le monde en nous

le monde en nous Le monde en nous est un blog culturel. Autour de nous, le monde se dépêche. Chacun court, chacun accumule, chacun se précipite.

En allant vite, on perd de vue la beauté des choses que l’on traverse, l’intensité des rencontres qui nous forgent, la brièveté du temps qu’il nous est offert d’habiter…

Or, toutes ces choses qui nous échappent sont bien là, à portée de main, à peine visibles, à peine audibles, perdues au milieu du tourbillon d’un toujours plus, plus moderne, plus grand, plus voyant, plus cher. Parce qu’elles rés

onnent en nous de façon obstinée, parce qu’elles nous font vibrer sans faillir jour après jour, parce que nous y voyons une forme de survivance aux grands mouvements qui se font malgré nous, nous avons décidé de les consacrer et de les partager. Nous tous qui sommes animés par cette envie de vivre pleinement, de donner de la valeur au temps et aux choses, de créer du lien entre les cultures et les gens, nous tous sommes désormais riches de cet espace de découverte et d’échange : le monde en nous.

17/07/2026

Quelle aventure formidable que cette re-création de "Hériter des brumes, la f***e histoire du Théâtre du Peuple" dans la grande salle de ce magnifique théâtre tout en bois !
Présenté l'été dernier pour les 130 ans du théâtre, en extérieur, dans une forme "pauvre" pour des petits comités de spectateurs, il prend aujourd'hui une nouvelle ampleur dans la mise en scène inspirée de Julie Delille.
Le feuilleton écrit par Alix Fournier-Pittaluga et Paul Francesconi a été pensé comme une série, avec ses rebondissements, ses drames, ses moments de suspense en fin de chaque épisode, pour le plaisir d'un public de tout âge.
Six heures peuplées de vivants et de fantômes, d'espoirs et de souvenirs, de rires et de larmes, qu'on ne voit absolument pas passer, car entrecoupées de pauses dans le parc pour se reposer, déjeuner ou dîner. Les 8 comédiens dont 5 amateurs sont tous formidables, la musique, les costumes, les décors... Un voyage complet sur une journée qu'on vit tous ensemble dans un cadre enchanteur.
Les 130 ans se déroulent suivant la course du soleil et s'achèvent dans la nuit, sur un tableau magnifique, sans que jamais ce soit platement illustratif ou facilement nostalgique.
Ce n'est pas un spectacle patrimonial, c'est une réflexion qui dépasse l'anecdote locale pour parler de ce qui peut peut-être encore nous unir aujourd'hui. Résolument ancré dans les problématiques du présent, face à ce qui nous menace, "Hériter des brumes" est une ode POPULAIRE (pour toutes et tous) à l'audace. Celle d'oser rêver d'un certain monde, un monde qui rassemble, et transformer ces valeurs en réalité. Une réalité imparfaite, parfois inconfortable. Justement, foncièrement vivante.
"Le petit peuple a passé... Derrière lui chante la forêt toute entière."
Bravo d'oser présenter une telle pièce "au fin fond de la France" (ma vision des Vosges avant d'y aller 😂), elle fera date dans l'histoire déjà mouvementée du Théâtre du Peuple.

À voir jusqu'au 28 août au Théâtre du Peuple - Maurice Pottecher de Bussang à 11h (partie 1) et 20h (partie 2)

Nemo Ito

29/06/2026

Très belle production de l'Opéra de Toulon dans le cadre magique (mais très inconfortable) de Châteauvallon-Liberté, scène nationale à Ollioules. "Madama Butterfly" est toujours un banger, qui se termine pour moi, malgré tous mes efforts (parce que bon, depuis le temps, je la connais la fin !) en grosse "chialade - hoquetade - reniflade" (qui a fichu la honte à mon fils). La cruauté de l'histoire, la puissance de la musique, la beauté des airs (le trio entre Pinkerton, Suzuki et Sharpless + les "Tu, tu, tu" de Butterfly à son fils), pfou la la. Une fois de plus, ça m'a retournée.
La distribution de cette version qui ouvre le festival d'été de Châteauvallon est à la hauteur, avec en plus une Cio-Cio-San asiatique (coréenne) : Sunyoung Seo, applaudie après "Un bel dì, vedremo", et un Pinkerton vocalement solide, Edgaras Montvidas, qui salue avec humour en se cachant après avoir incarné ce personnage peu reluisant 😂.
La scénographie un peu abstraite fait son effet, en dépit d'un bout de décor récalcitrant ce soir, avec des jeux de lumières qui tirent parti de la nuit sous la lune et des grands arbres derrière la scène. Bravo aussi à l'orchestre mené par Victorien Vanoosten et au chœur de l'Opéra de Toulon (très beau passage bouche fermé avant le 3e acte) dont c'est le dernier concert avant licenciement économique si j'ai bien compris. ☹️
Voir cette œuvre poignante en plein air est vraiment magnifique, avec le chant des cigales puis celui des grenouilles rainettes... Si vous en avez l'occasion, les moyens et la condition physique, n'hésitez pas à aller applaudir toute l'équipe et continuer à soutenir la culture.



24/06/2026

Un immense merci et bravo à la troupe formidable de qui a joué, chanté, dansé et assuré comme pas possible ce soir dans un chaud bouillant. 👏
Après l'annulation à la dernière minute de la première, hier soir en raison de la canicule, j'avais peu d'espoir qu'ils jouent aujourd'hui par 40°C. Par chance, la salle, non climatisée, avait pris ses dispositions : bouteilles d'eau, éventails, personnel armé de brumisateurs et un peu de ventilation... Honnêtement, je ne sais pas comment les artistes ont tenu en costumes et sous les projecteurs car, assise, j'étais moyen moyen. Mais "The Rocky Horror (Picture) Show" est tellement culte pour moi que je serais morte de déshydratation avec reconnaissance rien qu'en écoutant "Sweet Transvestite".
Le spectacle de Richard O'Brien est taillé pour la scène : chorégraphies trépidantes, chansons qui s'enchaînent sans temps mort, goth (Dracula, Frankenstein) et glam, humour et émotion ("I'm coming home")... Vocalement, c'est impeccable : les 3 rôles principaux, Frank n'Furter, Brad and Janet sont particulièrement parfaits, mais tous les autres aussi ! J'avais un peu peur de ne pas retrouver la sexytude troublante de Tim Curry mais est tout aussi charismatique et porte très bien lui aussi les porte-jarretelles 😍.
Quel plaisir aussi d'entendre des musiciens en live (coincés sur une mezzanine au-dessus du décor, les pauvres) et non une vieille bande son !
L'histoire est assez triviale (un extraterrestre tr****ti extraverti en mission (quelle mission d'ailleurs ?) sur Terre initie séparément aux plaisirs de la chair un jeune couple nunuche égaré dans son château), mais très ouverte d'esprit au final (il semble que l'amour de Brad et Janet en sorte renforcé). Les chansons sont toutes des bangers et la salle applaudit avec enthousiasme à chacune d'entre elles (les fans les connaissent par cœur).
Gentiment cul, sacrément culte, un super moment si vous aimez le cuir et le q***r. Et surtout la bonne musique ! Si j'avais été là jusqu'au 28, je me serais débrouillée pour y retourner chaque soir ! Allez-y pour moi ! ❤

23/06/2026

Petite déception que ce concert de hier à pour moi qui les voyais pour la 1re fois en live (je me demande bien pourquoi j'ai attendu si longtemps !). Non que le groupe manquât d'énergie (Bruce, 67 ans, saute de part et d'autres de la scène immense) mais la Défense Arena, si ! Coupure d'électricité brutale à 45 min. d'un show qui commençait à prendre ses marques après "The number of the Beast" (au départ, le son m'a paru un peu fouillis et Bruce avait l'air de courir après la musique)... "Two Minutes to Midnight" et le noir complet, particulièrement dans la fosse où aucun smartphone n'était autorisé ! Bravo au public vraiment parfait, qui est resté très calme, patient et bon enfant, parce que les pauvres ont attendu 1 heure dans une fosse probablement surchauffée (plus de clim') ! On était 30 000 paraît-il et je reste vraiment frappée par le pacifisme des amateurs de métal ! 😍 Avec mon frère, nous sommes sortis acheter à manger dans les couloirs mais plus rien d'électrique ne fonctionnait ! Assez incroyable qu'il n'existe aucun générateur capable de prendre le relais dans un lieu d'une telle ampleur, censé je suppose anticiper tout type d'incident de ce genre, canicule ou pas canicule ?
À 22h45, Bruce nous a annoncé qu'un couvre-feu les obligeait à stopper le concert à 23h30 donc le groupe a enchaîné les derniers titres de façon efficace mais la magie était un peu perdue, malgré la remotivation de tout le monde. Au final, le concert devait être filmé, je ne sais pas si ça a tout gâché, mais un peu quand même, sur la fin, on avait l'impression qu'ils se dépêchaient un max et on n'a pas eu trois morceaux dont "Fear of the Dark" et "Wasted Years". Heureusement, j'ai pu entendre "Hallowed be Thy Name" l'une de mes favorites et quand même que des tubes de folie. La voix de Bruce est impressionnante, un mec incroyable (allez voir sa bio).
Comme lui et Elton, vive Bercy (bien mieux sonorisé).
J'espère qu'ils repasseront vite pour que je retourne les voir dans de meilleures conditions (c'était pas donné en plus).

17/06/2026

Heureusement qu'il y a des gens qui savent ce que j'aime pour me sortir de mon trou noir ! 😅 Merci pour ce concert à l' de , groupe dans lequel joue mon cher Keanu Reeves, un humain qui me paraît tellement chouette (pas seulement beau : bien) depuis mon adolescence ("Point Break" = film culte regardé 1500 fois avec mon frère) 😍
La musique de Dogstar sonne comme du pop rock de la fin des 90's - début des 2000's, avec des petites réminiscences de U2, Muse, Starsailor (surtout dans la voix du chanteur), Depeche Mode, Bowie... C'est très plaisant à écouter, le set ne dure pas très longtemps (1h30 max) et Keanu reste discrètement dans l'ombre (alors que tous les téléphones sont tournés vers lui, malgré la belle voix du chanteur). Pas d'hystérie, pas de personne qui crie "Keanuuuu I love you", comme si on savait tous que ça l'aurait gêné. C'était donc très cool et pudique, à son image de type simple et sympa au final. Je vais écouter Dogstar avec plaisir.




12/05/2026

C'était le 18 avril dernier, à la Cartoucherie. Retrouvailles avec le Théâtre du Soleil - officiel après une année de distance de ma part, à la suite des révélations d'agressions et VSS au sein du théâtre par deux collaborateurs d'Ariane Mnouchkine (le communiqué de l'époque m'avait refroidie).
J'étais quand même curieuse de voir "Ici sont les dragons". 6h de théâtre environ pour l'intégrale, avec des pauses. Il en faut, car revivre les totalitarismes occidentaux du XXe siècle est un voyage éprouvant. De l'échec de la Révolution russe de 1917 (époque 1) à l'ascension d'Hi**er (époque 2), on a droit au meilleur du pire avec, heureusement, un peu de poésie et clairvoyance au milieu (Boulgakov en guest).
Évidemment, c'est long. C'est dense. Parfois austère et moins "flamboyant" que ce qu'on pourrait attendre. L'utilisation géniale des masques et du doublage nous plonge dans une inquiétante étrangeté, qui peut aussi mettre à distance. Personnellement, c'est plutôt le personnage trop didactique de Cornélia qui m'ennuie depuis "Une chambre en Inde". Mais c'est peut-être justement dans ce refus de l'action épique que tient finalement la réussite de l'entreprise. Dans ce retour radical aux paroles fondatrices (au commencement était la guerre... mais aussi et surtout le verbe). Celles emplies de haine (Staline, Goebbels, Hi**er). Celles qui redonnent foi en l'humanité (Blum, Churchill dans une scène finale sublime et émouvante – j'attends toujours la mer !). Ariane et sa troupe font de leur "grand spectacle populaire", moins une tragédie shakespearienne pleine de bruit et de fureur (même si, bien sûr... D'où la présence de trois "sorcières mcbethiennes" ?), qu'une invitation à l'écoute attentive des mots des maux, dans des scènes parfois étonnamment lentes. La 1re époque laisse vraiment sur sa faim, je conseille d'enchaîner avec la 2, même si tout est scénographiquement superbe.
Ces échos qui résonnent à nouveau aujourd'hui font froid dans le dos. Et un peu mal au dos aussi (les bancs en bois !). Mais la vitalité de la proposition, que tout le monde devait aller voir, peut participer au sursaut. Le théâtre a-t-il ce pouvoir ?

C / Nemo Ito

    🎞️ "Mémoires du sous-développement" de Tomás Gutiérrez Alea, film cubain majeur de 1968, découvert en clôture du Fes...
13/04/2026

🎞️ "Mémoires du sous-développement" de Tomás Gutiérrez Alea, film cubain majeur de 1968, découvert en clôture du Festival CLaP organisé par l'association Image et Parole.

Bien que le titre soit énigmatiquement beau, je n'aurais pas eu spontanément envie d'aller voir un film sur le "sous-développement" un dimanche soir. J'ai pourtant découvert un chef d'œuvre – selon mes critères d'appréciation tout personnels, car il ne s'y passe pas grand chose... et pourtant, tout le film est traversé de tensions passionnantes en écho à la crise qui touche Cuba après la Baie des Cochons.

Dans un style Nouvelle Vague, on suit les déambulations oisives de Sergio, un "écrivain raté", dont la famille et l'ex-femme se sont exilées aux États-Unis. Esseulé et séducteur, il pose un regard à la fois lucide et amer, cruel et désabusé, sur la bourgeoisie dont il est issu, autant que sur le sous-développement dans lequel est plongé son pays.
Le personnage, de par son ton désenchanté assez nihiliste et son inconséquence pénible avec les femmes, est plutôt antipathique. Ne se remettant lui-même jamais en question (et pourtant réaliste sur sa "mort" intérieure), il juge les autres de haut, comme une sorte de colon dans son propre pays, comme Hemingway qu'il critique... Sergio m'a semblé une figure très intéressante car intemporelle de "l'intellectuel" qui analyse sans agir et reproduit, inconsciemment (et ironiquement !), des systèmes de domination et d'oppression dont il se croit éloigné !
Qui ne s'y reconnaîtrait pas un peu en faisant sa propre auto-critique ?

Formellement, le film est magnifique (bravo la restauration) : cadrages superbes (notamment sur les visages), plans subjectifs, mêlés à des images ou vidéos d'archives (qui montrent les victimes cubaines). À la fois sensuel et précis. Double critique fine (mais un peu déprimante) d'une société pourrie en devenir et d'un homme passif incapable d'advenir. J'ai été surprise que ce film ait pu voir le jour car il m'a semblé subversif pour l'époque et le lieu.

Parce qu'il tient éveillé et nous oblige à nous interroger sans cesse sur ce que dit Sergio, il mérite d'être redécouvert.

C / Nemo Ito

05/04/2026

🎵 Grosse ambiance hier à la Saint Seiya Symphonic Adventure au Le Grand Rex Paris, hommage de plus de 2h à l'anime culte tiré du manga de Masami Kurumada, qui fit les belles heures du Club Dorothée pour les enfants genXY.
J'aime ce concept de ciné-concert ou concert symphonique autour de musiques de films car, même si c'est assez cher, le public est plus mixte que dans les salles de classique habituelles. Et les œuvres, mêlant orchestration symphonique et mélodies + instruments pop (guitare électrique, basse, batterie...), sont expressives et abordables. Une chouette façon de désacraliser l'orchestre symphonique et de valoriser la culture pop.
La B.O. des "Chevaliers du Zodiaque" de Seiji Yokoama se prête particulièrement à l'exercice, même si on n'a pas vu la série entière : mon fils, qui s'est endormi durant la 1re partie, a apprécié la 2e. 😅 Elle alterne les grands moments épiques, les chants éthérés (par Kazuko Kawahisma, la soprano originale !), les thèmes mélancoliques au piano et les envolées lyriques mélodramatiques, amplifiant la démesure de la série, ultra violente, remplie de morts, de sacrifices, de sang et de larmes...
Elle est jouée ici en parfaite synchronisation avec un montage au cordeau qui résume brillamment les 114 épisodes des arcs "Sanctuaire" (je me suis spoilée car je n'avais jamais vu la fin de l'histoire ! 😂) , "Asgard" et "Poséidon". Un énorme bravo à toute l'équipe créative de Overlook Events car ça a dû être un défi ! Romain Dasnoy, Yoann Berger, Damien Maric, Henry Jockey 👏🏻
L'Ensemble Symphony Orchestra, mené par Adrián Ronda Sampayo sur de magnifiques arrangements d'Alexis de Compreignac était formidable ; dommage que le guitariste électrique et le bassiste très funk n'aient pas été plus visibles.
Le chanteur Kacky a été à la hauteur de NoB sur "Pegasus Fantasy" qui a mis le public (certains déguisés) en délire.
Mon frère, fan absolu, attendait en big surprise Bernard Minet, mais je pense qu'il était le même soir au concert événement de Dorothée Officiel ? 😍
Une superbe soirée qui m'a donné envie de tout revoir !

Nemo Ito

22/03/2026

Découverte pour moi hier de "La Finta Giardinera", opéra de Mozart composé alors qu'il avait... 18 ans ! La générale promet un beau spectacle : le livret, très actuel, mêlant amour, désir de possession, jalousie, violence et folie, se déploie dans une scénographie mystérieuse et magique, aux très belles lumières. 👏🏻 L'amour peut-il transformer ?
Réponse (ou pas) du 24 mars au 1er avril à la MC93 de Bobigny.

Julie Delille
Opéra national de Paris
Orchestre Ostinato

Nemo Ito

ℹ️ https://www.mc93.com/saison/la-finta-giardiniera

    Faut qu'on m'explique la classification des films en France. "Elle" de Paul Verhoeven est déconseillé aux moins de 1...
07/03/2026

Faut qu'on m'explique la classification des films en France. "Elle" de Paul Verhoeven est déconseillé aux moins de 12 ans alors qu'il y a au moins 5 scènes de v1ol (que j'ai trouvées intolérables) ("thriller érotique" : en quoi le viol est érotique ???) et des idées malsaines jusqu'à la nausée (la "bonne idée de faire la morte" pendant une séance de s3xe visiblement violente)... Heureusement, je n'ai pas regardé ce thriller "néo-hitchcokien" (on en est loin) avec mon fils, la seule présence d'Isabelle Huppert - que j'admire - m'en ayant dissuadée.

Dans ce film qui pousse lourdement le glauque à son paroxysme, elle est totalement à son aise, usant et abusant de sa maîtrise de son "absente présence". (Détail sans rapport qui me passionne : calculer les âges dans les films - elle a tourné "Elle" alors qu'elle avait la soixantaine, or son personnage est sans aucun doute beaucoup plus jeune : son père de 76 ans a passé 30 ans en prison et au moment du trauma, elle était ado selon la photo, donc dans le film, elle doit avoir 45 ans).

Je suis ressortie un peu énervée de ce visionnage qui a été très rébarbatif - j'ai failli craquer en cours. Malgré le talent des acteurs (sous employés pour certains), les personnages sont tous assez antipathiques et peu crédibles dans leurs comportements, particulièrement Isabelle, même si on comprend bien l'espèce de distance / dissociation qui la protège du réel. Le film prend une tournure encore plus pénible lorsque l'identité de l'agresseur est dévoilée, nous entraînant dans une sorte de jeu SM dangereux qui règlerait les névroses de l'héroïne. En allant jusqu'au bout du sordide, Verhoeven (ou Djian, puisque c'est une adaptation d'un de ses romans) rend paradoxalement leur vérité et leur dignité à ses personnages. Peut-on se redresser en étant tordue ? Honnêtement, je ne suis pas sûre d'avoir bien compris le propos (surtout avec la phrase de Virginie Efira), mais je trouve que le viol est abordé d'une façon presque comique et dédramatisée malgré tout, en tout cas ambiguë, qui laisse un goût amer - même si ça se veut peut-être féministe ? Un film d'avant plus gênant que transgressif.

C /

Adresse

1 Rue De Belleville
Paris
75019

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque le monde en nous publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L'entreprise

Envoyer un message à le monde en nous:

Partager