28/05/2026
TOUTES MES SŒURS, un regard saisissant sur la résistance des femmes iraniennes, au cinéma le 3 juin !
Grandir à Téhéran au XXIe siècle... De 2007 à 2025, au sein d'une famille aimante, a suivi la croissance de trois sœurs à travers les grandes phases de l'enfance (jeux, maternelle, école primaire), de l'adolescence (lycée, puberté, fin d'études) et du début de l'âge adulte (entrée à l'université, engagement social...). Par ce biais, le cinéaste témoigne de l'impact que les principes familiaux, culturels, éducatifs et traditionnels ont sur elles.
La première partie, pleine de candeur enfantine avec ses jeux, ses danses et ses chants, laisse place, à l'approche de la puberté, à des contraintes religieuses où elles apprennent à couvrir leurs cheveux « impurs » et à dissimuler leurs corps. À l'école, l'embrigadement s'exprime par le chant d'hymnes patriotiques ou de célébrations à la gloire des anciens martyrs de l'islam. Les pressions familiales internes jouent également leur rôle avec une grand-mère – toujours hors-champ – qui donne aux sœurs des conseils moraux très stricts, comme celui de ne pas écouter de la musique pop si elles veulent échapper aux flammes de l'enfer.
Élevées dans la tradition, témoins des luttes d'une jeunesse en perpétuel mouvement, quel est l'avenir des trois sœurs dans la société iranienne d'aujourd'hui ? À la fin du film, Mahya et Zahra, fières partisanes du mouvement "Femme, Vie, Liberté", expriment leurs craintes politiques. Cette émancipation témoigne, de manière générale, de l'évolution socioculturelle de la jeune génération, en raison de leurs fortes attentes, exprimées avec courage, mais aussi de leur conscience et de leur lucidité.
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