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12/03/2014

Enseignement : Les syndicats membres de l’Internationale de l’éducation unissent leurs forces
Last Updated on Tuesday, 25 February 2014 18:41
Written by Maurice

Pour faire face à l’émiettement du mouvement syndical enseignant, un nouveau cadre vient d’être mis sur pied. L’objectif est de promouvoir une école publique de qualité et un mouvement syndical unifié et fort.

Un nouveau cadre syndical vient de voir le jour au Sénégal. Il regroupe le Saes, le Sneel/Cnts, le Sudes, le Sypros et l’Uden. Tous membres de l’Internationale de l’éducation, ces syndicats veulent promouvoir une école publique de qualité et un mouvement syndical unifié et fort. C’est ainsi que, jeudi dernier, en réunion, ils ont affiché leur ferme volonté de travailler ensemble pour faire face aux nombreux défis qui se posent dans le secteur de l’éducation au Sénégal.
Au-delà de leur appartenance à la même organisation internationale, ces initiateurs expliquent qu’une convergence de vue s’est dégagée entre eux à la fois sur l’état actuel du mouvement syndical enseignant et la situation catastrophique de l’école et de l’université publique. « Notre crédo, c’est la défense d’une école publique de qualité et la réunification du mouvement syndical enseignant. Si l’appartenance à la même internationale nous a conduit à des échanges et concertations sur les problèmes de l’heure, il n’empêche, nous sommes ouverts à d’autres syndicats », a indiqué Seydi Ababacar Ndiaye, secrétaire général du Saes.
Parmi les raisons qui ont guidé à la mise en place de ce cadre d’échanges et de concertations, il y a surtout l’émiettement « sans précédent du mouvement syndical enseignant », a expliqué le coordonnateur de ce cadre, Amadou Diaouné, par ailleurs secrétaire général du Sudes. Pour lui, cette situation « chaotique a été et demeure une source de lutte de positionnement, de surenchère et d’affairisme syndical ». Ce qui, selon lui, affaiblit considérablement le pouvoir de négociation des syndicats devant les autorités.
Mariama Sakho Dansokho du Sypros, Fatoumata Binetou Yaffa du Sneel/Cnts et Awa Wade de l’Uden soutiennent en chœur l’idée de l’organisation d’élections de représentativité. Ce qui permettrait de peser les différentes forces en place et d’aller vers la mise en place de 2 ou 3 grands syndicats capables de porter les revendications des enseignants.
Outre le fractionnement du mouvement syndical, « l’état de délabrement avancé de l’école et de l’université publiques » est l’autre raison qui a conduit ces syndicats à fédérer leurs forces. A titre illustratif, Amadou Diaouné a cité la vétusté et l’insuffisance de locaux et d’équipements, le déficit d’enseignants à tous les niveaux, la gestion peu efficiente des ressources allouées à l’éducation, les performances médiocres en matière de qualité de l’éducation, etc.

Elhadji Ibrahima THIAM

11/03/2014

Numérisation des archives papier : Le SUDES s'engage

Amadou Diaouné, Secrétaire général du Syndicat Unique et Démocratique des Enseignants du Sénégal (SUDES) et Stefano Belluci, chef du bureau Afrique de l'Institut International d'Histoire Sociale d'Amsterdam (Pays-Bas), ont procédé hier, à la signature d'un protocole de partenariat, pour la numérisation et la mise en ligne des archives du SUDES.

Pour retracer et mettre à la disposition de la communauté nationale et internationale son riche parcours vieille de 30 ans de lutte pour une éducation de qualité, la revalorisation de la profession enseignante, la défense des intérêts des travailleurs, la consolidation des acquis, l'élargissement des libertés démocratiques, entre autres, le Syndicat Unique et Démocratique des enseignants du Sénégal (SUDES) et l'Institut International d'Histoire Sociale d'Amsterdam (IIHS) ont convenu de signer un protocole de partenariat, pour la numérisation et la mise en ligne des archives du syndicat. La signature du mémorandum d'entente a eu lieu hier, vendredi, au siège dudit syndicat à la Cité Soprim.

Par cette convention, les parties entendent repérer et numériser les archives indispensables à l'histoire sociale du Sénégal en faveur des chercheurs du monde.

Selon Stefano Belluci, chef du bureau Afrique de l'IIHS d'Amsterdam « il n'est pas possible d'écrire l'histoire sociale sans les sources. Par conséquent la numérisation est fondamentale dans le processus de conservation et de vulgarisation de ces documents ». « C'est pourquoi l'Institut International d'Histoire Sociale en collaboration avec l'Université Cheikh Anta Diop, le Centre des Métiers et Mémoires de la Faculté des Sciences et Technologies de l'Education et de la Formation (Fastef), le Centre africain de Recherche sur les traites et l'esclavage de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines, l'Université Paris I, la Sorbonne et le Centre d'Histoire Sociale du XXe siècle, ont décidé de créer le Groupe Archives d'Histoire et Sociétés d'Afrique de l'Ouest (Gasao) », a-t-il précisé.

M.Amadou Diaouné, Secrétaire général dudit syndicat dira : « c'est une impulsion importante car elle permet de connaitre et de partager à l'échelle du monde, le sens, les enjeux, les résultats et les expériences de leurs luttes pour promouvoir l'identité et également une opportunité de mise en valeur l'histoire sociale du Sénégal à travers l'analyse scientifique des chercheurs ».

Jean-Pierre Malou

(Source : Sud Quotidien, 22 février 2014)

11/03/2014

EDUCATION POUR TOUS : Selon l’Unesco, le Sénégal n’atteindra pas l’enseignement primaire universel avant 2070

LE SOLEIL/ Le rapport de suivi sur l’Education pour tous (Ept) 2013-2014, publié, hier, par la Commission nationale de l’Unesco, a révélé que le Sénégal n’atteindra pas l’enseignement primaire universel avant 2070.

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Sur la base des tendances actuelles, le Sénégal n’atteindra pas l’enseignement primaire universel avant 2070. Cette information est contenue dans le rapport de suivi 2013-2014 sur l’Education pour tous (Ept). Pourtant, relève-t-on dans cette publication rendue publique, hier, par l’Unesco, le Sénégal a fait d’importants progrès vers la réalisation de l’enseignement primaire universel grâce à un taux d’achèvement primaire passé de 60 % en 2010 à 63 % en 2011. Il en est de même du taux net de scolarisation qui pourrait atteindre plus de 80 % en 2015.
Par ailleurs, ce rapport dont le thème porte, cette année, sur « Enseigner et apprendre : atteindre la qualité de l’Education pour tous », a permis d’établir un certain nombre de conclusions. Pour ce qui est de l’alphabétisation des adultes, notre pays est passé de 27 % à 50 % entre 1988 et 2009. Dans la même période, indique le document, « le Sénégal a plus que doublé ses scores en alphabétisation des femmes, lesquels sont passés de 18 % à 39 %. Selon la même source, si aucune mesure active n’est prise pour lutter contre l’analphabétisme dans les couches les plus défavorisés, « le Sénégal attendra 2060 pour résoudre l’analphabétisme des filles les plus riches ou 2100 pour celles les plus pauvres ».

S’engager en faveur de l’équité
Sur la question de la parité et de l’égalité entre les sexes dans l’éducation, le Sénégal a fait de rapides progrès, mais les taux de scolarisation sont restés parmi les plus faibles à l’échelle mondiale. « En effet, même si le Sénégal a atteint la parité en 2006, il a encore le 9ème plus bas taux brut de scolarisation primaire dans le monde », informe le document.
Le rapport s’est aussi intéressé à la qualité de l’éducation. Sur ce point, il a été constaté que le Sénégal fait partie des pays où le ratio élèves/enseignants a baissé au moins de 20 % entre 1999 et 2011. Moins de 50 % des enseignants sont, en effet, formés selon les normes nationales. Quant au sous-secteur du préscolaire, il ne dispose que de 15 % d’enseignants formés. Des recommandations ont été formulées pour ce qui est de l’éducation post-2015. Il s’agit, pour les gouvernements, de s’engager, entre autres, en faveur de l’équité, de sorte que tous les enfants aient la même chance de recevoir une éducation et de s’assurer que les meilleurs enseignants atteignent les apprenants qui ont le plus besoin d’eux. Le rapport insiste aussi sur la nécessité d’accorder une attention particulière aux « défavorisés » que sont les femmes, les pauvres, les habitants des zones rurales et les minorités ethniques. Cela, du fait que la pauvreté prive les enfants de la possibilité d’apprendre.
Pour rappel, en 2000, 164 pays s’étaient engagés, lors du Forum mondial sur l’éducation de Dakar, d’atteindre les six objectifs de l’Ept ainsi que d’améliorer les possibilités d’apprentissage ouvertes à leurs populations jeunes et adultes.

Le Soleil

10/03/2014

Accord pour Internet gratuit à l'école : Serigne Mbaye Thiam avertit contre l'information dangereuse

Le ministre de l'Éducation nationale et Sonatel ont signé hier un accord de partenariat pour l'accès gratuit à internet des établissements publics des cycles élémentaire, moyen et secondaire du Sénégal. Mais Serigne Mbaye Thiam a prôné le recours à des ressources numériques adaptées à la culture sénégalaise.

Les nouvelles technologies de l'information et de la communication (TIC) n'ont pas fini de pénétrer le système éducatif. Après la mairie de Dakar, c'est au ministère de l'Éducation nationale de doter tous les établissements publics du Sénégal - primaire et secondaire – de la connexion internet gratuite. L'accord-cadre a été signé hier avec le groupe Sonatel. Le Directeur général de l'opérateur téléphonique, Alioune Ndiaye, a annoncé pour 2014 la mise à disposition d'outils numériques composés de mini-serveurs et d'une cinquantaine de tablettes dans trente écoles de Dakar.

Selon le ministre Serigne Mbaye Thiam, cette convention mettra toutes les écoles publiques en ligne dans les 4 prochaines années. ''Cela permettra aux enseignants et aux élèves dans chaque classe du Sénégal d'accéder à un riche éventail de ressources multimédia numériques à travers internet. Mais aussi d'interconnecter les écoles entre elles, et d'encourager le partage d'expériences et de ressources pédagogiques au niveau déconcentré du système éducatif.''

« Information utile et enrichissante, vicieuse et dangereuse »

L'avantage viendra aussi, a ajouté Serigne Mbaye Thiam, d'un partage instantané d'informations entre les écoles et les services administratifs. « La réalisation de cette ambition nécessitera un programme volontariste d'équipements que nous mettons en place. » Néanmoins, il a mis en exergue le côté néfaste des technologies de l'information et de la communication. « A travers les TIC, l'enfant vit dans un monde réel et virtuel.

L'information qui y est véhiculée, riche, diversifiée et plurielle, peut être vertueuse, utile et enrichissante, mais aussi vicieuse et dangereuse », a-t-il indiqué. « Vertueuse et utile, elle constitue une source immense du savoir, et de connaissances facilement accessibles et exploitables par les enfants. (Mais) vicieuse et dangereuse, elle constitue un facteur d'aliénation et de dépravation des enfants à travers des modèles de vie et des contre-valeurs », a averti Serigne Mbaye Thiam.

D'où l'appel lancé au personnel pédagogique d'œuvrer à l'utilisation judicieuse de l'internet, mais aussi dans la production et la fourniture des contenus numériques. « La production locale de ressources numériques pédagogiques adaptées à notre culture et environnement est un défi à relever pour l'école sénégalaise », a insisté le ministre de l'Éducation nationale. Donc, « compte tenu du danger réel, son utilisation appropriée par les élèves dans leur apprentissage nécessitera un encadrement vigilant pour les protéger et canaliser leur curiosité ».

Viviane Diatta

(Source : Enquête, 21 février 2014)

10/03/2014

Hommage à un homme d'exception

10/03/2014

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