30/03/2026
AIRBNB RECONNU
ÉDITEUR : UNE VICTOIRE
HISTORIQUE POUR
LES HÔTELIERS
La Cour de cassation rebat les cartes. En reconnaissant
à Airbnb un rôle d’éditeur, et non plus de simple
hébergeur technique, elle rééquilibre la concurrence
entre plateformes et hôteliers. Issue de l’affaire
Kauffmann, portée par Me Jonathan Bellaiche (Goldwin
Avocats) avec le soutien de l’Umih, cette décision vient
renforcer les actions engagées depuis 2018, dont celles
de 27 hôteliers pour concurrence déloyale.
mobilisation
s’affranchir du droit, cette décision donne
un contenu concret au principe d’égalité de
traitement entre acteurs traditionnels et
plateformes numériques ».
Un signal fort pour
l’ensemble du secteur
Cette avancée juridique consolide
sensiblement la position de l’Umih dans la
procédure engagée contre Airbnb dès 2018,
ainsi que dans l’action collective menée par
27 hôteliers avec le soutien de l’organisation.
Ces contentieux en concurrence déloyale
visent à faire reconnaître que la plateforme,
en ne veillant pas au respect de la
réglementation applicable et en laissant
notamment se maintenir en ligne des
annonces illicites, a causé divers préjudices
aux hôteliers et contribué à fausser le
marché de l’hébergement touristique
marchand. Le jugement du tribunal de
commerce de Lisieux du 19 décembre
2025, qui s’était déclaré compétent et qui a
ordonné qu’il soit sursis à statuer sur le fond
jusqu’à l’issue des procédures pendantes
devant la cour d’appel de Paris dans le
dossier Umih et devant la Cour de Cassation
dans le dossier Kauffmann, avait clairement
identifié que le statut d’Airbnb serait
déterminant pour l’issue du litige : le verrou
vient de sauter.
Le combat continue
Cette victoire de principe ne crée pas, à elle
seule, un droit automatique à indemnisation.
Mais l’essentiel est acquis : en reconnaissant
le rôle actif et la responsabilité potentielle
d’Airbnb, la Cour de cassation offre à
la profession une base solide pour faire
valoir le manque à gagner, la distorsion
de concurrence subie et l’atteinte portée à
l’équilibre du marché. Une étape majeure
vient d’être franchie, mais la bataille
n’est pas achevée. Pour l’Umih et pour les
hôteliers engagés, cette décision valide une
stratégie de long terme et légitime plus que
jamais la poursuite des actions de fond.
« Le moment est venu pour les hôteliers
lésés par ces pratiques déloyales de se
rapprocher de leur Umih départementale et
de rejoindre le combat pour faire respecter,
enfin, les mêmes règles à tous les acteurs
du marché », insiste Véronique Siégel.
Et Me
Bellaiche de conclure « J’irai jusqu’au
bout des procédures judiciaires permettant
de protéger les hôteliers et d’obtenir
réparation ».
s’affranchir du droit, cette décision donne
un contenu concret au principe d’égalité de
traitement entre acteurs traditionnels et
plateformes numériques ».
Un signal fort pour
l’ensemble du secteur
Cette avancée juridique consolide
sensiblement la position de l’Umih dans la
procédure engagée contre Airbnb dès 2018,
ainsi que dans l’action collective menée par
27 hôteliers avec le soutien de l’organisation.
Ces contentieux en concurrence déloyale
visent à faire reconnaître que la plateforme,
en ne veillant pas au respect de la
réglementation applicable et en laissant
notamment se maintenir en ligne des
annonces illicites, a causé divers préjudices
aux hôteliers et contribué à fausser le
marché de l’hébergement touristique
marchand. Le jugement du tribunal de
commerce de Lisieux du 19 décembre
2025, qui s’était déclaré compétent et qui a
ordonné qu’il soit sursis à statuer sur le fond
jusqu’à l’issue des procédures pendantes
devant la cour d’appel de Paris dans le
dossier Umih et devant la Cour de Cassation
dans le dossier Kauffmann, avait clairement
identifié que le statut d’Airbnb serait
déterminant pour l’issue du litige : le verrou
vient de sauter.
Le combat continue
Cette victoire de principe ne crée pas, à elle
seule, un droit automatique à indemnisation.
Mais l’essentiel est acquis : en reconnaissant
le rôle actif et la responsabilité potentielle
d’Airbnb, la Cour de cassation offre à
la profession une base solide pour faire
valoir le manque à gagner, la distorsion
de concurrence subie et l’atteinte portée à
l’équilibre du marché. Une étape majeure
vient d’être franchie, mais la bataille
n’est pas achevée. Pour l’Umih et pour les
hôteliers engagés, cette décision valide une
stratégie de long terme et légitime plus que
jamais la poursuite des actions de fond.
« Le moment est venu pour les hôteliers
lésés par ces pratiques déloyales de se
rapprocher de leur Umih départementale et
de rejoindre le combat pour faire respecter,
enfin, les mêmes règles à tous les acteurs
du marché », insiste Véronique Siégel.
Et Me
Bellaiche de conclure « J’irai jusqu’au
bout des procédures judiciaires permettant
de protéger les hôteliers et d’obtenir
réparation ».