20/11/2024
Cher Ryan,
Aujourd'hui il y a du soleil lorsqu'on regarde par la fenêtre. C'est assez rare ces derniers jours pour que je commence ma lettre par cette information qui peut te sembler, de premier abord, j'en conviens, un peu banale mais qui a cependant toute son importance. Lorsque j'étais encore en contact avec des gens (des Nathalies, des Camilles, des Léons..., je sais que mon humour te manque) à longueur de journée dans ma vie professionnelle, leur humeur était souvent corrélée à la météo. Grand soleil et ciel bleu, sourire et bonne humeur à gogo, temps gris et pluvieux soupe à la grimaces et plaintes assurées.
Il est vrai que la luminosité renvoyée par les rayons du soleil sur les arbres dorés par l'automne procure une sensation de bien être qui aura aujourd'hui, même sur le plus cafardeux des êtres humains, un effet salvateur à n'en pas douter.
Tout cela pour te dire, qu'il fait beau et que j'ai la joie de pouvoir, à ma guise, profiter des températures frisquettes de l'hiver approchant, en chaussant mes jolies chaussures de marche roses ou de profiter du ciel bleu, bien au chaud derrière ma fenêtre avec ma tisane et ta présence au bout de ma plume (enfin plutôt au bout de mon clavier, mais là ça perd un peu de son charme). Je mesure la chance que j'ai et, "cherry on the cake", je peux profiter de tout cela dans le calme car les lardons ne se battent pas dans le salon et ne se crient pas dessus en se jettent des kappla au visage. Qui a dit que les miracles n'existent pas ?
J'ai commencé une remise à niveau en informatique, ça a le pouvoir presque magique de me plonger directement dans un monde parallèle tellement je trouve ça ennuyeux. Rester concentrée pendant plusieurs heures derrière un écran relève d'un exploit dont je suis, pour l'instant, loin d'être capable. La formatrice vient souvent me voir pensant déceler dans mon regard vitreux un appel à l'aide alors que, concrètement, j'ai juste besoin d'une assistance pour ne pas ouvrir la fenêtre, enjamber le rebords, et descendre en rappel le long de la façade à l'aide de mes mouchoirs pour m'extraire rapidement et de manière définitive de la pièce. La seule chose qui me fait tenir assise dans la salle de cours, la souris vissée à la main, c'est que mes mouchoirs ne sont pas assez solides pour supporter mon poids et me permettre une évasion à la Arsène Lupin. Je reste donc bon gré, mal gré avec mes compagnons d'infortune et me dit que les connaissances engrangées pourront éventuellement me servir dans la rédaction et la mise en forme d'un prochain hypothétique roman. Roman qu'il faudrait donc que je commence à rédiger dès aujourd'hui afin de ne pas oublier tout le savoir acquis au prix d'interminables mal de tête.
Je t'embrasse bien fort,
See you soon,
Ta Miss S'Carole adorée