De Denis à ACSED, une diagonale de fou

De Denis à ACSED, une diagonale de fou Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de De Denis à ACSED, une diagonale de fou, 25 Rue du 11 Novembre, Saint-Berthevin.

19/03/2021
16/03/2021
Roadside Laval propose 500 burgers à 1€ dont l'argent sera reversé à l'association ACSED qui fait son possible pour acco...
21/02/2019

Roadside Laval propose 500 burgers à 1€ dont l'argent sera reversé à l'association ACSED qui fait son possible pour accompagner et améliorer la vie des enfants douloureux ! Partager encore et encore cette très belle initiative...

Free Burger Day, très bientôt au Roadside de Laval 👌
500 Cheeseburgers offerts pour 1€ de participation reversé à l'association ACSED qui agit contre la souffrance des enfants douloureux ! ✊
Suis la page, la date de l'événement arrive prochainement ! :)

On remet cela ! 1000 tartiflettes pour le téléthon ! Elles sont réservables dès maintenant ! Nous collectons les dons de...
20/11/2018

On remet cela ! 1000 tartiflettes pour le téléthon ! Elles sont réservables dès maintenant ! Nous collectons les dons de pomme de terre, d'oignons et camembert dès la semaine prochaine. Déjà plus de 60 000 € de reversé au Téléthon ! on compte sur vous !!!!!

04/11/2018

Récit de course de Denis :

Denis, soldat mayennais parachuté sur l'île de La Réunion

15/10/18 - 7h :
C'est mon ami Dul qui vient nous chercher, Sylvaine et moi, pour un premier voyage : Laval jusqu'au Ribay. Ce dernier ne représente même pas un centième de la distance totale jusqu'à l'île de La Réunion. Pourtant, de la même manière que chaque pas est essentiel, ce premier voyage annonce un véritable odyssée. Celle-là vient de Thomas mais le premier homme a avoir marché sur la Lune aurait pu la dire:"C'est un petit pour l'homme mais un grand pas pour papa...".
Dul nous amène jusqu'à chez Jean-Pierre et Francette qui prennent le relais et nous mènent jusqu'à l'aéroport d'Orly. L'embarquement est prévu à 16h. Nous attendons dans le sas qui nous dirige vers l'entrée de l'appareil quand la sonnerie du téléphone de Sylvaine s'active. C'est Thomas. Il nous annonce qu'il monte sur Paris pour nous rejoindre à La Réunion le jour du départ de la course. Il a décidé d'outre-passer ses obligations professionnelles pour nous accompagner et nous soutenir!
Thomas est un élément particulièrement important quand je prépare une course. C'est lui qui organise tous mes entraînements ainsi que mes menus. Au fur et à mesure, il s'enquiert de mon ressenti, de ma condition aussi bien physique que mental afin d'ajuster ma préparation en conséquence. C'est avec lui qu'à chaque ravitaillement où on se rencontre, on fait le point sur la situation.
Il trouve les mots justes de manière à ce que mon mental s'améliore au fil du temps.

16/10/18 - 6h30 :
Nous arrivons à Saint-Denis de La Réunion où nous sommes accueillis sous un barnum par l'organisation de la Diagonale des Fous avec de la nourriture créole ainsi que de la boisson. Le reste de la journée s'articulera entre repos à l'hôtel et une marche d'une heure afin de se dégourdir les jambes.

17/10/18 :
Nous partons avec Sylvaine pour récupérer mon dossard dans la matinée. Il y a un monde fou. Prenons notre mal en patience... Une fois mon dossard retiré, nous sommes invités chez nos d'amis d'ACSED, Sylvie et Pacha pour un repas qui s'annonce sympathique. Tellement sympathique que Sylvie propose un steak-frites...
Du coup, je n'avalerai que ma déception. Pas de frites pour moi le veille du départ alors que cela fait des mois que j'en rêve!

18/10/18 - 12h :
Thomas est arrivé. Nous le récupérons le midi après une matinée de repos avant de nous diriger vers un restaurant pour cet accueil. Je m'empiffre de pâtes fraîches avant d'aller me reposer à l'hôtel. Il est l'heure d'embarquer dans la voiture de location afin de rallier Saint Pierre et la ligne de départ. Sylvie qui est toujours à nos petits soins, nous fait l'honneur de nous
accompagner jusqu'au parc coureur qui est situé à environ 3 km de la maison dans laquelle nous logeons. Alors que nous nous dirigeons vers la ligne, je sens la tension qui monte en moi.

19h30 :
L'organisation contrôle nos sacs afin de vérifier si l'ensemble des équipements requis nous accompagnerons bel et bien durant ce périple. Tout est bon pour moi. Je dois maintenant attendre plus de 2h30 avant que le départ ne soit lancé. J'occupe ce temps en dialoguant avec la doyenne de la course qui est agée de 74 ans. Quelle chance, elle me donne de précieux conseils pour l'aventure qui nous attend.

22h :
Les fauves sont lachés dans ce terrain vague, cette cour de récréation s'étendant sur plus de 165 km avec 9700m de dénivelés positifs. Amusez-vous...
Les 10 premiers kilomètres se parcourent en compagnie d'une foule immense composée d'orchestres, de cracheurs de feu, de danseurs et danseuses créoles... Je les remercie tous en leur tendant la main durant ces premiers kilomètres afin d'être en symbiose avec la ferveur locale.
Ensuite, le décor est remplacé par les champs de canne à sucre dans lesquels on s'amuse jusqu'au domaine Vido où la première montée se dresse face à nous. Avant de lécher les routes bétonnées de cette première ascension, je profite du ravitaillement pour réparer la première encombre technique de mon équipement. L'alimentation d'eau accrochée à mon sac s'est débranchée. Je repars au plus vite pour arriver
dans un fameux espace réduit où la circulation perd en fluidité. Je parcoure seulement 150m en 1h. Espace parfaitement surnommé "le bouchon". Ensuite, les difficultés s'accentuent et s'enchaînent. Nous passons d'abord "Notre Dame de la Paix (1565m) avant de nous élancer dans l'ascension du Col du Nez de boeuf (2040m). Je me sens bien en contrôlant ma course selon ma guise. Les jambes répondent bien et c'est bien là l'essentiel.
C'est au ravitaillement "Mare à boue" au nom explicite, qui n'est malheureusement pas orthographié "Marabout", que j'ai le droit à mon premier plat chaud. Le poulet et les pâtes composants le dîner passent tout seut. Cela me requinque et je repars aussitôt en direction de Cilaos.

13h30 : (65 km parcourus)
Je viens de parcourir plus de 15 km de descente particulièrement technique qui ne cesse de pointer son inclinaison vers Cilaos. J'ai parcouru 65 km et c'est avec plaisir que je retrouve Sylvaine et Thomas pour la première fois depuis le départ. J'ai 5h d'avance sur les barrières horaires qui sont synonymes d'élimination. Tout va pour le mieux.

15h25 :
J'arrive au col du Taïbit qui est un col très fatigant à grimper. Les marches se dressent face à nous, les unes après les autres, les unes plus grandes que les autres. Sans cesse. C'est alors que nous rencontrons un druide qui souhaite nous offrir une tisane qu'il nomme "l'ascenseur". Est-ce Panoramix et sa potion magique made-in Réunion? À vrai dire, cet abreuvage doit permettre aux coureurs de monter plus rapidement vers les sommets. Nous voilà repartis
pour un tour alors que la pluie et le vent s'invitent à la fête. Je m'habille chaudement tandis que la deuxième nuit pointe son nez. L'obscurité tombe et les sentiers deviennent boueux.

19/10/18 - 5h40 :
Je passe le ravitaillement "Roche Plate" qui représente le 108ème kilomètre parcouru. Les jambes deviennent lourdes et à chaque effort demandé à mon corps, mes mollets se durcissent. Je décide de m'hydrater beaucoup et de changer de pied d'appui afin de soulager mon mollet gauche dans les cailloux dans lesquels nous sommes empêtrés. J'ai également du mal à m'alimenter. J'avais demandé à Thomas de me préparer un sandwich au pain de mie garni de poulet pour me redonner de l'énergie. Afin de le
faire passer avec davantage de facilité, je l'imbibe d'eau avant de le mastiquer. Tous les moyens sont bons. C'est le système D du coureur de fond. Je savais que c'était impossible de passer le "Maïdo" avec le ventre vide. En effet, quand la nourriture ne passe plus, l'énergie ne vient plus.
Ce fameux "Maïdo", le graal des cols, la bête noire du runner se sera monté au courage, tout simplement. L'aide de la sophrologie et du travail exercé avec Stéphane Viseux durant ma préparation pour le 100 km de Millau, m'aura permis de le gravir. Un membre de l'association, douloureux et joyeux, m'a également accompagné du début à la fin de cette montée.
Une fois le col passé, je sais que c'est une nouvelle descente qui m'attend avant de retrouver mes proches.

12h :
J'arrive à "Sans Souci", ironie de la toponymie des lieux! La descente vers ce lieu-dit s'annonçait sans-souci avant que le sol ne devienne boueux et dangereux. J'ai l'impression d'avoir 2kg à transporter sous mes semelles. L'appétit revient et je fais ainsi le plein d'énergie. Il me reste un peu moins d'un marathon à effectuer. Cela semble presque facile... Il est midi, je n'ai toujours pas dormi et l'envie s'est dissipée. Continuons!

18h :
Je pointe au ravitaillement "Possession" avant de me diriger vers le Chemin des Anglais qui se composent d'innombrables pavés, placés dans tous les sens sur un sol qui ne cesse de s'élever et de redescendre. La nuit pointe de nouveau son nez. Il ne me reste "que" la montée du Colorado et vers le stade de La Redoute, soit une dizaine de kilomètress. La montée se passe sans problème mais la descente qui est très technique s'effectue avec de l'appréhension. Devant moi, quelqu'un chute une première fois. Puis c'est au tour d'un deuxième, d'un troisième...
En plus, je me coince la jambe entre deux grosses pierres à la suite d'une nouvelle glissade.

20/10/18 - 1h :
J'arrive en bas de l'interminable descente devenue un véritable piège à abandon. Thomas m'attend en bas afin de finir la course ensemble et rejoindre le stade de La Redoute. Je passe la ligne d'arrivée, main dans la main avec Thomas avant de m'effronder dans ses bras, en pleurs. C'est un véritable moment d'émotion partagé avec Sylvaine.


Cette Diagonale a été effectuée en 51h30!
Je remercie de tout coeur Sylvie Sumac et Pacha qui nous ont accueillis, les bras ouverts afin de nous faire découvrir les spécialités créoles. Ces deux personnalités au grand coeur illustrent parfaitement la générosité des Réunionnais. De véritables moments inoubliables...
Merci à mon entreprise Promotal qui m'a autorisée à m'absenter durant ce séjour.
Merci à toute la TEAM ACSED, ces gens ont montré que monsieur et madame tout le monde est capable de déplacer des montagnes.
Merci à tous les gens qui ont chaussés leurs baskets pour courir sur la piste d'athlétisme de Saint-Berthevin.
Merci à toutes les personnes qui ont fait des dons.
Merci à ACSED, ses fous parmi les fous.
Merci à nos amis, à nos familles...

Je suis fier de défendre la cause d'ACSED!
Fier d'être chatillonnais!
Fier d'être mayennais!
Fier d'avoir reçu le soutien de mes amis angevins, bretons, allemands, martiniquais, mayennais, lavallois...

Merci à nos sponsors :
Grand Raid Réunion - Officiel
Marimo
Crédit Agricole Anjou Maine
Crédit Mutuel
Bliss Project
eMotion Tech
France Bleu Mayenne
Apurna - Endurance
La Corevatine
Acsed Douleur
ACSED
Elancia Laval
Laval Virtual
Breillon Bertron
La Cave Jean-Marc Miton
Mfr St-Berthevin
USSB Athletisme
La fédération des boulangers 53

Adresse

25 Rue Du 11 Novembre
Saint-Berthevin
53940

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Du 18 au 21 Octobre 2018

Le Grand Raid de la Réunion