Anth Au Ciné

Anth Au Ciné Anthony passionné de cinéma et plus particulièrement des films d’horreurs et SF

21/07/2026

Elle est là, la première bande-annonce d’Avengers Doomsday, pour l’instant je suis pas très hypé, donc on verra le résultat 🦸‍♂️🦸‍♀️💥
Rendez-vous en décembre

L’ODYSSÉE de Christopher Nolan - La Critique d’Anth Au Ciné ⚔️⚔️ (Sans Spoilers)L’Odyssée est tout simplement un immense...
20/07/2026

L’ODYSSÉE de Christopher Nolan - La Critique d’Anth Au Ciné ⚔️⚔️ (Sans Spoilers)

L’Odyssée est tout simplement un immense film d’aventure épique, et pour moi un véritable blockbuster comme on en fait peut. Christopher Nolan réussit un pari qui était loin d’être gagné : adapter l’un des textes fondateurs les plus célèbres de l’histoire tout en le rendant accessible à un large public, sans jamais en trahir l’essence.

Dès les premières minutes, on retrouve la photographie sombre et grisâtre propre au réalisateur. Le film a été tourné intégralement en IMAX, et cela se ressent immédiatement. Même vu en format scope, on perçoit une profondeur de champ et une grande ampleur des reliefs et des images. Les premiers et seconds plans ont un aura incroyable à chaque image, et l’on sent que Nolan a pensé son film pour le très grand écran.

L’Autre grande réussite est la narration. Le réalisateur qui comme toujours aime jouer avec les temporalités, raconte ici une histoire pourtant très linéaire d’une manière originale. Il ne mélange pas les époques, mais fait avancer son récit à travers les questions et les témoignages de plusieurs personnages dispersés aux quatre coins du monde. Les différents points de vue s’imbriquent avec beaucoup de fluidité et permettent de maintenir un rythme constant pendant près de trois heures, sans que l’on voie le temps passer. À aucun moment je n’ai eu envie de regarder mon téléphone pour voir l’heure. Il se passe toujours quelque chose, et même les longues scènes de dialogues servent les révélations qui suivent. Pour moi, l’écriture du scénario est une réussite totale.

Visuellement, le film impressionne également par le soin apporté aux décors. Aujourd’hui, Hollywood abuse souvent des fonds verts. Ici, tout est réel, et ça se voit ! Les plages, les forêts, les collines, les palais Grec… tout est construit en dur, ce qui provoque chez le spectateur une véritable immersion.
Les costumes sont eux aussi magnifiques.

Le casting est excellent. Matt Damon incarne un Ulysse très convaincant. Son jeu est posé, mais rempli de prestance et d’autorité. On croit immédiatement à ce roi qui traverse les épreuves, non seulement pour rentrer chez lui, mais aussi pour ressortir grandi de son voyage. Derrière la vengeance, le film raconte surtout une véritable rédemption. Son altruisme et son attachement à ses hommes sont très bien retranscrits.

Charlize Theron est très juste elle aussi. Zendaya livre une belle prestation, même si son costume et la philosophie de son personnage rappellent parfois un peu trop son rôle dans Dune. Cela ne m’a en revanche, jamais sorti du film. Tom Holland met un peu de temps à trouver son rythme. Je l’ai trouvé légèrement en retrait niveau acting au début, notamment dans ses échanges avec sa mère, mais dès que son personnage part à la recherche de son père, il prend une toute autre dimension.
Ça fait plaisir de le voir dans un registre très différent de Spider-Man.

Robert Pattinson continue, selon moi, de progresser de film en film. Après The Batman et The Drama, je le trouve encore une fois très juste dans ce rôle de prétendant à la reine, à la fois charismatique, arrogant et finalement bien moins courageux qu’il n’y paraît.
Mia Goth, que l’on connaît davantage dans le cinéma d’horreur, surprend agréablement dans un registre elle aussi,totalement différent. Son personnage de servante corrompue fonctionne très bien.

Je trouve aussi que tous les personnages sont bien développés. Ils sont nombreux, mais chacun existe réellement. Dès leur première apparition, on comprend qui ils sont, quelles sont leurs intentions, et le film entretient constamment le doute sur les alliances et les éventuelles trahisons.

L’un des aspects que j’ai particulièrement appréciés est la fidélité au texte original. Bien sûr, certaines séquences ont été supprimées, mais Christopher Nolan ne fait jamais de concessions sur celles qu’il choisit de raconter.

Il assume complètement la dimension mythologique et fantastique du récit. Là où sa trilogie Batman choisit d’ancrer le fantastique dans le réel, L’Odyssée assume le côté science -fiction au maximum. C’est assez nouveau dans sa filmographie, et ça fonctionne remarquablement bien.

L’Histoire d’amour est également une belle réussite. Cette attente interminable entre deux êtres qui s’aiment, cette fidélité malgré les années, cette responsabilité liée au royaume… tout cela fonctionne grâce à un excellent jeu d’acteurs. On retrouve presque la pureté des grands contes de notre enfance, sans naïveté. Christopher Nolan transforme cette mythologie en véritable conte pour adultes, raconté entièrement au premier degré.

J’ai aussi aimé la façon dont le film actualise discrètement son propos, il évoque la vanité des hommes : un thème qui reste malheureusement très contemporain. Cette modernité s’intègre naturellement au récit, sans jamais trahir Homère.

La bande originale accompagne parfaitement les images. Elle reste discrète lorsque c’est nécessaire, sait devenir plus classique, ajoute quelques touches électroniques timides mais bien choisies, et ose même une légère influence urbaine en fin de film.

Concernant les polémiques autour du casting, je les trouve franchement injustifiées. Lupita Nyong’o et Elliot Page incarnent très bien leurs personnages. Leur temps de présence à l’écran est relativement limité, ce qui rend certaines critiques encore moins compréhensibles. Personnellement, les voir davantage n’aurait absolument pas nui au film. Et ils prennent toute leur part dans l’iconisation de ces figures mythologiques, donc que les rageux aillent se faire voir ailleurs que chez les Grecs !!

Impossible enfin de ne pas évoquer le cheval de Troie, qui a été pour moi le banger du long-métrage. Construit lui aussi physiquement, les séquences sont exactement telle qu’on peut les imaginer en lisant les textes fondateurs.

J’ai également beaucoup aimé la manière dont le film a su donner un sens à certains éléments de sa communication, notamment cette fameuse tête de statue découpée aperçue sur les affiches teaser qui est reliée directement au destin d’un personnage. Sans en dévoiler plus, j’ai trouvé cette mise en abîme particulièrement intelligente.

L’éclairage mérite aussi d’être salué. Les scènes éclairées à la bougie sont magnifiques, tandis que les extérieurs en plein soleil offrent une beauté visuelle rarement atteinte dans un blockbuster de Nolan. Il prouve qu’il sait aussi filmer la lumière lorsqu’il le souhaite.

Au final, le réalisateur d’Inception et Oppenheimer réussit à rendre accessible un texte fondateur parfois difficile à aborder dans sa forme écrite originale. Il adapte son écriture pour le cinéma moderne, avec quelques codes plus hollywoodiens, en gardant sa vision d’auteur, sans jamais trahir le matériau d’origine.

Pour moi, L’Odyssée est un immense spectacle de cinéma. C’est exactement le genre de film qui justifie de payer un supplément pour une séance Imax tant chaque plan est bien pensé pour ce format. Ce film est généreux, ambitieux, spectaculaire, humain et visuellement efficace.

Aujourd’hui, c’est mon coup de cœur de l’année, juste derrière Obsession. Ce sont deux films totalement différents, mais j’y retrouve dans les deux cette sensation sincère de faire du grand cinéma. Ça va cartonner de fou, et ça en a le mérite.

Et je terminerai par une pensée pour Christopher Nolan. S’il y a bien un film où il m’avait perdu avec sa narration incompréhensible , c’était Tenet auquel je n’ai toujours rien compris.
Ici, il réussit exactement l’inverse : raconter une histoire complexe sans jamais perdre le spectateur.

Un film qui va fédéré car nous avons tous un lien avec ces récits bibliques.
La dimension qu’ils prennent grâce à ce film est inédite et restera, j’en suis persuadé, gravée dans l’histoire du cinéma américain.

Ma note : 4/5 ⭐

EVIL DEAD BURN (Sans Spoilers)🔥 La Critique d’Anth Au Ciné Evil Dead Burn est sans doute l’épisode le plus brutal de la ...
20/07/2026

EVIL DEAD BURN (Sans Spoilers)🔥
La Critique d’Anth Au Ciné

Evil Dead Burn est sans doute l’épisode le plus brutal de la saga. Sébastien Vaniček ne fait jamais dans la demi-mesure et livre un déluge de violence graphique, de gore et d’effets pratiques particulièrement réussis. Les amateurs du genre seront largement servis.

Là où le film m’a le plus convaincu, c’est dans sa mise en scène. Les transitions sont inventives, le travail sur les cadres est soigné, et plusieurs plans sont vraiment marquants. Souheila Yacoub porte également très bien le film. Elle a la classe et la ressemblance de Melissa Barberra, ce qui est un très bon point. J’ai aussi apprécié la French touch apportée par le réalisateur, avec quelques références discrètes à la France.

En revanche, mon principal regret concerne le rythme. Le film ne s’arrête quasiment jamais et enchaîne les attaques sans véritable respiration. À force de maintenir une intensité permanente, la tension finit forcément par diminuer. On sent pourtant que le scénario a envie de développer davantage sa mythologie, notamment autour de la dague et de son lien avec le Necronomicon. Malheureusement, cette volonté passe au second plan au profit de la violence et de l’action, là où quelques scènes supplémentaires de développement sur les artefacts auraient permis des pauses tout en enrichissant l’univers et de donner encore plus de poids à ce nouveau chapitre.

J’ai également apprécié que les Deadites utilisent davantage les souvenirs et la personnalité de leurs victimes, ainsi que les quelques touches d’humour noir apportées par le personnage de la grand-mère.

Enfin, j’ai relevé plusieurs clins d’œil, notamment une scène dans la salle de bain qui m’a personnellement rappelé Evil Dead Rise. Il s’agit toutefois de mon interprétation et non d’un hommage confirmé.

Au final, j’ai passé un bon moment devant Evil Dead Burn. L’essence de la saga est bien présente et j’ai apprécié que Sébastien Vaniček cherche à renouveler la formule en ayant l’idée de la dague, plutôt que de s’appuyer une nouvelle fois uniquement sur le Necronomicon. On retrouve également sa personnalité de réalisateur, avec plusieurs détails qui rappellent son travail sur Vermines, preuve que malgré la dimension hollywoodienne du projet, il a su conserver sa patte.

On sent surtout que le film a été réalisé avec passion avec une véritable envie de repousser les limites de la violence et de l’horreur dans la saga. Malgré les réserves évoquées sur le rythme et le développement de l’univers, cela reste un film d’horreur efficace et généreux, que je recommande volontiers.

Ma note : 2,8/ 5.

(Sans Spoilers) - La Bataille De Gaulle - Partie 2 : La Critique d’Anth Au Ciné La Bataille de Gaulle est une très belle...
20/07/2026

(Sans Spoilers) -
La Bataille De Gaulle - Partie 2 : La Critique d’Anth Au Ciné
La Bataille de Gaulle est une très belle fresque historique. Un diptyque ambitieux, profondément cinématographique et porté par une excellente incarnation du Général, qui rappelle que derrière les grandes décisions politiques se trouvaient aussi des femmes et des hommes prêts à tout sacrifier pour leur liberté.

Du beau cinéma historique français à gros budget, qui a parfois des airs de blockbuster, mais reste, et tant mieux un film profondément littéral.

Enfin, belle conclusion où on laisse parler les images et où le choix de nommer ce deuxième film « J’écris ton nom » prend tout son sens.

⭐️ Ma note : 3,5/5

Pour plus de développements sur la forme et l’esthétique, je vous renvois à mon avis sur la première partie 👇🇫🇷
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👽👽Disclosure Day - La Critique Anth Au Ciné (Sans Spoilers)Ça fait toujours quelque chose de revoir le nom de Steven Spi...
05/07/2026

👽👽Disclosure Day - La Critique Anth Au Ciné
(Sans Spoilers)

Ça fait toujours quelque chose de revoir le nom de Steven Spielberg apparaître à la réalisation, et encore plus de retrouver le logo Amblin au début d’un film de science-fiction.
Avec Disclosure Day, il y avait forcément une attente particulière de ma part : Spielberg qui revient aux extraterrestres, c’est presque un événement en soi.
L’idée de départ est pas mal : et si l’existence des extraterrestres était cachée à l’humanité tout entière ? Et si quelqu’un décidait de révéler cette vérité, non pas par égo, mais parce qu’il considère que ce savoir appartient à tout le monde, comme le soleil ou l’eau ?

Sur ce point, le film pose de très bonnes questions. Le parallèle entre la croyance en Dieu, la place de l’humanité dans l’univers et l’idée qu’une forme de vie supérieure puisse exister sans forcément être divine est passionnant. Le film interroge notre rapport à l’inconnu, à la peur, à la foi, mais aussi à notre orgueil d’espèce persuadée d’être au sommet de tout.
J’ai également aimé le duo formé par Emily Blunt et Josh O’Connor. Daniel Kellner, informaticien de génie au passé trouble, fonctionne bien comme personnage traqué. Le début du film, avec cette cavale et cette volonté d’échapper à son ancien employeur, installe quelque chose d’assez prenant, bien que trop étiré en longueur.

Emily Blunt, elle, reste rayonnante. Colin Firth est également convaincant dans ce rôle de pseudo-méchant, froid et déterminé.
Le problème, c’est que toutes ces bonnes idées ne suffisent pas à faire un grand film.
Ce qui m’a le plus déçu, c’est la mise en scène. Pour un Spielberg, je l’ai trouvée étonnamment plate, presque basique. Là où j’attendais du souffle, de l’ampleur, une sensation de grandeur ou d’émerveillement, je n’ai pas retrouvé ce qui fait habituellement la force de son cinéma.

Même les scènes d’actions, si peut présentes, ne sont jamais filmées avec beaucoup d’éclat.
Et c’est peut-être là que Disclosure Day m’a perdu : le film préfère traiter ses thèmes aux travers de longues séquences de dialogues plutôt que de proposer un grand spectacle. Le problème, c’est que le film dure environ 2h25 et qu’il met beaucoup trop de temps à faire comprendre ses véritables enjeux.

Pendant une bonne partie de la première heure, j’ai eu l’impression que le récit étirait des éléments de personnages, pour ensuite se rendre compte qui ne servaient pas toujours pleinement la conclusion. Les allers-retours entre Daniel et le personnage d’Emily Blunt ne sont pas toujours bien intégrés, avec des coupes que j’ai jugé parfois maladroites entre deux situations qui peinent à vraiment se répondre.
C’est bavard, parfois trop.

Et surtout, ce bavardage n’est pas toujours compensé par de vraies idées de mise en scène.
C’est là que la comparaison avec Juré n°2 de Clint Eastwood me vient en tête. Ce n’est évidemment pas le même type de film, mais c’est aussi une œuvre très dialoguée, souvent en huis clos, réalisée par un cinéaste dans la fleur de l’âge. Pourtant, Eastwood arrivait encore à créer de la tension avec des visages, des silences, des regards et une pression morale qui montait progressivement.
Dans Disclosure Day, j’ai rarement ressenti cette même précision.

Les thèmes, eux, sont pourtant intéressants. J’ai beaucoup aimé la manière dont le film montre la différence entre les extraterrestres et les humains. Les aliens semblent empathiques, prudents, presque enclins à pardonner. Leur façon d’entrer en contact avec une espèce inconnue est à l’opposé de celle des humains, qui répondent par la peur, le contrôle et la maltraitance.

Mais encore une fois, l’exécution ne suit pas toujours.
Les effets spéciaux m’ont aussi sorti du film par moments. Les extraterrestres fonctionnent plutôt bien, notamment parce qu’ils sont montrés à travers des images d’archives à la patine analogique, ce qui masque intelligemment les défauts. En revanche, les scènes où ils prennent l’apparence d’animaux pour approcher les humains sont beaucoup moins réussies.
Les cerfs et les renards numériques sont mal incrustés et font tâches au milieu du reste.

La fin, en revanche, m’a plu. Elle réconcilie un peu avec les intentions du film. Elle continue à interroger notre rapport à l’inconnu, notre peur de ne pas être seuls, et surtout notre difficulté à accepter qu’une forme de vie supérieure puisse exister sans correspondre à notre idée de Dieu.

C’est parfois un peu pompeux dans l’exécution, mais l’idée reste forte.

Au final, Disclosure Day est un film décevant. Ses sujets, son rapport à la foi, sa réflexion sur le droit au savoir, son regard sur l’humanité, et plusieurs acteurs très solides.
Mais c’est un Spielberg qui m’a frustré.

Parce que tous les moments où j’attendais du Steven Spielberg, je n’ai justement pas retrouvé Steven Spielberg. Je n’ai pas retrouvé la magie, le vertige, l’émerveillement ou même cette capacité à transformer une idée simple en pur moment visuel. Disclosure Day est un film intelligent qui manque cruellement d’émotions.

Souvent intéressant, mais aussi trop long, trop bavard et trop sage pour ce qu’il promettait.
J’aurais aimé être émerveillé. J’ai tout juste été intrigué.
Et pour un retour de Spielberg aux extraterrestres, eh bien je suis très déçu…

⭐️⭐️✩✩✩ 2,3/5

Obsession - La Critique d'Anth Au Ciné (Avec spoilers)Aux côtés de *Backrooms*, ce film d’horreur fait un carton. Un You...
05/07/2026

Obsession - La Critique d'Anth Au Ciné
(Avec spoilers)

Aux côtés de *Backrooms*, ce film d’horreur fait un carton. Un YouTubeur derrière la caméra, c’est peut-être ça la recette magique !

J’ai vu le film il y a quelques semaines déjà, et c’est tout simplement l’un des meilleurs films d’horreur de l’année.

Mais un film où tu souhaites que ta meilleure amie t’aime à la folie, qui parle de dépendance affective et de surattachement, et où, dès le début, un chat mort est utilisé comme message subliminal… Antho qui vous parle de ça, c’est un peu comme si Xavier Dupont de Ligonnès vous écrivait un avis sur une chape de béton.

L’un étant introuvable, l’autre avec un classement sans suite… si tout le monde est prêt à scroller, mes notes sont là, on peut y aller !

Sur le plan technique d’abord : réussite totale. Les mouvements de caméra, les axes choisis et l’assombrissement permanent entretiennent tout au long du film un profond sentiment de malaise.

Le format de projection en Flat 1,50 (quasi carré) accentue encore davantage cette sensation d’enfermement dans une spirale infernale.

Le scénario est redoutablement bien écrit, avec un rythme volontairement lent qui finit par devenir angoissant. La manière dont sont abordées la dépendance affective, la jalousie et la peur de perdre l’autre jusqu’à en devenir démoniaque et absurde sonne particulièrement juste.

Là où l’intrigue est vraiment maligne, c’est qu’elle modernise le concept du génie et du vœu. Ici, c’est une branche que l’on casse pour que le souhait se réalise. L’image est excellente : cette branche, sur laquelle repose le désir d’être aimé par la personne que l’on idéalise, est vouée à la destruction dès la première seconde.

Notre personnage principal achète cette branche dans un écrin tout droit venu d’une boutique de spiritisme (merci pour la pub, sérieux...) et fait le vœu que Nikki, son amie d’enfance, l’aime plus que tout au monde. Il n’a jamais eu le courage de lui dire de vive voix, ce n’est pourtant pas faute de s’être entraîné…

Et ça marche. Nikki tombe en extase. Sauf qu’elle n’est plus vraiment la même. Au départ, c’est extrêmement subtil, puis le malaise s’installe jusqu’à devenir franchement terrifiant.

Tout ce qui semble merveilleux au début de cette relation devient progressivement le cœur du problème : ne plus pouvoir se passer de l’autre, vivre au rythme de ses messages, mentir pour attirer davantage son attention…

Le film pousse à l’extrême tous les travers d’une relation fondée sur la dépendance affective, grignotant au passage le ciment (ça, c’est Xavier…) de leur amitié.

Une femme entièrement dédiée à son compagnon, disponible en permanence, toujours d’accord, qui prépare sa gamelle, surveille la moindre intonation, interprète le moindre geste, veut constamment être avec lui et finit par vivre uniquement à travers l’autre.

Le film nous le met littéralement en gras et surligné : **ce n’est pas ça, l’amour.**

Comme dans beaucoup de relations, le héros finit par se lasser de son propre vœu, regrettant l’époque où ils étaient simplement des amis très fusionnels et où il n’éprouvait que de l’attirance.

Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est que la vraie Nikki est emprisonnée, spectatrice impuissante du démon qui agit à sa place.

Celui-ci pousse progressivement Nikki à faire de son petit ami le centre absolu de son existence. Son entourage, comme le spectateur, trouve rapidement ce comportement inquiétant.

Le film monte lentement le curseur jusqu’à l’extrême : Nikki s’inflige des blessures, menace son compagnon pour de simples exagérations de situations… et l’escalade fonctionne parfaitement.

La performance d’Inde Navarrette est incroyable. Elle provoque un véritable sentiment d’effroi. Un film d’horreur qui fait réellement peur au premier degré est devenu rare, et *Obsessions* y parvient.

Les sous-thèmes sont eux aussi très intéressants : le consentement, mais aussi la manière dont une personne reçoit cet amour envahissant, sans que celle qui l’exprime comprenne qu’elle est en train de faire souffrir l’autre.

C’est d’abord un très bon film, puis un excellent film d’horreur. Il traite de sujets auxquels beaucoup sont confrontés dans la vraie vie. Le fond reste crédible ; seule la forme est volontairement poussée à l’extrême afin de mieux servir son propos.

On en attraperait presque la phobie de s’attacher.

La musique, à mi-chemin entre l’orchestral et l’électro, accompagne parfaitement l’ensemble. Mon seul regret concerne les traditionnels jumpscares accompagnés d’une brusque montée du volume : c’est du déjà-vu, même si cela reste redoutablement efficace.

Je vous le conseille. Et si vous avez déjà connu une relation marquée par la dépendance affective, le film pourrait résonner ! Pour une fois, on est placé dans la peau de celui qui reçoit cet amour envahissant. Une expérience rare, troublante, mais ô combien nécessaire.

Aimer quelqu’un très fort sans que ce soit partagé, bref, le vouloir très fort n’y change rien, si ce n’est pas réciproque peut importe le sortilège : les choses sont ainsi.
Ce film le démontre de manière brutale, mais rappel deux choses essentielles : l’amour est un consentement mutuel et posséder l’autre de peur qu’il s’en aille n’évite jamais le drame !

Allez le voir ! Pur chef-d’oeuvre !
Interdit -16 ans, attention ici c’est justifié

⭐️⭐️⭐️⭐️✩ 4/5

SUPERGIRL – La Critique d’Anth Au Ciné (Sans Spoilers) 🦸‍♀️🦸‍♀️J’y allais sans aucune conviction. Pour être totalement t...
30/06/2026

SUPERGIRL – La Critique d’Anth Au Ciné
(Sans Spoilers) 🦸‍♀️🦸‍♀️

J’y allais sans aucune conviction. Pour être totalement transparent, j’avais détesté Superman de James Gunn. C’est même l’un des rares films de super-héros où, à mes yeux, il n’y avait rien à sauver. Krypto était cool, point. Je craignais donc que Supergirl reprenne exactement les mêmes défauts : la même écriture, les mêmes facilités. Finalement, je suis ressorti de la salle agréablement surpris !

Le film redonne de la crédibilité au genre super-héroïque James Gunnien. Son scénario repose sur des thèmes que l’on connaît déjà très bien dans l’univers DC : le deuil, la vengeance, la colère, la reconstruction. L’idée qu’une personne meurtrie ne guérira pas en tuant celui qui a détruit sa vie a déjà été abordée à plusieurs reprises, notamment dans les films Batman par exemple. Pourtant, ici, tout est intégré à l’histoire de Kara.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est l’évolution du personnage principal. On découvre une Kara complètement perdue, qui erre de planète en planète sans soleil jaune afin de redevenir vulnérable, ressentir la douleur, les effets de l’alcool, et finalement essayer de fuir sa propre souffrance. C’est une héroïne cabossée, nonchalante, parfois vulgaire, parfois immature, mais toujours profondément bienveillante. Plus le film avance, plus elle évolue. Et c’est la plus grande qualité du scénario.

L’origine story est également très bien intégrée. Contrairement à beaucoup de films qui racontent la back story dès les premières minutes. Ici, elle se dévoile progressivement. Plus la relation entre Kara et la jeune fille qui l’accompagne gagne en confiance, plus elle accepte de raconter son passé. On découvre Krypton, son arrivée sur Terre, ses blessures, son lien avec Kal-El… Tout cela s’intègre naturellement au récit sans jamais donner l’impression de ralentir le rythme. Pour un personnage moins connu du grand public que Superman, j’ai trouvé que c’était une excellente décision d’écriture.

J’ai aussi beaucoup aimé la relation entre les deux personnages principaux . Toutes les deux portent une douleur immense, mais elles ne l’expriment pas de la même manière. Kara comprend progressivement que la vengeance ne soulagera jamais cette jeune fille, tout simplement parce qu’elle connaît elle-même cette souffrance. Ce parallèle fonctionne très bien et apporte à certains moments du film une vraie émotion, sans tomber dans le cliché.

L’autre bonne surprise, c’est Krypto. On pouvait craindre qu’il ne soit qu’un simple élément comique destiné à séduire le public comme dans Superman, il n’en est rien !
Et pu**in, bonne nouvelle !

Visuellement, le réalisateur Greg Gillespie apporte sa personnalité au film. On sent que James Gunn supervise toujours l’univers DC, mais la mise en scène possède une identité propre, et il y a de la mise en scène qui raconte quelque chose cette fois, très bon point donc.

Il y a une vraie volonté d’iconiser Supergirl à travers de nombreux plans très cinématographiques. Les scènes de vol sont beaucoup mieux filmées et évitent les gros plans répétés en mode zoom visage qui m’avaient énormément agacés dans Superman. Les chorégraphies de combat sont réussies et dynamiques. Kara apparaît enfin comme une héroïne puissante et particulièrement badass. Et merci !!

Ce film est généreux en intrigues et scènes d’actions, ça fait plaisir !

Tout n’est pas parfait pour autant. Les effets spéciaux restent parfois inégaux et certaines incrustations rappellent malheureusement The Flash. Quelques ralentis en pleine scène d’action m’ont également paru un peu datés. C’est un procédé qui peut fonctionner lorsqu’il est assumé jusqu’au bout, mais ici il ne m’a pas totalement convaincu.
Mais heureusement, il est très peu utilisé.

Côté musique, j’ai davantage été séduit par les morceaux pop/rock que par la partitions orchestrales, dommage ! Les chansons fonctionnent parfaitement et rappellent évidemment l’ADN de James Gunn, notamment Les Gardiens de la Galaxie.

Concernant les actrices, la nouvelle interprète de Supergirl est un excellent cast. J’étais pourtant très attaché à Melissa Benoist, la Supergirl de la série, mais ce nouveau visage fonctionne parfaitement. Elle apporte une énergie différente, plus brute, plus insolente, tout en conservant une véritable bienveillance au fur et à mesure du film. Elle retranscrit avec succès cette nouvelle écriture du personnage et je pense sincèrement que le public va s’attacher à elle. Le nouveau costume lui va bien aussi.

Jason Momoa, lui, est toujours aussi charismatique dans le rôle de Lobo. Mon seul regret est qu’on continue à lui demander d’interpréter un personnage très proche de ceux qu’il joue habituellement. Je sais pourtant, notamment grâce à la série See, par exemple, qu’il est capable d’aller beaucoup plus loin niveau acting. Ici, il interprète un méchant qui cabotine, même si c’est moins appuyé que d’habitude. Ce n’est donc pas un reproche envers l’acteur, mais davantage envers l’écriture du personnage.

Enfin, les débats autour du ton du film et des comparaisons avec Zack Snyder : Pour moi, cette comparaison n’a pas beaucoup de sens. Le Snyderverse assumait une approche sombre, tragique, mature et premier degré. Ici, James Gunn et Greg Gillespie proposent exactement l’inverse : un cinéma pop, lumineux, coloré, aux images parfois saturées en calorimétrie, parfois irrévérencieux, qui assume totalement son côté comics.

On peut préférer l’une ou l’autre vision, mais elles poursuivent des objectifs totalement différents. Les opposer revient presque à passer à côté de ce que le film cherche réellement à montrer. Eh oui l’époque de Snyder c’était super, la trilogie de Nolan est un bijou de cinéma, et il faudra accepter en entrant en salle que cette époque est révolue, et qu’elle est à jamais dans nos cœurs.
Attendre de ce nouveau DCU l’écriture du Batman de Matt Reeves avec Robert Pattinson est une erreur.
Ici, vous aurez l’occasion d’y voir des inspirations qui oscillent entre John Wick et Furiosa pour les jeunes, et je trouve que c’est à saluer, et non à jeter !

Au final, Supergirl est une bonne surprise : un film de super-héros extrêmement divertissant, rythmé, généreux en action, porté par deux héroïnes attachantes qui bénéficient d’un véritable arc narratif, et d’une évolution notable au sein du récit. Il ne révolutionne pas le genre et les thèmes abordés sont loins d’être inédits , mais il corrige selon moi une grande partie des défauts que j’avais reprochés à Superman, et il y en avait !!!

Son positionnement de cible est étrange, il n’est pas pour les très jeunes et est peut-être trop cartoonesque pour les trentenaires, sans doute pourra t’il diviser ça et là sur ce point, oui mais maiiiis.

Il est beaucoup plus mature dans le ton et dans l’intention, donc pardonné !
Beaucoup moins dans l’auto dérision et la recherche de la petite blague permanente.
Et bravo pour ça aussi !!

Concernant les messages à double lecture, la planète des méchants et uniquement composée d’hommes, d’hommes méchants. Mais c’est effleuré en seconde lecture, pas moralisateur bien que le message soit passé, et Lobo contrebalance les choses d’une manière crédible, donc les opposés au wokisme de basses planètes ne seront pas bousculés.

Il n’est d’ailleurs jamais question d’amourettes ou d’orientations sentimentales, de petit copain ou petite copine, et la seule anatomie qui bouge dans ce film c’est celle de Krypto quand il est content 😉

Je suis ressorti avec le sourire, ce qui n’était franchement pas gagné. Si vous aviez été déçus par Superman, je vous conseille vraiment de laisser une chance à sa cousine. ☄️

Un succès au box-office serait mérité, car l’intention est là, et les corrections attendues aussi.
Je vous conseille d’y aller !!

Ma note : ⭐⭐⭐⭐☆ (3,8/5)
Vu en avant-première public le 29/06/2026

Adresse

Rue Lucien Dumas
Saint-Junien
87200

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