s’implanter sur les hauteurs du village. Notre fort s’appellera à l’origine Festung Mundolsheimer Kopf jusqu’au 29 Août 1882 ou l’AKO (Allerhöchste Kabinett Order) le baptisa officiellement Festung PODBIELSKI. Festung PODBLIELSKI – Fort DUCROT

Le Fort Poblielski-Ducrot est plutôt considéré comme un petit fort, mais qui comporte quelques particularités, comme être le dernier fort construit de la ceinture de Strasbourg. Construit de 1879 à 1882 à une centaine de mètres de l’Eglise Protestante, sur une remarquable position naturelle .il a été renforcé de 1887 à 1890 et transformé de nouveau en 1893. Ses particularités ont été le renforcement après 1911 par une casemate unique de flanquement ouest, reliée au fort par une galerie bétonnée et dotée de 2 canons et d’une autre casemate de flanquement est, au dessus de l’actuelle rue des acacias, abritant également 2 canons. Autre particularité : la couverture de la façade du fort par une carapace en béton en 1936 en raison de l’intégration du fort dans la ligne Maginot et par son aménagement en poste de commandement de la 103 ème division d’infanterie de Forteresse

Pendant de long mois, le chemin reliant le Fort Podbielski-Ducrot à la Batterie des cerisiers et au fort Kronprinz-Foch était camouflé par des bâches pour empêcher la vue de la circulation des véhicules militaires à partir de la Forêt Noire. En 1945 il servira de cantonnement aux soldats Américains de la VII armée et à ceux de la 3ème DIA, jusqu’à la contre offensive menée contre la poche de Gambsheim. Après un longue période d’abandon par l’armée , la commune de Mundolsheim en a fait l’acquisition dans les années 1990 (90000 francs ) pour le sécuriser , mais ne purent empêcher la dégradation des bâtiments par des ferrailleurs peu scrupuleux , par des squatters , des groupuscules, tagant, détruisant les murs , arrachant les grilles , mais aussi par le temps qui passe ( mousse , arbustes , lierres etc...) Le 6 mars 2010, l’association "Les amis du fort Podbielski-Ducrot" nouvellement créée le le 23 février 2010 sous l’impulsion de JM PFINDEL entama les travaux de rénovation et de réhabilitation du Fort, avec l’aide de la municipalité sous le mandat de Norbert REINHARDT.

Eh oui !! En 1870 il y avait une guerre.😕👀
30/05/2026

Eh oui !! En 1870 il y avait une guerre.😕👀

📌📌📌 Avis aux adhérents du Fort Ducrot : pensez à noter la date de notre Assemblée Générale dans vos agendas !Et pour cel...
28/05/2026

📌📌📌 Avis aux adhérents du Fort Ducrot : pensez à noter la date de notre Assemblée Générale dans vos agendas !

Et pour celles et ceux qui souhaitent découvrir l’association ou nous rejoindre, vous êtes également les bienvenus 😊

17/05/2026

Elle s'appelait Élisabeth Ricol. Elle est née le 15 février 1916 à Montceau-les-Mines, dans une famille d'immigrés espagnols pauvres. Son père, mineur, était atteint de la silicose. Elle grandira avec le sentiment que l'injustice n'est pas une fatalité.

À 26 ans, elle est capitaine des Francs-tireurs et partisans, l'un des bras armés de la Résistance intérieure française. Le 1er août 1942, elle monte sur une table devant un magasin Félix Potin de la rue Daguerre, dans le 14e arrondissement de Paris, et harangue la foule pour appeler à la lutte armée contre l'Occupation. Elle réussit à fuir avant l'arrivée des forces de l'ordre. Les Allemands et la police française lui donnent alors un surnom : « la Mégère de la rue Daguerre ». Radio Londres, elle, l'appelle « l'héroïne de la rue Daguerre ».

Elle est arrêtée le 11 août 1942. Jugée par le Tribunal d'État français, elle est condamnée à mort le 15 juillet 1943. Elle avait 27 ans. Elle était enceinte. Sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité le 3 avril 1943, à la naissance en prison de son fils Gérard. Un enfant qui lui sauve la vie, dans une cellule.

Mais la survie ne signifie pas la liberté. Après la prison de Fresnes et celle de Rennes, elle est livrée aux Allemands. Le 30 mai 1944, elle part du fort de Romainville, passe par Neue Bremm, puis Ravensbrück, puis le kommando de Leipzig dépendant de Buchenwald — le plus grand kommando de femmes du camp. Son matricule à Ravensbrück : 42171. À Leipzig : 3935. Des numéros à la place d'un nom, comme pour des milliers d'autres.

Elle survit. Elle rentre en 1945.

Et ce n'est pas la fin de ses épreuves. En 1951, à Prague où elle s'est installée avec son mari Artur London, devenu vice-ministre des Affaires étrangères, celui-ci est arrêté dans le cadre des purges staliniennes. Il est jugé, condamné. Pendant ses années de détention, il lui transmet clandestinement son témoignage, glissé dans des paquets de papier à ci******es. Lise le recueille, le garde, le protège. Ce témoignage deviendra L'Aveu, publié en 1968 — porté à l'écran en 1970 par Costa-Gavras, avec Yves Montand et Simone Signoret dans les rôles du couple London.

Lise London est morte le 31 mars 2012, à Paris, à l'âge de 96 ans. Officier de la Légion d'honneur, titulaire de la Médaille de la Résistance française, elle avait témoigné jusqu'au bout, pour les jeunes générations, dans les collèges et les lycées.

Une place porte aujourd’hui le nom de Lise et Artur London à Paris — inaugurée en 2017. Mais combien de personnes savent qui elle était ?

Une femme de 15 ans engagée dans les Jeunesses communistes. Une capitaine de la Résistance à 26 ans. Une condamnée à mort qui a mis au monde un enfant en prison. Une déportée. Une v***e de bagnard du stalinisme. Une mémoire vivante pendant 96 ans.

Si ce nom mérite de ne pas disparaître, partagez ce post. La mémoire ne se transmet pas toute seule — elle a besoin de nous.

Et vous : connaissiez-vous Lise London avant aujourd'hui ? Qu'est-ce qui, dans son parcours, vous touche ou vous révolte le plus ?

17/05/2026
Grand nettoyage de la cour 🧹🌿🪴Elle est magnifique 👍🥂
16/05/2026

Grand nettoyage de la cour 🧹🌿🪴

Elle est magnifique 👍🥂

11/05/2026

Le tourisme de mémoire a désormais son parcours de la Ligne Maginot. Du nord au sud de l'Alsace, dix-huit fortifications, qui défendaient la France contre des attaques allemandes entre 1939 et 1945, s'ouvrent aux visiteurs.... 👉 https://ebx.sh/0QeDIL

📌📌📌Notre nouvelle vidéo de présentation 😃           Unehttps://youtu.be/EmIy9gmukY0
07/05/2026

📌📌📌Notre nouvelle vidéo de présentation 😃


Unehttps://youtu.be/EmIy9gmukY0

présentation scénarisée du site du fort Ducrot et de la commune de Mundolsheim

Adresse

Rue Du Fort Ducrot
Mundolsheim

Heures d'ouverture

Jeudi 14:00 - 14:15
Samedi 14:00 - 14:15

Téléphone

+33660848738

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